Metashop Store : arrête de dire que Lyon c’est mieux


mars 13, 2016
Yann Jeandroz
MARKET-On Agence marketing & Agence communication

Parler de magasin ou de commerce, ça serait presque un gros mot lorsque l’on parle de Metashop. Avant même de rencontrer Christophe Lumpert, le fondateur de ce concept, projet, ou encore « micro-voyage intemporel » basé à Bourgoin-Jallieu, on n’a pas envie d’employer des termes lambda.

Et pourtant… Je suis loin, très loin d’être intéressé par la mode, les vêtements, les accessoires, tout cet univers en général. Pour moi, un jean est un jean, un t-shirt est un t-shirt. Et ça y est, je suis habillé pour les six prochains mois. Mais pour ce magasin situé sur la place de l’Eglise au centre de Bourgoin-Jallieu, j’avoue que c’est un peu différent. On entre, et c’est Camille, assise sur un tabouret surélevé, en train de bosser sur son Mac Book, qui nous accueille. Elle se fond dans le décor, entre une musique adaptée au lieu – où le lieu adapté à la musique, difficile à dire – et un environnement tout à fait singulier, à l’image du nom. Meta est un préfixe grec signifiant « voir plus loin, aller au-delà, se dépasser », et Shop (pour ceux qui parlent anglais comme des vaches espagnoles) signifie « magasin, boutique ». On a envie d’en savoir plus. En discutant avec Camille, en charge de la partie communication/marketing , notamment via les réseaux sociaux (plus de 4500 sur Facebook et près de 1500 sur Instagram, excusez du peu !), on comprend que l’univers de ce revendeur de marques pointues dépasse largement le seuil de la porte. En effet, plus de 50% du chiffre d’affaires de cette petite boutique est réalisé grâce à sa présence online … Sans le savoir, on tombe sur une boutique 2.0, une « vraie » boutique connectée.

Voici un type de campagne lancée par ces aliens : le Black Friday, qui a été l’un de leurs évents le plus retentissant en termes de dynamisme en shop et online. Et cette ambiance est également palpable sur le site de la marque.

Metashop communique souvent sur ses produits et soldes, et interagit avec ses followers de manière continue, et même pendant les périples qu’ils effectuent comme les showroom ou les fashion week. L’idée est de replacer l’atmosphère du lieu et l’histoire du produit au centre de la démarche commerciale.

Mais qui est derrière tout ça ? Cette question nous/vous brûle/brûlera les lèvres. Camille l’appelle : « Christophe, tu peux venir s’il te plaît ? » sans se lever. Ca peut paraître anodin, mais ça en dit long sur le style de management : elle l’appelle par son prénom et le tutoie. Pas de zèle, pas besoin de se lever pour aller le chercher. Christophe Lumpert, un homme à l’image de son magasin. Un grand sourire, une barbe qui date de nombreuses semaines, les cheveux coiffés en arrière, la tenue vestimentaire très soignée et assez singulière : en termes récents, Christophe s’apparente à un hipster dernière génération. Le dirigeant fondateur de Metashop Store s’apparente à cette véritable attitude, décalée et transgressive, contrairement à ce qu’on pourrait trouver chez Hollister. Ce n’est pas un personnage.

Ses valeurs se retrouvent après quelques minutes de discussion : le travail, l’ouverture d’esprit, le respect, le partage, l’altruisme. A cela, il ne faut bien évidemment ne pas négliger le travail d’équipe : Dimitri est développeur web et Lucas est conseiller en vente – ils ne parlent pas de « vendeurs de fringues » lambda, mais réellement des conseillers en mode, en image. Pour Christophe, « sans eux, Metashop n’en serait pas là ! »

En traduisant « shop » par boutique, c’est moi qui suis en fin de compte la vache espagnole dans l’histoire : on peut parler de « concept-store », où la vente de vêtements n’est qu’une partie d’un ensemble plus complexe : soirées, expositions de tableaux ou de photos, etc.

Avec ce genre de magasins, qui cherchent à faire la différence, qui marquent les esprits, des épicentres voient le jour. Jeune ou vieux, un peu à sec ou gagnant du loto, l’objectif est de sortir du magasin avec le sourire, en ayant le sentiment d’avoir été perçu comme un être humain et non pas comme un porte-monnaie.

Centre de préférences de confidentialité

Google Analytics

Ils sont anonymisés, nous nous en servons pour optimiser l'architecture du site et pour mesurer son audience.

Google Analytics
Traceur Google Analytics