Tag: Rhône-Alpes


21Nov 2016
Ciblage comportemental, Marketing B to C, Tendance Marketing no comments

Blue Ly : Où en est-on sur le marché de l’auto partage ?

Un marché international en pleine expansion

Le marché de l’auto partage émerge depuis la fin des années 90. En forte progression, il présente un énorme potentiel de développement. La raison de ce fort engouement était initialement celle liée à l’intérêt de l’utilisateur : rendre service à la personne en lui évitant de posséder un véhicule… mais aujourd’hui le nombre grandissant de villes devant faire face à une pollution qui ne décroit plus, incite les mairies du monde entier à regarder l’option auto partage de plus près : Clairement, l’objectif principal étant avant tout de réduire les émissions polluantes et fluidifier le trafic urbain. Petit tour d’horizon :

Tout d’abord, la plus grosse société d’auto partage au monde se nomme ZipCar. Implantée aux Etats Unis dans plus de 70 villes, elle compte plus de 5500 voitures pour environ 400 000 utilisateurs. Comme quoi, même si le pays de l’oncle Sam est toujours l’un des plus gros pollueur de la planète, il ne manque pas d’initiative ! En tout cas, l’exemple de Zipcar montre à quel point, sur ce marché, le business model semble rentable… mais à long terme : cette société, créée il y a 17 ans, n’était pas encore excédentaire en 2009, présentant à l’époque un résultat négatif de 22 millions de dollars, dix ans après sa création.

La France, elle, est en retard sur ce marché, pesant seulement 5 millions d’euros sur un marché européen actuel de 145 millions d’euros.

L’exemple de l’auto partage à Lyon

Blue Ly, service d’auto partage au capital de 5 millions d’euros, a été mis en place à Lyon en septembre 2013 par Bolloré, un groupe français international de transport, logistique et communication au chiffre d’affaire de 10,8 milliards d’euros. Ce groupe, resté familial depuis 1822, était déjà connu pour avoir mené des investissements sur des marchés à long terme. Après son implantation à Paris avec Autolib’, le groupe Bolloré a pu s’implanter à Lyon, déstabilisant alors fortement Citiz LPA, service d’auto partage dirigé par François Gindre implanté dans le Grand Lyon.

Pour réussir son pari, le groupe Bolloré a investi 20 millions d’euros qui n’ont logiquement pas encore été rentabilisés. Pour son service d’auto partage à Lyon, Bolloré met à disposition des véhicules 100% électriques pour limiter les émissions de Co2. La Blue Car, commercialisée en 2010, en plus d’être exploitée à Lyon et à Paris par le groupe, est vendue en concession Blue Car à Vaucresson, Bordeaux et Lyon.

Pourquoi Blue Ly aurait-il le dessus sur Citiz LPA ?

Selon Morald Chibout, directeur marketing de EDF, en collaboration avec Bolloré du fait de la fabrication en partie des batteries de la Blue Car, affirme que Blue Ly à quatre ans d’avance sur son business plan et ce grâce a leur véhicule équipée d’une batterie possédant une autonomie de 250 kilomètres, difficilement concurrençable. Egalement, l’exemple de Paris avec plus de 2 millions de locations à ce jour, montre la compétence du groupe Bolloré dans ce domaine.

L’objectif du groupe est clairement de s’imposer en dépassant ses concurrents sur le marché de l’auto partage lyonnais.

Quels avantages pour Renault de collaborer avec Bolloré ?

Renault vient de l’annoncer : le groupe s’allie avec Bolloré pour Blue Ly et Autolib’. Les raisons sont finalement assez logique stratégiquement : Renault a du mal à vendre son modèle Twizy, véhicule 100% électrique a deux places, autonome pendant 120 kilomètres. Commercialisé depuis Mars 2012 au rythme de 200 véhicules en moyenne vendus mensuellement, la réussite est très relative et finalement moindre comparée à leur récent modèle Renaut Zoé, déjà trois fois plus vendu.

C’est dans ce contexte que Bolloré devient un client intéressant pour Renault car en plus des 30 véhicules livrés initialement pour Blue Ly, le renouvèlement devra se faire régulièrement, après quelques années d’exploitation. Bon plan pour Renault et Bolloré qui comptent s’implanter sur le marché européen d’auto partage désormais.

D’un point de vue purement marketing, on aura en tout cas constaté un phénomène que peu de spécialistes avaient identifié comme une évidence : les services d’auto partage y sont probablement pour quelque chose dans la baisse de la vitesse de progression des ventes d’automobiles 100% électrique. Et oui ! le marché des véhicules électriques étant principalement urbain, pourquoi un utilisateur potentiel irait acheter son modèle pour en devenir propriétaire lorsque le véhicule est disponible sur le trottoir en bas de chez vous ?

En conclusion, sachez que le marché mondial de l’auto partage a un avenir prometteur : en 2021, le chiffre d’affaire du secteur devrait être multiplié par sept à l’échelle de la planète. A bon entendeur capable d’investir !

30Sep 2016
E-commerce, E-marketing no comments

Bois de Cerf : le burgien de l’accessoire de protection mobile

Vous en avez marre des coques en plastique provenant de Chine ou d’ailleurs et qui protègent plus ou moins bien votre téléphone ou tablette ? Madeira Concept et sa marque Bois de Cerf, jeune entreprise de Bourg-en-Bresse créée en 2014, a fait le pari de rivaliser avec la concurrence étrangère en proposant, sur son site internet, des accessoires 100% Made In France éco-conçus dont l’une des matières principalement utilisées est le bois.

 

Pari risqué ou concept de génie ?

Si Bois de Cerf fait preuve d’avant-gardisme en proposant ses accessoires haut de gamme de qualité et d’un design épuré et classieux, elle n’est pas la seule à vouloir faire sa place sur un créneau très occupé par énormément de petits prix en plastique ou de plus hauts budgets en matière noble.

Elle mise donc sur le 100% Made in France pour se différencier de la concurrence étrangère avec une fabrication artisanale de chez nous et utilise des matériaux de qualité et nobles tels que le bois provenant de forêts iséroises ou jurassiennes pour s’orienter vers une clientèle recherchant un style « chic et fun » assurant la protection de leur iPhone, iPad et autres Macbook.

 

Alors, dur de se faire une place sur le marché ?

Pour faire face à la concurrence et aux ventes d’accessoires fluctuantes et saisonnières, l’entreprise s’est diversifiée avec un second site marchand en créant la marque Coqcluche qui offre notamment des lunettes de soleil dont certaines avec la face avant en bois. Le Made In France est donc le point clé de la communication de la société qui mise sur sa qualité et ses designs différenciateurs pour se faire un nom.

 

Reste donc encore à voir si cette jeune entreprise va parvenir à s’implanter durablement sur le marché, sa gamme étant encore restreinte, la clientèle devra encore attendre un peu avant d’avoir un large choix pour protéger son iPhone 6 puisqu’un seul produit est disponible (en deux coloris) et pour ce qui est de l’iPhone 7, c’est en cours de préparation.

L’entreprise, consciente des enjeux auxquels elle doit faire face, mise aussi sur sa réactivité et la proximité avec sa clientèle. Un système de tchat permet aux clients hésitant encore d’entrer en contact avec un membre de l’équipe ou même l’un des co-fondateurs pour se renseigner et faire s’envoler toutes ses interrogations.

 

Curieux d’en savoir encore plus sur l’entreprise, nous avons interrogé Arnaud Marchioretti, co-fondateur de l’entreprise, pour connaître les dernières nouvelles de Bois de Cerf. Il nous informe qu’ils ont rejoint un fablabs sur Villeurbanne pour la mise en commun à la fois des machines et des idées : « Nous souhaitons innover donc il nous fallait avoir à la fois des machines performantes mais également pouvoir échanger avec une communauté importante de créateurs. »

Fiers de leur entreprise, Bois de Cerf se montre proche et ouvert, avec un dynamisme nouveau comme on l’aime : « On a l’avantage d’être proche, accessible et nous livrons nous même sur Lyon nos produits pour rencontrer nos clients, c’est notre vraie force. Nous souhaitons proposer un rapport client le plus performant possible, leur transmettre notre passion du bois, du travail et du design. Nous sommes jeunes, on est créatif, on a cette envie de créer des produits qui feront qu’une fois dans les mains du client, il se dise, « ouah vraiment unique et sympa, j’adore leur univers, j’ai envie de les rencontrer ». Notre atelier est vraiment ouvert et on a envie de partager ça avec nos clients. »

Dernière petite info, Bois de Cerf va très bientôt élargir sa gamme en proposant aussi une pochette de transport pour Macbook Pro en plus des pochettes pour Macbook Air et iPad, ainsi que des accessoires de cuisine et de décoration d’intérieur. « Notre marque de fabrique c’est le mixage des matériaux en ayant toujours le bois comme matériau de base, après nous nous amusons à dessiner des objets qui nous paraissent utiles et simples d’utilisation. »

 

Alors, si vous cherchez une nouvelle coque pour votre iPhone ou une paire de lunettes de soleil pour les beaux jours d’automne, laissez vous séduire par le 100% Made In France !

 

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10Août 2016
MARKET-On Agence marketing & Agence communication
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MOBIBAM, VOTRE MEUBLE SUR-MESURE

Mobibam est une start-up française fondée en 2015 par un certain Paul Normier, accompagné d’une agence de design et d’un industriel. Il s’agit d’une entreprise vous permettant de concevoir votre meuble de rangement sur-mesure directement en ligne depuis votre ordinateur ou votre tablette. Surprenant, n’est ce pas ?

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, revenons en à ce fameux fondateur. Paul Normier a poursuivit ses études à l’ESSEC business school (Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales), grande école de commerce basée en France et à Singapour. Il a alors travaillé pendant quelques années au sein d’une PMI française produisant des meubles. C’est alors qu’il eut l’idée de Mobibam, émergent de son souhait de rendre le meuble sur-mesure plus accessible. Il s’est associé avec un menuisier venant tout juste d’investir dans une chaine de production de ce type. L’incubateur ESSEC Ventures l’a par la suite accompagné dans son projet. Pour le mener à bien, il a appliqué le digital manufacturing, qui répondait à l’ensemble de ses besoins.

Le projet de Paul Normier est représenté en 5 points :

1) La prise de pouvoir du consommateur

Mobibam offre la possibilité de concevoir son propre meuble via un configurateur 3D intégré au site internet. On parle ici d’avoir la possibilité de choisir les dimensions de son meuble, ses aménagements intérieurs ainsi que ses couleurs.

2) Un rangement fonctionnel et toujours design

Les contraintes liées à la qualité, la production et la livraison de meuble sont intégrées dans le configurateur. De plus, Mobibam accompagne l’utilisateur dans la réalisation de son meuble.

3) Rapidité de livraison

Les meubles proposés par la jeune entreprise sont fabriqués chez un partenaire en Bourgogne, les délais moyens sont de 2 semaines contre 12 pour la concurrence.

4) La démocratisation du sur-mesure à des prix abordables

Chez Mobibam tout est automatisé et digitalisé : la conception, les échanges de données, la production et la livraison. De plus, il n’y a plus d’intermédiaires entre la production et le client final. Pour faire simple, il n’y a aucune intervention humaine dans le processus.

La start-up comporte une chaine « made in France » qui permet de baisser les coûts structurels, ce qui a une répercussion sur les prix de vente : 70% inférieur à la concurrence sur le marché du meuble sur-mesure.

105) Made in France et restructuration de la filière bois

Aujourd’hui, la filière du bois français est issue de nos forêts avant d’être envoyée en Asie pour enfin être transformée et revenir en France en tant que produit fini. Mobibam, au contraire, mise sur la production en France et utilise uniquement des panneaux de particules mélaminés fabriqués à partir d’essences de bois européens.

 

Mobibam vous permet donc de concevoir le meuble de rangement de vos rêves, livré en seulement quelques semaines, tout cela en quelques clics. Pratique non ?

 

Paul Normier souhaite accélérer les ventes, autant en BtoB qu’en BtoC, c’est selon lui l’étape la plus importante à surmonter à l’heure actuelle. Pour cela Mobibam a récemment accueillit son premier commercial. De plus, dans un souci de facilité et d’accessibilité la start-up souhaiterait développer une solution qui permettrait de monter les meubles sans outils, comme un jeu de construction.

Bref, une fois de plus une start-up française se montre être innovante autant dans sa stratégie marketing que dans son concept prometteur. Après tout, une plateforme e-commerce pour meubles… On regrette presque de ne pas y avoir pensé plus tôt.

Le site internet : http://mobibam.com

 

Sources :

http://www.ddays.net/exposants/2016-mobibam

https://www.mobibam.com/supports/dp.pdf

http://www.jaimelesstartups.fr/mobibam-meuble-sur-mesure/

http://www.consommerstartup.com/#!Mobibam-et-bam-tu-ranges-tout-/ilx8q/578f7b090cf27c010359f436

 

 

28Juin 2016
MARKET-On Agence marketing & Agence communication
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MaPetiteEtagere : Innovation dans la mode pour enfants

Plus besoin de se casser la tête à aller acheter des vêtements en magasin pour vos enfants tous les deux mois, MaPetiteEtagere débarque bientôt pour vous proposer un abonnement sans engagement vous permettant à vous et à votre enfant de trouver votre bonheur en seulement quelques clics.

Mais avant de plonger dans le vif du sujet, n’oublions pas de préciser d’où vient ce concept :

Sophie Benichou, fondatrice de MaPetiteEtagere, est une jeune femme pleine d’ambition. Fille de chef d’entreprise elle n’a pas eu peur de se lancer, à seulement 25 ans, dans l’entrepreneuriat. C’est à la Toulouse Business School qu’elle a mené des études en marketing et communication BtoC, et elle n’a pas tardé à mettre à l’œuvre l’expérience qu’elle y a acquise. L’idée de son projet est née en 2015 du fait de sa passion pour le monde de l’enfance. Pour elle « un vêtement pour enfant n’est utile que quelques mois, un « beau » vêtement pour enfant l’est tout autant ». Ainsi est née MaPetite Etagere, start-up Lyonnaise aux objectifs bien précis : nous faire profiter de beaux vêtements pour enfants, le temps qu’il faut, au bon moment.

Afin de mener à bien ce projet, Sophie a intégré en 2015 Rhône-Alpes Pionnières, l’incubateur au féminin sur Lyon et sa région. Elle a alors été accompagnée par des experts et été formée à la création d’entreprise. Sophie n’a pas tardé à faire parler d’elle puisqu’elle a été Lauréate des Women Start-Up Days, organisé par Orange. De plus, elle est accompagnée depuis Mars par la MEDEF Lyon-Rhône qui lui a remis le prix « porteur de projet de l’année » : son projet à la stratégie marketing innovante est donc plus que prometteur.

 

MapetiteEtagere c’est quoi ?

Il s’agit d’une plateforme E-commerce sur laquelle vous aurez la possibilité de vous créer une box de vêtements pour enfants, dans laquelle vous pourrez placer jusqu’à 5 articles. Vous recevrez la box en point relais, la livraison est gratuite de même que les retours d’articles. Vos enfants auront alors la possibilité de profiter de ces vêtements pendant deux mois, avant de les échanger contre une nouvelle box. Ainsi vous pourrez faire face à la croissance de votre enfant en échangeant tous les deux mois vos anciens articles contre de nouveaux. La rubrique « concept » du site internet l’explique d’ailleurs très bien en seulement 3 mots : CHOISISSEZ, PROFITEZ, ECHANGEZ.

Ces box échangeables seront en accord avec les saisons, afin de satisfaire les clients à n’importe quel moment de l’année.

 

Comment ça marche ?

Très simplement. Vous aurez la possibilité de vous abonner à une formule de 4,6 ou 12 mois vous permettant d’avoir accès aux articles du site internet pendant la période choisie. Nous n’avons toutefois, pour le moment, aucune information au sujet des prix de ces formules.

 

D’où viennent ces vêtements ?

Pour le moment, Sophie veut privilégier les créateurs Lyonnais mais son objectif à moyen/long terme est de faire appel à d’autres créateurs sur le territoire national. En effet Sophie veut faire de MaPetiteEtagere un « véritable tremplin pour eux ».

A l’heure actuelle MaPetiteEtagere a l’intention de proposer des vêtements pour enfants âgés de 3 mois à 4 ans, mais le projet pourrait éventuellement s’étendre à de l’habillement pour femmes enceintes. Toutefois il ne s’agit, pour l’instant, que d’une idée et la start-up n’en a pas la vocation à court terme.

En tout cas il faudra attendre Janvier 2017 (voir plus) pour assister au lancement de la « commercialisation test » des vêtements qui se fera à Lyon. On a hâte de voir ce que cela va donner !

 

MaPetiteEtagere nous rappelle que la créativité à la Française est loin d’être épuisée et qu’on a encore plus d’un tour dans notre sac.

 

Le site internet : http://www.mapetiteetagere.fr

Sources :

http://lejournaldeleco.fr/ma-petite-etagere-a-lyon-la-start-up-dediee-a-la-mode-pour-enfants/

http://www.soetli.fr/interview-dentrepreneurs-sophie-benichou-de-petite-etagere/

9Juin 2016
MARKET-On Agence marketing & Agence communication
Marketing B to C, Tendance Marketing no comments

Le Bus Beauté Line fait son chemin

Ca vous tenterait une mise en beauté à l’intérieur d’un bus « chic » et « design » pendant la pause déjeuner ? Ceci est possible à Lyon, grâce au Bus Beauté Line.

Il s’agit d’un concept créé par deux jeunes femmes Lyonnaises âgées de 26 ans, à savoir Noëline Clavier (Ingénieur en Électronique, Informatique et Télécommunications) et Aline Logie (Master en Communication, Marketing). Leur objectif est de proposer des soins de beauté facilement accessibles à des personnes qui n’ont pas forcément le temps de s’occuper d’eux; toutefois ce qu’elles ont mis en place est en réalité un vrai salon de beauté mobile. Le bus a en effet été aménagé de telle sorte qu’on ait l’impression de se trouver dans un salon de beauté. On y retrouve les classiques tels que : présentoirs, espace détente, coin coiffure etc…

Ce fameux Bus Beauté traversera l’agglomération Lyonnaise et stationnera près des universités, bureaux et zones d’activités. On aura de plus la chance de le voir stationner sur des parkings d’entreprise.

Les services proposés par cet étonnant véhicule sont valables pour les femmes comme pour les hommes, bien que la clientèle féminine âgée d’entre 20 et 45 ans soit la plus ciblée (manucure, soins visage, maquillage). Il suffira simplement de se rendre sur le site internet pour savoir où stationne le bus, afin de planifier sa mise en beauté.

Cela fait maintenant plus d’un an que Noëline et Aline travaillent sur ce projet moderne/innovant à la stratégie marketing originale. Avec un investissement de près de 190 000 euros, ce sont les dons qui leur ont permis de convaincre les banques. Une opération de crowdfunding menée sur le site Ulule leur a rapporté près de 12 500€ distribués par 151 contributeurs. De plus, les 2 lyonnaises ont été sélectionné par le réseau « Entreprendre », leur permettant de bénéficier d’un prêt d’honneur de 25 000€.

Ce concept nous fait repenser à l’histoire d’Angélique Delarchand qui quelques années auparavant a créé son salon de coiffure ambulant à Flers. Une initiative qui avait alors entrainé un certain succès. On peut alors se demander pourquoi ce concept ne marcherait-il pas à Lyon ? Line proposant des espaces associant vente, prestations esthétiques et évènements, aurait-il tout pour plaire ? En tout cas, Noëline et Aline n’ont pas l’intention de s’arrêter là, avec pour objectif un chiffre d’affaires de 250 000€ environ la première année et 500 000€ la troisième.

Si le projet fonctionne tel qu’elles le désirent, elles ont pour ambition d’étendre leur service à une seconde ville à l’avenir.

«  Nous nous lançons à Lyon (notre ville natale) dès juin 2016, mais nous avons pour ambition de développer très rapidement un réseau avec d’autres bus, dans d’autres villes françaises. Nous visons une position de référence dans les nouveaux moyens de consommation et de communication féminine. »

(Source: https://www.maddyness.com/entrepreneurs/2015/03/30/line/)

Line se montre donc comme une jeune start-up française qui n’est pas à l’abri du succès et qu’il va falloir surveiller de près !

 

Site internet: http://espaceline.com

4Mai 2016
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Nuits Sonores, encore quelques heures de patience…

9 programmes de jour et de nuit, 50 lieux, 250 artistes, 100 000 festivaliers… A partir de ce soir, 17h, jusqu’à dimanche, minuit, Lyon sera en pause pour se consacrer à la musique. Chez Market-on, on est tous un peu accro à la musique, à se faire écouter les morceaux du moment. Du rock alternatif jusqu’à la Trance en passant par le rock psychédélique et la deep house, on a la prétention de croire qu’on s’y connaît un peu. Mais les Nuits Sonores, festival incontournable en France, nous a encore surpris cette année : rares ont été les groupes que nous connaissions.

Arty Farty, association productrice des Nuits Sonores, c’est une belle histoire qui a commencé en 1999, qui s’est fixé comme mission le développement et la promotion des cultures indépendantes, de la musique jusqu’à la création visuelle, en passant par le graphisme, le fooding, la création numérique… Elle compte désormais 20 salariés, 600 adhérents. L’association produit les Nuits Sonores depuis 2003, s’occupe également du forum Euopean Lab depuis 2011 et des Nuits Sonores Tanger depuis 2013. Elle prend aussi en charge des missions de conseil et de direction artistique pour La Gaîté Lyrique depuis 2008 et Le Sucre à Lyon depuis 2013. Le nouveau projet de l’association pour 2017 a de quoi faire rêver : l’espace 77, un incubateur pour les entreprises culturelles, va bientôt voir le jour à Lyon.

Pour revenir aux Nuits Sonores, le festival s’auto-finance à 83%, le reste étant subventionné par l’Union Européenne, la région Rhône-Alpes et le Ministère de la Culture. C’est aujourd’hui le festival le plus connu à Lyon, et c’est devenu un événement incontournable pour tout festivalier en quête de nouvelles sensations. Faire la fête en plein milieu d’une ville, avoir de multiples possibilités en fonction de ses envies, c’est unique.

Il y a des noms que nous connaissions par-ci ou par-là, comme Rodhad, Moderat, Africaine 808 ou encore David August. Il y a aussi des incontournables, comme Laurent Garnier, Maceo Plex ou Mogwai pour finir en beauté. Personnellement, je serais au Transbordeur jeudi avec un copain qui vient de voir Matias Aguayo à Bruxelles et qui, pour reprendre ses termes, « l’a fait transpirer pendant 3 heures sans s’arrêter ». Pour le reste, ce sont des inconnus, mais je fais confiance à Arty Farty – l’association organisatrice du festival – pour me régaler. Ensuite, ça sera Apéro Séoul vendredi soir et marché de Gros samedi.

Dans cette logique indépendante, je pense que cette quatorzième édition du festival aura une saveur toute particulière, car ce sera la dernière fois qu’on aura la chance de pouvoir profiter de l’ancien Marché de Gros, cette place endormie face au centre commercial de Confluence et qui se réveille seulement pour cet événement unique. Même si pour l’instant tout le monde semble faire l’autruche et joue au roi du silence, mon petit doigt me dit qu’un espace aussi étendu dans le nouveau quartier émergent de Lyon en intéresse plus d’un.

29Avr 2016
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Julie Seigle-Vatte élue meilleure commerçante de France !

Lorsque j’apprends que la meilleure commerçante de France 2016, Julie Seigle-Vatte, est Nord-Iséroise, je n’ai pas pu m’empêcher de la contacter pour la rencontrer. En tant que reporter expérimenté, je prépare mon interview en me posant deux questions fondamentales : en tant que gérante d’un magasin Joué Club que je croyais être une franchise, comment peut-on devenir la meilleure commerçante de France ? Et surtout, qu’est-ce qui fait la différence dans sa méthode d’entreprendre pour qu’elle reçoive cette récompense ?

Dès mon arrivée dans le magasin de Domarin, Julie Seigle-Vatte éclaire ma lanterne sur ma première question : les magasins Joué Club ne sont pas des franchises mais un groupement de commerçants indépendants. Cette différence permet à chaque gérant de magasin de manager son JouéClub de manière autonome tout en agissant sous le nom de la marque. On le verra ensuite, c’est ce qui permet à Julie Seigle-Vatte de développer toute sa stratégie différenciante.

Après quelques minutes d’entretien avec cette entrepreneur, on pourrait penser que, dans le monde du jouet, le temps doit être ralenti, ou alors les journées font 48 heures… Il n’y a pas d’autres explications rationnelles pour s’expliquer les multiples vies que mène cette chef d’entreprise – elle n’aime d’ailleurs pas ce titre, et préfère celui de « moteur inépuisable qui vise à propulser les forces vives d’un enthousiasme uni ».

Lorsque l’on voit les photos du premier magasin en plein centre-ville des Abrets, on a du mal à croire qu’il s’agit du point de départ de Julie Seigle-Vatte. D’ailleurs, à l’époque, personne n’y croyait : elle a démarré avec un magasin, situé dans un immeuble des années 30, un local de 200 m2 avec un espace de stockage de l’autre côté de la route…

Mais ses convictions personnelles sont un réel moteur. Faisant fi de ses détracteurs pour un projet plus ambitieux, elle déménage en 2011 dans la zone d’activités pour agrandir la surface du magasin. C’est une réussite. Elle ouvre son deuxième magasin en 2013 à Domarin.

Ces deux magasins ont généré la création de 12 emplois – rien que ça ! -, et elle dispose désormais de 1150 m2 de surface de vente et 400 m2 d’espace de stockage. Dans le même espace-temps, elle a pris la présidence de l’association des Commerçants et Artisans Abrésiens, puis la vice-présidence de la Fédération des Groupements Commerciaux du Nord-Isère, a créé une fête du catalogue pour la période de Noël qui regroupe aujourd’hui 1200 personnes, est devenue déléguée régionale JouéClub, a pris une place de sélectionneuse nationale au sein du réseau JouéClub, et a créé le « Julie Club », destiné à rencontrer les enfants en milieu scolaire pour leur faire découvrir bénévolement leur passion des jouets.

Ca, c’est une première vie, plutôt bien remplie, au niveau professionnel. Elle a également une deuxième vie, sa vie de famille. Je me souviendrais encore un petit moment de notre premier contact téléphonique : « en ce moment c’est les vacances, on fixe un rendez-vous mais après je vous laisse, je veux profiter de mes trois enfants. »

Le monde du jouet, c’est un monde rempli de rêve, tout comme cette histoire. On a du mal à y croire, et ce n’est pas qu’en surface que cette histoire est belle. J’ai pu lire des lettres écrites par ses salariés, pleines d’émotions, d’amour. C’est une grande famille. Cela m’interpelle, je demande à Julie de m’expliquer plus en détails : elle veut que l’ensemble de ses salariés agissent comme des chefs d’entreprise. « Etre une équipe, ce n’est pas porter le même maillot, c’est transpirer ensemble. »

Il en est de même pour pouvoir comprendre que tout cela n’est pas un rêve éveillé : ne vous contentez pas de lire cet article, mais allez dans l’un de ses deux JouéClub le plus proche de chez vous pour ressentir ces bonnes ondes que nous transmettent chaque collaborateur lorsqu’on franchit le pas de la porte !

13Mar 2016
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Metashop Store : arrête de dire que Lyon c’est mieux

Parler de magasin ou de commerce, ça serait presque un gros mot lorsque l’on parle de Metashop. Avant même de rencontrer Christophe Lumpert, le fondateur de ce concept, projet, ou encore « micro-voyage intemporel » basé à Bourgoin-Jallieu, on n’a pas envie d’employer des termes lambda.

Et pourtant… Je suis loin, très loin d’être intéressé par la mode, les vêtements, les accessoires, tout cet univers en général. Pour moi, un jean est un jean, un t-shirt est un t-shirt. Et ça y est, je suis habillé pour les six prochains mois. Mais pour ce magasin situé sur la place de l’Eglise au centre de Bourgoin-Jallieu, j’avoue que c’est un peu différent. On entre, et c’est Camille, assise sur un tabouret surélevé, en train de bosser sur son Mac Book, qui nous accueille. Elle se fond dans le décor, entre une musique adaptée au lieu – où le lieu adapté à la musique, difficile à dire – et un environnement tout à fait singulier, à l’image du nom. Meta est un préfixe grec signifiant « voir plus loin, aller au-delà, se dépasser », et Shop (pour ceux qui parlent anglais comme des vaches espagnoles) signifie « magasin, boutique ». On a envie d’en savoir plus. En discutant avec Camille, en charge de la partie communication/marketing , notamment via les réseaux sociaux (plus de 4500 sur Facebook et près de 1500 sur Instagram, excusez du peu !), on comprend que l’univers de ce revendeur de marques pointues dépasse largement le seuil de la porte. En effet, plus de 50% du chiffre d’affaires de cette petite boutique est réalisé grâce à sa présence online … Sans le savoir, on tombe sur une boutique 2.0, une « vraie » boutique connectée.

Voici un type de campagne lancée par ces aliens : le Black Friday, qui a été l’un de leurs évents le plus retentissant en termes de dynamisme en shop et online. Et cette ambiance est également palpable sur le site de la marque.

Metashop communique souvent sur ses produits et soldes, et interagit avec ses followers de manière continue, et même pendant les périples qu’ils effectuent comme les showroom ou les fashion week. L’idée est de replacer l’atmosphère du lieu et l’histoire du produit au centre de la démarche commerciale.

Mais qui est derrière tout ça ? Cette question nous/vous brûle/brûlera les lèvres. Camille l’appelle : « Christophe, tu peux venir s’il te plaît ? » sans se lever. Ca peut paraître anodin, mais ça en dit long sur le style de management : elle l’appelle par son prénom et le tutoie. Pas de zèle, pas besoin de se lever pour aller le chercher. Christophe Lumpert, un homme à l’image de son magasin. Un grand sourire, une barbe qui date de nombreuses semaines, les cheveux coiffés en arrière, la tenue vestimentaire très soignée et assez singulière : en termes récents, Christophe s’apparente à un hipster dernière génération. Le dirigeant fondateur de Metashop Store s’apparente à cette véritable attitude, décalée et transgressive, contrairement à ce qu’on pourrait trouver chez Hollister. Ce n’est pas un personnage.

Ses valeurs se retrouvent après quelques minutes de discussion : le travail, l’ouverture d’esprit, le respect, le partage, l’altruisme. A cela, il ne faut bien évidemment ne pas négliger le travail d’équipe : Dimitri est développeur web et Lucas est conseiller en vente – ils ne parlent pas de « vendeurs de fringues » lambda, mais réellement des conseillers en mode, en image. Pour Christophe, « sans eux, Metashop n’en serait pas là ! »

En traduisant « shop » par boutique, c’est moi qui suis en fin de compte la vache espagnole dans l’histoire : on peut parler de « concept-store », où la vente de vêtements n’est qu’une partie d’un ensemble plus complexe : soirées, expositions de tableaux ou de photos, etc.

Avec ce genre de magasins, qui cherchent à faire la différence, qui marquent les esprits, des épicentres voient le jour. Jeune ou vieux, un peu à sec ou gagnant du loto, l’objectif est de sortir du magasin avec le sourire, en ayant le sentiment d’avoir été perçu comme un être humain et non pas comme un porte-monnaie.