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22Juin 2016
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Formes et couleurs : éléments clés du marketing

Saviez vous que les formes, les couleurs et leurs associations ont un impact significatif sur la représentation consciente et inconsciente de l’humain ?

Au delà de la critique dont est capable le commun des mortels, nous représentons en réalité une cible ou pas pour chacun des centaines de logos que notre œil visualise tous les jours. Cette pseudoscience est maîtrisée par finalement peu de sociétés de communication : en effet, le savoir-faire nécessaire combine sociologie, culture et surtout connaissances et savoir-faire du domaine artistique et des tendances.

Gare au cabinet de communication qui vend ses outils techniques ou sa qualité de service en terme de réactivité face à vos volontés de changement. La communication graphique doit vous être conseillée par des experts et n’est pas une histoire de goût et de couleurs. Bien entendu il est difficile de ne pas donner son avis sur les couleurs de sa propre communication, mais ne vous y méprenez pas : un grand nombre de marques cherchant le prestige communiquent en noir et argent sur leur logo et publicité. Est-ce un hasard? Certainement pas : L’inconscient y perçoit l’image du luxe.

logo marques de luxelogo-marques

Comme souvent, plus la connaissance de la société de communication est étendue d’un point de vue technique mais aussi et surtout culturelle et artistique, plus l’impact de votre logo et de votre communication sera important sur la cible que vous aurez définit.

Avant toute esquisse, tout cabinet de conseil en communication est donc sensé analyser votre cible et votre politique Marketing. A bon entendeur…

 

20Fév 2016
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Usine de Sallanches : Groupe Rossignol, une réussite à la française

Il y a des marques qui durent… dans la douleur parfois, mais qui savent tenir leur ligne stratégique, qui se remettent en question, qui parient sur l’avenir. Avec son siège social à Saint-Jean-De-Moirans près de Grenoble, le Groupe Rossignol fait partie de ces entreprises qui gardent leur nom depuis plus d’un siècle.

Dans un article publié par l’Usine Nouvelle datant du 24 décembre 2015, on apprend que la marque va investir 5 millions d’euros pour améliorer la compétitivité de son usine de Sallanches. Fait notable : cette usine est la dernière en France à produire des skis 100% français !

Au niveau logistique, l’espace de travail est réhabilité dans un souci d’efficacité de la production et les employés sont formés aux nouveaux processus de production.

Dans un autre article du Figaro plus ancien publié le 27 janvier 2015, on apprenait que cette même usine allait subir un mois de chômage technique pour faire face à la chute du rouble et aux problèmes d’enneigement.

Se pose alors une question inévitable : mais que s’est-il passé en 11 mois chez Rossignol pour amorcer de tels investissements dans un site qui était en chômage partiel en début d’année dernière?

Si l’on reprend l’historique de la stratégie de Rossignol, nous pouvons résumer les dernières années post-crise en quelques décisions majeures et l’on s’aperçoit que l’usine de Sallanches demeure un point névralgique du développement du groupe.

L’équipe dirigeante du groupe a changé en 2009, pour être pilotée par Bruno Cercley. Un important plan de relance est créé pour redresser le groupe qui était en déficit structurel. Cette action porte ses fruits rapidement, puisque le groupe retourne à l’équilibre l’année suivante et est récompensée par le prix Ulysse, prix du meilleur retournement international. Cette même année, le groupe décide de relocaliser une de ses lignes de production de skis de Taïwan vers Sallanches.

Nous sommes en 2011, l’usine de Sallanches créée en 1963, parvient finalement à sortir vainqueur de la bataille de compétitivité de production interne au groupe et assure sa survie.

Victime des enneigements aléatoires, le site de Sallanches reste cependant fragile en terme de rentabilité.

Finalement, le 27 octobre 2015, Rossignol déclare avoir signé un partenariat avec CEA Tech – le pôle de recherche technologique du CEA – afin de développer sa stratégie d’innovation industrielle. A eux deux, ils vont développer les produits de sports d’hiver de demain. Le schéma est simple mais efficace : la partie Recherche et Développement sera mené par des ingénieurs du groupe en collaboration avec CEA Tech, tous deux basés près de Grenoble. Les prototypes seront créés au pied des montagnes à l’usine de Sallanches, qui seront ensuite testés dans les Alpes par les sportifs du groupe sponsorisés.

La relocalisation de Taïwan vers la France, l’investissement dans les moyens de production et désormais l’intégration en tant que centre de recherches et développement, l’usine de Sallanches du groupe représente un bel exemple de rentabilité à la française ou le coût de la main d’œuvre devient un atout d’innovation technique.

A suivre…

3Fév 2016
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Hollister et sa fausse histoire… On vous l’avait bien dit !

Ce n’est pas un cas d’école très récent, mais il reste néanmoins très explicite quand il s’agit de parler de « storytelling », terme qu’on entend à toutes les sauces en ce moment. Cette histoire nous avait déjà agacé à l’époque (l’article original date de 2011, remis au goût du jour), on a donc décidé d’en remettre une petite couche.

David Abercrombie et Ezra Fitch ont fondé en 1892, dans l’Ohio, une marque de vêtements siglée de leurs deux patronymes. Aujourd’hui, la société commercialise quatre marque de prêt à porter : Abercrombie & Fitch, Hollister, Ruehl No.925 et Gilly Hicks. Le groupe Abercrombie & Fitch en 2013, c’est 4,11 milliards de dollars de Chiffre d’Affaires pour 3,58 milliards en 2008 et près de 1000 magasins.

Ce qui nous intéresse ici est la marque Hollister appartenant au groupe qui reprend les thèmes sportswear du surf en Californie du Sud avancés par Abercrombie and Fitch mais pour une cible plus jeune. Dans une enquête de notoriété des marques de prêt à porter menée par la US Bancorp Piper Jaffray, les résultats ont révélé que les adolescents et jeunes adultes (de 13 à 27 ans) aux USA, ont classé Hollister comme marque la plus « cool » de 2007 à 2011 . Hollister Co. a ouvert sa première boutique en 2007, en Juillet à Columbus, Ohio. Comment un tel succès de notoriété est-il possible en un temps aussi record?

Pour Abercrombie & Fitch, toutes les marques sous son aile doivent avoir une histoire à raconter. En ce qui concerne Hollister, l’histoire (fausse) est celle d’un personnage nommée JM Hollister qui aurait fondé une boutique de marchand en Californie du Sud en 1922. En seulement 3 années, la marque Hollister a dépassé les recettes de sa marque mère de vente. Obligeant Abercrombie et Fitch à se repositionner sur des vêtements plus haut de gamme utilisant des matériaux de meilleure qualité (!) et de conception plus sophistiquée que les vêtements Hollister.

Au delà de la stratégie de marque très simple sur le produit (logo de grande taille sur les vêtements, sigle, et date fictive d’établissement) correspondant au positionnement vintage de la marque, Hollister a créé un environnement de communication et de distribution ahurissant sur le lieu de vente.

Tout d’abord, en insistant sur les valeurs de la marque via le décor : vintage, cool, surf, soleil, une féérie qui démarre dans la rue, une devanture représentant un surf-shop du début du siècle dernier, à l’intérieur des photos aux tons sépia et des vêtements disséminés ça et là, comme posé à la va-vite dans une chambre, lorsque l’on se change pour aller à la plage…

Ensuite, Hollister recrée son univers via les ventes additionnelles d’articles de toilette et de soins du corps : déodorants, gloss et baumes pour les lèvres et des lotions pour le corps et le visage, etc.

Enfin, les inscriptions sur les vêtements reprennent simplement, pour la plupart d’entre eux, le nom d’une plage mythique du Sud de la Californie. Simple mais efficace.

Les clients cibles de Hollister sont les adolescents et les jeunes adultes, c’est pourquoi le prix des produits reste abordable.

Comme nous l’écrivions en 2011 : « Le storytelling n’est pas l’apanage des communications web ou pub et est parfois synonyme de belle réussite commerciale sur le lieu de vente. Mais attention, dans ce cas comme dans tout storytelling, pas de fausses notes sans quoi l’investissement peut s’en trouver ruiné. »

Au regard de l’évolution de l’image de la marque, cette affirmation résonne particulièrement bien aujourd’hui en 2016 en ce qui concerne Hollister.

En effet, après les différents scandales apparus ces dernières années, nous nous sommes aperçu que la promesse d’un monde « cool » semblait tourner au vinaigre. L’affaire des vendeurs recrutés sur leur physique en est l’exemple le plus parlant. Mon collègue Yann, en a personnellement fait les frais en 2010, de façon amusante. Alors étudiant à Lyon 3, il avait été approché par une femme à la sortie de l’université qui lui proposait de participer à un « casting » pour Hollister. Ne connaissant pas la marque, il s’est rendu au rendez-vous « mascarade », dans les sous-sols d’un bar très connu à Lyon où se déroulaient les fameux « castings »… La suite de l’histoire est stupéfiante : des vendeurs recrutés uniquement sur leur physique à qui l’on pose trois questions niveau CM2. D’ailleurs on ne parle pas de vendeurs, mais de « modèles ». Modèles qui étaient d’ailleurs pendant une longue période, amenés à se balader torse nu pour exposer leurs tablettes de chocolat dans les magasins, pour le plus grand plaisir des adolescentes survoltés. Bides à bières proscrits. Finalement, devant la pression de l’opinion publique, cette aberration s’est arrêté au printemps dernier : «Nous ne tolérerons plus de discrimination fondée sur les mensurations ou la beauté, ni de discrimination à l’embauche», selon un extrait de la lettre envoyé aux chefs de magasins par Christos Angelides, le directeur d’A&F.

Il n’empêche. Des critères de recrutement discriminatoires, une pression de travail insoutenable, une musique à en faire percer les tympans, des coupes de cheveux et des tenues de travail imposés, des tailles de vêtements qui ne dépassent pas le L font partie des nombreuses dénonciations au long terme sur la période 2011-2014.

Pour autre exemple, à Lyon, la directrice était – et l’est peut-être toujours d’ailleurs – une américaine non francophone. Cela montre bien la volonté d’une telle marque, de ne chercher aucunement à s’adapter aux pays dans lesquels la marque s’implante : hormis le fait d’entendre de la bouche des « modèles » le fameux adage « Hey, what’s up ? Welcome to the pier ! », il peut s’avérer complexe de parler avec une supérieure hiérarchique quand on ne parle pas la même langue. Quel importance, puisque l’objectif de la marque est de faire – ou plutôt d’avoir cru faire – rêver tout le monde ?

Voici pourquoi le storytelling est à considérer aussi sérieusement dans sa sincérité. Il s’agit de se décrire comme on est, comme notre entreprise fonctionne, ce que sont nos valeurs. Dans un monde où notre image numérique compte tout autant que la réalité, il est délicat et dangereux de vendre du rêve, alors que les valeurs et le mode de management sont tout autre. On peut se contenter de la réalité.

4Nov 2015
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Marketing de l’innovation : une idée, une start-up, une révolution

L’idée, c’est la conception d’un stabilisateur de vidéo. La start-up, c’est Steadxp. La révolution, c’est le choix du consommateur – vous! Et nous aussi d’ailleurs. Ces trois ingrédients mènent à un marketing de l’innovation complètement repensé, grâce à un outil qui s’appelle Internet.

Steadxp est une start-up qui a été lancée à Grenoble il y a un peu plus d’un an, où Adrien Farrugia a eu cette bonne idée : « faire des vidéos en mouvement, c’est bien, mais faire des vidéos en mouvement qui ne donnent pas envie de vomir, ça ne serait pas mieux? » La plupart des Instagramers ont résolu ce problème en accélérant les vidéos qu’ils postent, alors certes cela donne un effet bien décalé et permet de faire le tour du monde en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, mais quand on est en train de bouger, le résultat de la vidéo est généralement médiocre. Le stabilisateur de vidéo, c’est ce petit boitier sur le dessus de l’appareil qui contient des capteurs gyroscopiques. Pendant la prise de vidéos, les capteurs enregistrent les mouvements du boitier, et un logiciel de derushage des images va ensuite appliquer des compensations pour remettre l’image droite en toute situation.

Le hic, comme pour beaucoup d’entreprises, c’est le financement de départ. Comme le disait Groucho Marx : « Il y a tellement de choses plus importantes dans la vie que l’argent, mais il faut tellement d’argent pour les acquérir. » Soit tu grossis et tu réinvestis tes bénéfices, mais cela peut prendre plusieurs années et entre-temps le voisin aura piqué ton idée. Soit tu fais appel à des actionnaires, en essayant de les convaincre que ton projet, c’est l’innovation du siècle, mais tu risques également de ne rapidement plus être propriétaire de ton idée s’ils sont trop peu nombreux.

Il y a une forme d’actionnariat qu’on appelle du « financement participatif » ou crowdfunding en anglais. Cette forme de financement a vu le jour il y a quelques années, et pour rallier bon nombre de potentiels investisseurs, il s’agit d’être convaincant ! L’investisseur n’attendra pas un retour sur investissement financier mais plutôt un retour en nature. Pour le cas de Steadxp, cette campagne de crowdfunding s’est effectuée sur la plateforme Kickstarter.

Steadxp proposait aux investisseurs de recevoir le stabilisateur de vidéo 6 semaines avant tout le monde, et de participer à la finalisation des derniers ajustements avec l’équipe technique. La start-up grenobloise a prévu la livraison de ses produits pour Mars 2016, et il y aura donc 2 287 contributeurs qui auront leur petit bijou à la mi-janvier. Le Père Noël sera un peu retard, mais ça permettra de bien commencer l’année ! Ces 2 287 contributeurs ont engagé 505 621€ pour financer ce stabilisateur de vidéo, soit une moyenne de 221,08€ par collaborateur. Et il faut croire que cette campagne a été convaincante, car l’objectif de base était de 150 000€!

 

Cette vidéo, comme l’ensemble de la campagne marketing effectué par Steadxp, s’effectue dans une pure logique d’inbound marketing : la start-up va expliquer son produit, son procédé, puis va le mettre dans des situations où son utilisation est optimale afin d’attirer et de séduire les clients. A voir quand même le pilotage de la Go Pro avec le dos écran caché…

Il y a quelques années, je me souviens de cette publicité Nikon que je trouvais jolie mais qui ne m’a jamais fait acheter un seul de leurs produits.

Dans les étapes de conversion client chez SteadXP, j’en ai déjà franchi une en m’inscrivant à leur newsletter pour être au courant de l’évolution de la mise sur le marché du produit. Et mon anniversaire est en février, alors bon…

28Oct 2015
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F**K Brands, génies du marketing

On risque de rentrer dans un sujet épineux, je sens déjà arriver les lettres de menaces de mort de la part d’adolescents rebelles dans la boîte aux lettres de Market-on dès la semaine prochaine : Je suis tombé sur cet article très pertinent où le titre m’a sauté aux yeux : « F**k Brands, la marque contre la marque»…

Comment une marque peut-elle être contre la marque ?

Ils fabriquent leurs casquettes, et leur stratégie c’est d’inviter «à niquer tous ceux qui portent des logos pour exister ». Waouh, forts les mecs. On va arrêter le suspense tout de suite : ça reste une stratégie de marque comme une autre. Mais une stratégie marketing qui pourrait marcher! Le ciblage se fait sur les 16-25 ans – apparemment -, mais j’ose espérer qu’après avoir passé 20 ans, on commence à avoir un peu de plomb dans la cervelle pour se rendre compte que si on veut réellement sortir du moule, on a intérêt à vraiment se lever tôt.

Le marketing digital est juste au top : un site bien épuré, une ligne éditoriale branchée, un clip une publicité où ils ont fait appel au chanteur en vogue Guizmo… C’est comme insérer une publicité pour des Kellog’s où est présent le héros favori du bout d’chou en train de regarder un épisode : ça rentre comme dans du beurre. Sachant que x = Bob l’éponge où son héros préféré, que y = jouet Bob l’éponge présent dans le paquet de Kellog’s et dans la pub du matin, alors x + y = « Maman, je pourrais avoir des Kellog’s pour le petit déjeuner pendant les 6 prochains mois? ».

Là, c’est pareil : x = l’adolescent qui sort de la puberté et qui veut s’affirmer face à ce monde de surconsommation, y = une marque contre ce monde de surconsommation, z = les casquettes sont le dernier accessoire à la mode venu des States, alors x + y + z = des casquettes qui se vendent à 60€ pièce!

J’ai eu 16 ans il n’y a pas si longtemps, je sais ce que c’est que d’avoir envie de tout foutre en l’air, de vouloir sortir de ce système de « tous pourris ». Mais on se rend compte que si on veut réellement en sortir, on doit être en marge total du système, ce qui signifie : abandonner vos jolis Iphones 6 qui feront tâches avec ces casquettes antisystème – cynisme, quand tu nous tiens… -, aller élever des moutons pour ensuite fabriquer ses vêtements, etc. Compliqué à mettre en œuvre, non?

Alors on relativise, on accepte, on se calme, puis on trace son propre chemin, sa propre indépendance… Et on se rend compte que ce n’est pas forcément lié à l’achat d’une casquette hors de prix. En attendant, félicitations à vous FK Brands, il fallait y penser. Vous êtes des (potentiels) génies du marketing.

PS : la seule question que je me pose est : pourquoi avoir mis l’article publié par lejoursanspub.fr sur votre Facebook alors qu’ils ne jouent clairement pas en votre faveur…? Votre but serait-il de faire feu de tout bois?

6Oct 2015
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Le street marketing sauvage de Kiabi VS Grenoble

Dans l’article précédent, nous vous parlions des Birdy Kids qui ont envahi Lyon, en partant d’une démarche artistique revendicative et arrivant à un street marketing qui a fait connaître leur travail mondialement.

Dans la lignée du street marketing et de la communication décalée, vous souvenez-vous de ce petit buzz l’année dernière à Grenoble ?… lorsque la municipalité écologiste a décidé de ne pas renouveler son contrat avec le groupe JCDecaux pour la publicité dans la ville, parlant de pollution visuelle ?

Ainsi, de Décembre 2014 à Mars 2015, 326 panneaux au total ont disparu de l’espace public dans la métropole iséroise. Dans le même temps, la municipalité s’était engagée auprès des acteurs locaux du commerce de « convenir avec eux des meilleurs lieux d’implantation du futur dispositif de communication visuelle à Grenoble ».

Côté initiative, sachez que Grenoble est la deuxième grande ville au monde après Sao Paulo – excusez du peu – à avoir franchi le pas de suppression de communication visuelle dans l’espace publique. Côté chiffres, La municipalité se priverait de 6 millions d’euros de redevances sur 10 ans – représentant 1% du budget annuel, mais qui ferait faire des économies dans d’autres domaines… Cette fin de contrat ne concerne cependant pas les publicités dans les abribus (financés par les annonceurs), ou encore la publicité privée évidemment. Pour la petite anecdote, Sao Paulo a signé un nouveau contrat en 2012 avec JCDecaux pour installer 1 000 horloges à travers la ville donnant l’heure, la température, la qualité de l’air et des information municipales.

La municipalité de Grenoble parle de réussite, JCDecaux trouve l’action regrettable évidemment et les entreprises affichant de la publicité sont navrées d’une telle décision… Et le ressenti général dans tout ça?

Quand on parcourt les articles à l’époque où la décision était prise, l’avis général était bon, même très bon, les grenoblois semblaient enchantés par l’idée d’être la prochaine ville sur la planète à ne plus avoir de communication visuelle « intrusive » sous leur nez. Puis quand on cherche l’actualité qui suit directement la désinstallation des 326 panneaux publicitaires, les avis des citadins sont beaucoup plus mitigés. Les arguments sont divers : la publicité faisait vivre l’économie de la ville, cela amenait un peu de joie et d’animation, pour une ville comme Grenoble qui a 30 millions d’euros de dettes il est dommage de se priver d’une ressource pareille écrivent certains, il y a toujours les publicités dans les abribus, dans les lieux privés ou encore les enseignes des magasins donc on ne voit pas trop la différence, disent d’autres… Finalement, est ce que les 11 000 entreprises de Grenoble et son agglomération communiquant auprès des quelques 155 000 habitants ne seront pas les grandes perdantes… ? Et la dynamique commerciale et entrepreneuriale avec ?

Il semble en tout cas, que la marque de vêtements Kiabi n’était pas informée de la nouvelle politique de communication instaurée à Grenoble, ou a fait en tout cas comme si de rien n’était… La marque de vêtements a lancé une campagne de street marketing audacieuse en disposant à différents endroits de la ville des mannequins en carton ventant les vêtements Kiabi. Les articles et les commentaires publiés sur le web sont mitigés par rapport à cette action menée simultanément dans plusieurs villes françaises autre que Grenoble, telles que Lille ou Reims. Certains citadins disent « s’être sentis agressés », tandis que d’autres trouvent « rigolote » ou « divertissante » l’action…

En tout cas l’agence de publicité qui a réalisé ce plan de communication s’en félicite puisque leur objectif est atteint : faire du buzz. Ils parlent de guerilla, d’attentat marketing. Et la ville de Grenoble n’a pas été choisie par hasard selon eux… Cela dit la municipalité ne compte pas en rester là puisque mi-Septembre 2015, elles fait savoir qu’elle souhaitait mener l’affaire devant les tribunaux.

Et Kiabi de son côté ? Les avis sont divergents. La directrice marketing suit la position de l’agence de publicité en déclarant dans La Voix Du Nord que « l’opération a été faite et le buzz est là, donc c’est le principal ». Dans le même temps, la personne en charge des relations presse a fait profil bas, en disant qu’ « on est (la marque) allé un peu vite en besogne. Vu les réactions, on a probablement fait une erreur et on assume. »

Alors, mauvais buzz pour être passé en force ou bon coup marketing afin de dépoussiérer l’image de la marque? Une chose est sûre : sur le compte Facebook de la marque qui compte plus de 3 millions de fans, on ne trouve aucune trace de cette opération…

image © Twitter de Benjamin Rosmini

11Juin 2015
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Quand le marketing fait le bonbon : Oasis première marque française sur les médias sociaux

Quel phénomène bizarre que celui de manger des icônes de la communication… Vous pensez que le rédacteur débloque? Et pourtant non : Il y a quelques mois vous avez eu apparaître au rayon bonbons de votre supermarché préféré, ainsi qu’au guichet de certaines stations essence qui offraient le sachet pour un plein de carburant, les nouveaux bonbons Haribo Oasis. Juste une histoire de cross-branding ou chacun trouve un intérêt? Bien plus que ça pour ceux qui n’ont pas suivi…

Petite rétrospective : Le groupe Orangina-Schweppes, a décidé fin 2011 de booster ses campagnes de publicité pour le produit Oasis, attaqué de toutes parts par des marques concurrentes aux stratégies qualitatives ou ciblées. L’agence de communication Marcel du groupe Publicis est chargée de ce délicat contrat.
Le résultat est stupéfiant : quelques années plus tard, personne ne semble surpris de se retrouver à sucer des bonbons en forme de fruits rendus débiles pour les causes de la publicité! Alors que s’est-il passé?
L’agence Marcel a tout simplement mis en place une stratégie de storytelling de toute beauté.
Au départ, début 2012, l’on voit apparaître des personnages-fruits délirants aux caractères empreints de crétinerie à mourir de rire. Rapidement, on s’habitue à leur retour et même on veut en savoir plus… Dès lors, l’agence de communication met en place une stratégie multicanale géniale : vidéos Youtube, compte Facebook, annonces sur Le Bon Coin, jeux vidéos, websérie!… et dernièrement bonbons Haribo à l’effigie des nouveaux héros.
Aujourd’hui, Oasis est tout simplement la marque française la plus présente sur les médias sociaux : 3 300 000 followers sur Facebook, 100 000 abonnés sur Youtube, plus de 50 000 gamers… des chiffres tout simplement ahurissants pour une marque de softdrink. Un coup de maître.

Article sur Stratégies.fr :
http://www.strategies.fr/actualites/marques/235656W/oasis-emmenage-sur-leboncoin-fr.html

Le teaser de la nouvelle campagne L’effet Papayon Oasis de l’agence Marcel :
https://vimeo.com/107457906

Campagne Cross-média Oasis agence Marcel MARKET-ON

11Avr 2015
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1st Ave Machine : quand la vidéo marketing devient de l’art

Zappatilla from 1stAveMachine on Vimeo.

Dans la série des agences de communication décalée, figure une usine à idées purement géniale en la société de 1st Ave Machine…
Basée à Londres, cette agence est en charge notamment des campagnes Google dans un esprit néo-rétro qui, en plus d’être délirantes et empreintes d’une poésie infinie, sont techniquement superbes. 1st Ave Machine (lire « First Have Machine » comme « Machine à Avoir le Premier ») est dans la lignée de ces nouvelles agences qui construisent leur travail autant en terme d’oeuvre d’art façon court métrage, que de film à usage publicitaire…
Afin de vous donner l’eau à la bouche et d’avoir un aperçu du savoir-faire qui est le sien, 1st Ave Machine a construit son site internet comme une véritable galerie d’art dans laquelle il est possible d’errer pendant de longues minutes.
Ce qui est remarquable dans le savoir-faire de cette agence, c’est son apparente capacité d’adaptation au cahier des charges client tant les champs lyriques et techniques semblent être sans limites… D’ailleurs les plus grandes marques ne s’y sont pas trompées puisque Google, Audi, Ford, Samsung, Adidas et d’autres grands comptes s’affichent parmi les clients de cette équipe géniale.
Je vous conseille tout particulièrement de visionner la délirante vidéo indépendante « Zapata USB » qui, en l’espace de 20 secondes, parvient à nous transporter dans une impossible réalité…!
http://www.1stavemachine.com/

11Avr 2015
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La réalité augmentée par les clients, une idée dynamique

Le retour sur investissement d’une campagne de communication ressemble souvent à un jeu de hasard. C’est pourquoi le blog Market-on tente de recenser les techniques qui permettent de mesurer l’impact d’image et d’accroissement de l’attractivité d’une marque, car c’est bien de cette dernière notion dont il faut se soucier.

Si pour beaucoup de société, le but réside toujours dans le « se faire connaître », d’autres ont compris que cette notion ne suffit plus dans un environnement saturé par les messages… Une marque doit communiquer sur les valeurs de sa cible clients et surtout proposer des actions qui « prouvent » que ces valeurs ne sont pas un simple apparat de façade.

Facile à dire, mais pas si facile à mettre en oeuvre! Fini l’impact réel des belles promesses à la fin des publicités télévisées, même l’affiliation d’une star en temps qu’icône médiatique à votre marque n’est pas forcément une garantie de retour sur investissement.

Le secret réside dans l’interaction et l’acceptation de l’avis du consommateur sur votre marque. Le principe est simple : insérer dans votre campagne de publicité des opérations impliquant la créativité de clients et prospects de façon dynamique et compétitive.

L’exemple de FERM Power Tools est assez intéressant à ce titre. Cette société néerlandaise avait déjà choisit un vecteur de communication dynamique à travers le financement d’une écurie du championnat du monde des rallyes en tant que sponsor. Afin d’accroitre sa popularité, FERM vient de proposer un concours ouvert à tous pour imaginer une nouvelle décoration de la voiture du team. Le vainqueur verra ainsi courir la Ford Fiesta WRC FERM Power Tools selon son dessin pour la dernière course du championnat.

Intelligent, peu couteux, donnant une image dynamique et surtout prouvant que la marque sait écouter l’avis de ses clients et passer à l’action.

le site internet de la marque : www.ferm.com