Marketing, orgueil et préjugés


août 21, 2015
Yann Jeandroz
MARKET-On Agence marketing & Agence communication

Le marketing ! Qu’ai-je pu entendre comme différentes définitions à ce propos. Tout le monde a son avis dessus, même ceux qui n’ont pas l’air de savoir vraiment de quoi ils parlent – à vrai dire, surtout ceux qui n’ont pas l’air de savoir vraiment de quoi ils parlent.
A l’image de la politique ou de l’économie, le marketing est l’arme ultime pour faire taire la personne avec qui l’on débat. Comme tout le monde en parle, vous ne voulez pas passer pour l’idiot qui ne comprend pas ce qu’est un mécanisme de désinflation compétitive – en économie – ou le virus qui touche l’ensemble de la population française à 6 mois des législatives de vouloir parler de politique. Alors personnellement, j’attends avec impatience le jour où ce sera à la mode de parler de physique quantique, où là nous serons à peu près tous à égalité : c’est comme les toilettes turques, c’est l’art de faire quelque chose en s’appuyant sur rien.

Référons-nous à la chaîne de valeur de Porter pour essayer de clarifier la situation – ou pas :

Chaîne valeur POorter Yann Jeandroz MARKET-ON

Le département Marketing et Ventes se trouve dans le même sac, alors que ce sont deux activités qui sont généralement bien distinctes dans le monde de l’entreprise (à tort d’ailleurs) ! Selon une étude menée par Forrester Research, seuls 8% des entreprises déclarent avoir un bon alignement marketing et vente… Le marketing opérationnel (opérations du quotidien) tend tout de même de plus en plus à se rapprocher de la vente, ce qui s’allie à un rapprochement de leurs objectifs communs.
La vente, comme son nom l’indique, consiste à vendre. Le marketing ? C’est ce terme bâtard, fourre-tout, l’espèce de roue de secours qui nous vient en aide quand on est à cours d’explication. Et évidemment, le marketing est devenu l’égal de la physique quantique. A tort ! Ce texte est donc un étendard pour aller à l’encontre de toute la désinformation que j’ai pu entendre à ce propos, du collègue passionné de sciences exactes ayant choisi l’audit comptable et vous regardant tel un chien battu « Ah, t’as choisi un master en marketing du coup… ? » à ceux qui veulent se conforter dans leur idée « tu vois, j’ai pas choisi le marketing parce que je me dis que ça, je pourrais l’apprendre sur le tas ».

Stop ! La définition du Mercator, bible du Mercator, est très claire : « Le marketing est l’ensemble des moyens dont disposent les entreprises en vue de créer, conserver et développer leurs marchés ou leur clientèle :
–        Utilisation de techniques (merchandising)
–        Finalité : la conquête des marchés (pas de vocation commerciale exclusivement) ».

Les objectifs de cette discipline sont clairement fixés :
–        Attirer le client, l’intermédiaire, celui qui n’est pas encore client (le prospect). Un client cherche parmi les produits et services offerts celui qui va lui procurer un maximum de valeur.
–        Fidéliser le nouveau client. Un client nouveau va couter cher, il génère un cout d’acquisition. Un nouveau client coute 11 fois plus cher que de fidéliser.
–        Rentabiliser les clients : satisfaction au service de la rentabilité.

Dans cet univers où la concurrence fait rage, où 49% des nouvelles entreprises mettent la clé sous la porte dans les cinq années suivant leur création, il est capital d’être meilleur que nos concurrents dans ce que nous faisons, et il est d’autant plus important de le montrer à ses clients pour pouvoir vendre.

Cet article me paraissait important, alors que je débute dans une agence marketing et communication dénommé Market-On, où nous ciblons les entreprises qui sont excellentes techniquement, mais qui ont des lacunes – de temps ou de connaissances – en la matière. Cela couvre l’industrie, l’artisanat, les services ou encore le commerce – oui, le commerce !  Des entreprises d’automobiles ou de fabricants de malaxeurs volumétriques aux radios et boulangerie en passant par des boutiques de vêtements à des cabinets de formation, notre clientèle est très large et nous avons un taux de satisfaction client qui nous donne envie de continuer. Tout simplement.

Yann.

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