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3Août 2018
Néscafé, nous vend du café soluble comme le lien d'une amitié indissoluble.
Définition Marketing, Marketing B to C, Tendance Marketing no comments

Le marketing émotionnel selon Nescafé

Nescafé nous vend du café soluble comme le liant d’une amitié indissoluble (rires).
Je ne sais pas si c’est pareil pour vous, mais le café soluble, j’essaie plutôt de le partager avec les personnes que j’aime le moins.

Préambule

Live marketing, Content marketing… Difficile de suivre toutes ces terminologies, tant elles recoupent des réalités différentes d’une agence à l’autre, d’une entreprise à l’autre.

Mais quand il s’agit du marketing émotionnel, tout le monde, du vieux de la vieille jusqu’au novice en marketing a une idée de ce dont il est question. 

L’utilisation de l’émotion au service du marketing est entendable, pour la simple et bonne raison que, tout est émotion.

Toute interaction, tout acte interpersonnel ou commercial est guidé, de près ou de loin, par l’émotionnel. Prenons l’exemple de l’achat d’une plieuse industrielle, objet impersonnel mais néanmoins fonctionnel. Au delà des capacités de la machine et des conditions financières d’un tel achat auprès de tel et tel fournisseur, cet acte sera aussi guidé par la synthèse de variables subjectives, pêle-mêle :

  • L’obtention des meilleures conditions, auprès du fournisseur, au-delà du rapport qualité prix acceptable, par souci de montrer sa performance à son supérieur.
  • La qualité de la relation avec le commercial vendant la plieuse.
  • Une recherche de fierté personnelle à mener à bien le projet.

Être pointilleux c’est aussi porter une attention toute particulière aux terminologies. En matière de marketing émotionnel, il faut savoir raison garder, car nous sommes face à une des confusions classiques : celle qui restreint le marketing à la seule communication.

Certes, c’est une question de point de vue, certains diront que le packaging, le design thinking,  sont orientés sur l’émotion. D’accord. Mais deux questions nous viennent à l’esprit : Qu’est-ce qu’un prix orienté sur l’émotion ? Qu’est-ce qu’une distribution orientée sur l’émotion ?

Difficile d’agir de manière fine sur le caractère émotionnel d’un prix, ou un mode de distribution, s’il en est.

Mais alors, pourquoi ce sujet, pourquoi maintenant ?

Cette recherche d’émotion est intrinsèque à toute activité humaine, et donc au marketing.

La communication publicitaire est l’émanation la plus remarquable du marketing pour tout un chacun, elle a historiquement toujours cherché à stimuler émotionnellement ses cibles, mais toujours en utilisant l’émotion implicitement, au bénéfice du produit ou du service ( « Quand je fais de la purée Mousline » , fameuse publicité de 1976, dure 30 secondes au cour desquelles le nom du produit apparait 5 fois, soit au moins une fois toute les 6 secondes).

Aujourd’hui, nous sommes témoins d’une inversion du phénomène, le produit est au service de l’émotion. Banalisation de la publicité, recentrage sociétal sur des valeurs d’« humanisme »… L’apparition de ce phénomène est multiple. 

Récemment, une ont retenu notre attention en ce sens, « Ceux qui comptent » de Néscafé.

NESCAFÉ, l’émotion  >  le produit

Cette publicité est apparue sur nos téléviseurs en fin d’année 2017. Elle met en scène un homme, face à toutes les personnes qu’il connait ou a connu, dans un amphithéâtre. Il demande au fur et à mesure, selon des questions choisies et graduelles à différents groupes de personnes de s’assoir ( Ceux qui ne se souviennent pas de mon nom – Ceux qui ne connaissent pas mon surnom du lycée – Ceux qui ne connaissent pas celle qui m’a brisé le coeur).

La représentation est volontairement irréaliste. Mais là où elle est percutante, c’est dans sa capacité à nous ramener de manière imagée à notre propre humanité, à nos propres démons, dans notre incapacité (pour le meilleur et pour le pire) à nous lier éternellement avec des personnes ayant joué un rôle dans notre existence.
 Et nous plongeons dedans, la science des publicitaires aidant : nous ne sommes que très tardivement sollicités par la marque Nescafé et même le produit (à la 17ème seconde sur 30 de publicité). 

Bien évidemment, ce spot se clôt sur des retrouvailles chaleureuses, avec les « quelques personnes qui comptent », autour d’une tasse de café. Selon la formule consacrée : tout est bien qui finit bien. Dans le monde de la publicité, nulle gravité.

Le produit est certes amené par les notions de partage et de convivialité induites par la consommation de café, cependant, tout est fait pour faire penser que le produit n’est pas le sujet de la communication, mais bien le préposé au service de cette convivialité. Lors de la scène finale, le lien entre les personnes est matérialisé par la transmission d’une tasse de café se transformant par un fondu en produit Nescafé, réhabilitant habilement le produit comme objet de la communication. 

L’odeur du café nous monte au nez, sa chaleur, un dimanche midi, repas de famille. Nous sommes déjà partis à la recherche du temps perdu.

Le marketing émotionnel, pourquoi ?

Les produits de grande consommation, c’est un fait, ont intrinsèquement des difficultés à se différencier. Il s’agit pour une multinationale comme Néstlé, avec sa marque Néscafé, de rentrer dans la vie des gens, en se constituant agent émotionnel. L’objectif est de faire la démonstration de leur compréhension du client, qui doit pouvoir, si l’on va jusqu’au bout du raisonnement, associer naturellement le produit / la marque à telle ou telle valeur.  Plus pragmatiquement, il est simplement question d’associer un stimulus positif à un produit/marque. 

De manière tout à fait empirique, nous pouvons mettre en équation les mécanismes de génération d’émotion utile à la vente :

Emotion utile à la vente = [Ecart (stimulus négatif initial & Stimulus positif final)] x Réalisme x Possibilité d’identification du spectateur , réassurance du spectateur en tant qu’individu appartenant à un ensemble social.

   

Finalement Nescafé nous dit ce que l’on sait déjà, et ça nous rassure. Et il l’assimile à son produit. Vu le mécanisme mental employé, on serait presque en mesure de parler d’abus de faiblesse sur l’humanité (en extrapolant beaucoup beaucoup).

Peut être qu’il est déjà question de marketing émotionnel, finalement.
Mais aujourd’hui, il est encore entendable de considérer que ce concept ne se matérialise que dans la variable communication. 

C’est en cela que le marqueur d’une publicité réussie, c’est peut être plus simplement sa capacité à générer la phrase suivante  « Tu as vu la pub de XXX ? ». 

 La personne émettant cette phrase cherchant alors à se rassurer dans son « intelligence émotive », en sollicitant une réaction similaire de la part de son interlocuteur. 

L’émotion passe beaucoup par la communication, qu’il s’agisse de marketing ou de relations humaines, et quoiqu’on en dise, le marketing, c’est aussi de la sociologie.

Bourdieu nous parlait de capitaux propres à des groupes sociaux, on pourrait imaginer un capital commun à tous les groupes : le capital émotionnel.

Bon, allez, je vous laisse, il faut que je rejoigne mes amis pour leur parler de quelque chose.

20Fév 2018
Le Sucre
Art & Marketing, Marketing B to C, Musique no comments

Le Sucre, de projet artistique éphémère à référence clubbing

Carte de membre du Sucre, preuve, s’il en est, de l’objectivité de l’auteur…

J’en suis bien conscient, la relation entre un établissement de nuit et le marketing peut paraitre tirée par les cheveux.

Souvent elle peut se réduire au choix de la police de caractère du flyer annonçant que d’horribles shooters au kiwi (qui n’ont jamais vu de kiwi d’ailleurs) seront à moitié prix le soir même.

J’en suis bien conscient, ma neutralité sur le sujet et l’objet dont il sera question plus bas en est mise en cause. Mea culpa. Car oui, le samedi soir il m’arrive « parfois » de m’y rendre, dans un élan, dans une envie de House ou d’Electro.

Et tant pis, je le tente.

Le Sucre c’est d’abord Lyon.

Lyon c’est l’innovation, c’est les l(L)umière(s), Lyon c’est la capitale gastronomique de la France, donc du monde (j’ai peur de personne).

Lyon c’est aussi la ville des canuts, industrielle, et paradoxalement, celle de la bourgeoisie lyonnaise (donc).

Tout ça, c’est de la culture, comme les Nuits de Fourvière, comme les Nuits Sonores, comme les Biennales etc etc…

C’est d’ailleurs de la Biennale, celle d’art contemporain de 2011, que va « naitre » le Sucre.

Ce qui n’était au départ qu’un projet éphémère de soirées sur les toits de la Sucrière à Confluence prend une toute autre ampleur. Le succès est là. Et cela se sait.

Quasi instantanément après la fin de la biennale, l’idée poursuit son chemin dans la tête d’un groupe de personnalités lyonnaises qui se constituent en association (Arty Farty, aujourd’hui actionnaire majoritaire du Sucre) . Car en effet, si la scène événementielle si déjà bien installée (Nuits Sonores,…), il manque aux lyonnais un lieu, une « permanence » marqué musiques alternatives. Très rapidement, le Sucre tel qu’il est aujourd’hui prend forme. Le concept du Sucre, c’est déjà du marketing, déjà une baseline,:

« Rooftop/Music/Food/Art »

Vous l’aurez compris, c’était déjà tout à fait adapté à la « cible ».
Rien ne se perd. Surtout quand on parle de bouffe à un lyonnais…

Cette cible c’est celle des jeunes, plutôt cultivés, voire intellos, qui viennent écouter une musique issue de la scène marginale des débuts, dans un lieu qui était une zone industrielle abhorrée par les lyonnais il y a seulement 20 ans.

Cocasse. Mais quand même, le fruit de tout cela est plus qu’un rooftop prisé à la programmation qualitative, éclectique, léchée. C’est aussi un lieu de conférences, d’expositions, de culture en première partie de semaine.

L’idée de ce parallèle, c’est de montrer que le marketing n’est pas une science exacte, que parfois, il est plus opportun de voir en lui une superposition de petites couches, une incrémentation en quelque sorte, qui tient compte de quantité de variables.
Sa proposition de valeur peut être multiple, tant qu’elle est cohérente, qu’elle satisfait le marché.
La bonne idée, c’est celle de l’étude de sa cible, de l’analyse de son marché, de la définition de son produit. On ne fait pas de marketing sans s’intéresser à la société et à ce qu’il s’y passe.
Pour être plus pragmatique, c’est associer son produit, son service, à son milieu, d’en faire un lieu de culture au coeur de sa ville, dans ce cas précis, juste à la confluence de la Saône et du Rhône.
D’ailleurs, quand on parle de Lyon, ne dit-on pas entre Saône et Rhône ?

Mais quand même, envoyer une partie des bourgeois lyonnais écouter de la musique de marginaux au quartier Perrache…

Ps. A l’attention de Sylvain,  il paraitrait que parmi les administrateurs du Sucre, il y aurait un certain Laurent Garnier 😉

2Mai 2017
image article roaming
Marketing B to C, Marketing viral no comments

Frais Roaming, le coup marketing des opérateurs face à la législation

Une nouvelle loi arrive en juin 2017

Le parlement européen a récemment voté la fin des frais d’itinérance ou « roaming ». Ce sont des frais qui sont facturés aux clients qui utilisent leur téléphone à l’étranger pour appeler, envoyer un SMS, un MMS ou surfer sur internet. Cette nouvelle loi sera effective en juin 2017. À noter que ces frais sont limités depuis avril 2016, la suppression du roaming n’est donc qu’une suite logique.

La réaction habile des opérateurs

Bien que cela représente une mauvaise nouvelle pour les opérateurs, ces derniers ont su en tirer une stratégie commerciale intéressante.

En effet, Free a immédiatement adapté son offre en mettant à jour son fameux forfait à 19,99 € en poussant la quantité de data 4G à 100 Go et avec 5 Go de roaming en plus, les appels, SMS et MMS sont limités vers 35 pays. Contrairement à ce qui c’était passé en 2012 lorsque Free avait lancé son offre mobile ses concurrents ont immédiatement répondu en proposant chacun des offres très alléchantes via leur filiale low cost Red by SFR, Be&You, Sosh. On se retrouve donc avec des offres très intéressantes allant de 2,49 € à 20 euros ayant pour équivalent des forfaits entre 45 et 100 euros chez les opérateurs classiques. Attention cependant, car certaines de ces offres voient leur prix augmenter au bout d’un an d’abonnement, mais on reste toujours aux alentours de 20 euros.

Cette réactivité face à la concurrence est une première chez les opérateurs et encore une fois nous voyons bien l’influence de Free sur ces concurrents. Cela est plutôt une bonne chose pour le consommateur, car il peut bénéficier d’offres téléphoniques complètes à petit prix, et tout cela sans engagement. Les opérateurs ont su au final tourner cette loi à leur avantage en faisant un gros coup marketing sur des offres à prix réduit.

Mais cette stratégie à ses limites. Car un client qui voit son forfait augmenter au bout d’un an va certainement aller voir la concurrence et prendre alors un autre forfait très attractif plutôt que de rester avec le même forfait dont le prix aura augmenté. Il n’y a donc un risque très important que chaque année ces opérateurs low cost s’échangent leurs abonnés.

21Nov 2016
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Blue Ly : Où en est-on sur le marché de l’auto partage ?

Un marché international en pleine expansion

Le marché de l’auto partage émerge depuis la fin des années 90. En forte progression, il présente un énorme potentiel de développement. La raison de ce fort engouement était initialement celle liée à l’intérêt de l’utilisateur : rendre service à la personne en lui évitant de posséder un véhicule… mais aujourd’hui le nombre grandissant de villes devant faire face à une pollution qui ne décroit plus, incite les mairies du monde entier à regarder l’option auto partage de plus près : Clairement, l’objectif principal étant avant tout de réduire les émissions polluantes et fluidifier le trafic urbain. Petit tour d’horizon :

Tout d’abord, la plus grosse société d’auto partage au monde se nomme ZipCar. Implantée aux Etats Unis dans plus de 70 villes, elle compte plus de 5500 voitures pour environ 400 000 utilisateurs. Comme quoi, même si le pays de l’oncle Sam est toujours l’un des plus gros pollueur de la planète, il ne manque pas d’initiative ! En tout cas, l’exemple de Zipcar montre à quel point, sur ce marché, le business model semble rentable… mais à long terme : cette société, créée il y a 17 ans, n’était pas encore excédentaire en 2009, présentant à l’époque un résultat négatif de 22 millions de dollars, dix ans après sa création.

La France, elle, est en retard sur ce marché, pesant seulement 5 millions d’euros sur un marché européen actuel de 145 millions d’euros.

L’exemple de l’auto partage à Lyon

Blue Ly, service d’auto partage au capital de 5 millions d’euros, a été mis en place à Lyon en septembre 2013 par Bolloré, un groupe français international de transport, logistique et communication au chiffre d’affaire de 10,8 milliards d’euros. Ce groupe, resté familial depuis 1822, était déjà connu pour avoir mené des investissements sur des marchés à long terme. Après son implantation à Paris avec Autolib’, le groupe Bolloré a pu s’implanter à Lyon, déstabilisant alors fortement Citiz LPA, service d’auto partage dirigé par François Gindre implanté dans le Grand Lyon.

Pour réussir son pari, le groupe Bolloré a investi 20 millions d’euros qui n’ont logiquement pas encore été rentabilisés. Pour son service d’auto partage à Lyon, Bolloré met à disposition des véhicules 100% électriques pour limiter les émissions de Co2. La Blue Car, commercialisée en 2010, en plus d’être exploitée à Lyon et à Paris par le groupe, est vendue en concession Blue Car à Vaucresson, Bordeaux et Lyon.

Pourquoi Blue Ly aurait-il le dessus sur Citiz LPA ?

Selon Morald Chibout, directeur marketing de EDF, en collaboration avec Bolloré du fait de la fabrication en partie des batteries de la Blue Car, affirme que Blue Ly à quatre ans d’avance sur son business plan et ce grâce a leur véhicule équipée d’une batterie possédant une autonomie de 250 kilomètres, difficilement concurrençable. Egalement, l’exemple de Paris avec plus de 2 millions de locations à ce jour, montre la compétence du groupe Bolloré dans ce domaine.

L’objectif du groupe est clairement de s’imposer en dépassant ses concurrents sur le marché de l’auto partage lyonnais.

Quels avantages pour Renault de collaborer avec Bolloré ?

Renault vient de l’annoncer : le groupe s’allie avec Bolloré pour Blue Ly et Autolib’. Les raisons sont finalement assez logique stratégiquement : Renault a du mal à vendre son modèle Twizy, véhicule 100% électrique a deux places, autonome pendant 120 kilomètres. Commercialisé depuis Mars 2012 au rythme de 200 véhicules en moyenne vendus mensuellement, la réussite est très relative et finalement moindre comparée à leur récent modèle Renaut Zoé, déjà trois fois plus vendu.

C’est dans ce contexte que Bolloré devient un client intéressant pour Renault car en plus des 30 véhicules livrés initialement pour Blue Ly, le renouvèlement devra se faire régulièrement, après quelques années d’exploitation. Bon plan pour Renault et Bolloré qui comptent s’implanter sur le marché européen d’auto partage désormais.

D’un point de vue purement marketing, on aura en tout cas constaté un phénomène que peu de spécialistes avaient identifié comme une évidence : les services d’auto partage y sont probablement pour quelque chose dans la baisse de la vitesse de progression des ventes d’automobiles 100% électrique. Et oui ! le marché des véhicules électriques étant principalement urbain, pourquoi un utilisateur potentiel irait acheter son modèle pour en devenir propriétaire lorsque le véhicule est disponible sur le trottoir en bas de chez vous ?

En conclusion, sachez que le marché mondial de l’auto partage a un avenir prometteur : en 2021, le chiffre d’affaire du secteur devrait être multiplié par sept à l’échelle de la planète. A bon entendeur capable d’investir !

9Juin 2016
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Le Bus Beauté Line fait son chemin

Ca vous tenterait une mise en beauté à l’intérieur d’un bus « chic » et « design » pendant la pause déjeuner ? Ceci est possible à Lyon, grâce au Bus Beauté Line.

Il s’agit d’un concept créé par deux jeunes femmes Lyonnaises âgées de 26 ans, à savoir Noëline Clavier (Ingénieur en Électronique, Informatique et Télécommunications) et Aline Logie (Master en Communication, Marketing). Leur objectif est de proposer des soins de beauté facilement accessibles à des personnes qui n’ont pas forcément le temps de s’occuper d’eux; toutefois ce qu’elles ont mis en place est en réalité un vrai salon de beauté mobile. Le bus a en effet été aménagé de telle sorte qu’on ait l’impression de se trouver dans un salon de beauté. On y retrouve les classiques tels que : présentoirs, espace détente, coin coiffure etc…

Ce fameux Bus Beauté traversera l’agglomération Lyonnaise et stationnera près des universités, bureaux et zones d’activités. On aura de plus la chance de le voir stationner sur des parkings d’entreprise.

Les services proposés par cet étonnant véhicule sont valables pour les femmes comme pour les hommes, bien que la clientèle féminine âgée d’entre 20 et 45 ans soit la plus ciblée (manucure, soins visage, maquillage). Il suffira simplement de se rendre sur le site internet pour savoir où stationne le bus, afin de planifier sa mise en beauté.

Cela fait maintenant plus d’un an que Noëline et Aline travaillent sur ce projet moderne/innovant à la stratégie marketing originale. Avec un investissement de près de 190 000 euros, ce sont les dons qui leur ont permis de convaincre les banques. Une opération de crowdfunding menée sur le site Ulule leur a rapporté près de 12 500€ distribués par 151 contributeurs. De plus, les 2 lyonnaises ont été sélectionné par le réseau « Entreprendre », leur permettant de bénéficier d’un prêt d’honneur de 25 000€.

Ce concept nous fait repenser à l’histoire d’Angélique Delarchand qui quelques années auparavant a créé son salon de coiffure ambulant à Flers. Une initiative qui avait alors entrainé un certain succès. On peut alors se demander pourquoi ce concept ne marcherait-il pas à Lyon ? Line proposant des espaces associant vente, prestations esthétiques et évènements, aurait-il tout pour plaire ? En tout cas, Noëline et Aline n’ont pas l’intention de s’arrêter là, avec pour objectif un chiffre d’affaires de 250 000€ environ la première année et 500 000€ la troisième.

Si le projet fonctionne tel qu’elles le désirent, elles ont pour ambition d’étendre leur service à une seconde ville à l’avenir.

«  Nous nous lançons à Lyon (notre ville natale) dès juin 2016, mais nous avons pour ambition de développer très rapidement un réseau avec d’autres bus, dans d’autres villes françaises. Nous visons une position de référence dans les nouveaux moyens de consommation et de communication féminine. »

(Source: https://www.maddyness.com/entrepreneurs/2015/03/30/line/)

Line se montre donc comme une jeune start-up française qui n’est pas à l’abri du succès et qu’il va falloir surveiller de près !

 

Site internet: http://espaceline.com

4Mai 2016
MARKET-On Agence marketing & Agence communication
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Nuits Sonores, encore quelques heures de patience…

9 programmes de jour et de nuit, 50 lieux, 250 artistes, 100 000 festivaliers… A partir de ce soir, 17h, jusqu’à dimanche, minuit, Lyon sera en pause pour se consacrer à la musique. Chez Market-on, on est tous un peu accro à la musique, à se faire écouter les morceaux du moment. Du rock alternatif jusqu’à la Trance en passant par le rock psychédélique et la deep house, on a la prétention de croire qu’on s’y connaît un peu. Mais les Nuits Sonores, festival incontournable en France, nous a encore surpris cette année : rares ont été les groupes que nous connaissions.

Arty Farty, association productrice des Nuits Sonores, c’est une belle histoire qui a commencé en 1999, qui s’est fixé comme mission le développement et la promotion des cultures indépendantes, de la musique jusqu’à la création visuelle, en passant par le graphisme, le fooding, la création numérique… Elle compte désormais 20 salariés, 600 adhérents. L’association produit les Nuits Sonores depuis 2003, s’occupe également du forum Euopean Lab depuis 2011 et des Nuits Sonores Tanger depuis 2013. Elle prend aussi en charge des missions de conseil et de direction artistique pour La Gaîté Lyrique depuis 2008 et Le Sucre à Lyon depuis 2013. Le nouveau projet de l’association pour 2017 a de quoi faire rêver : l’espace 77, un incubateur pour les entreprises culturelles, va bientôt voir le jour à Lyon.

Pour revenir aux Nuits Sonores, le festival s’auto-finance à 83%, le reste étant subventionné par l’Union Européenne, la région Rhône-Alpes et le Ministère de la Culture. C’est aujourd’hui le festival le plus connu à Lyon, et c’est devenu un événement incontournable pour tout festivalier en quête de nouvelles sensations. Faire la fête en plein milieu d’une ville, avoir de multiples possibilités en fonction de ses envies, c’est unique.

Il y a des noms que nous connaissions par-ci ou par-là, comme Rodhad, Moderat, Africaine 808 ou encore David August. Il y a aussi des incontournables, comme Laurent Garnier, Maceo Plex ou Mogwai pour finir en beauté. Personnellement, je serais au Transbordeur jeudi avec un copain qui vient de voir Matias Aguayo à Bruxelles et qui, pour reprendre ses termes, « l’a fait transpirer pendant 3 heures sans s’arrêter ». Pour le reste, ce sont des inconnus, mais je fais confiance à Arty Farty – l’association organisatrice du festival – pour me régaler. Ensuite, ça sera Apéro Séoul vendredi soir et marché de Gros samedi.

Dans cette logique indépendante, je pense que cette quatorzième édition du festival aura une saveur toute particulière, car ce sera la dernière fois qu’on aura la chance de pouvoir profiter de l’ancien Marché de Gros, cette place endormie face au centre commercial de Confluence et qui se réveille seulement pour cet événement unique. Même si pour l’instant tout le monde semble faire l’autruche et joue au roi du silence, mon petit doigt me dit qu’un espace aussi étendu dans le nouveau quartier émergent de Lyon en intéresse plus d’un.

29Avr 2016
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Julie Seigle-Vatte élue meilleure commerçante de France !

Lorsque j’apprends que la meilleure commerçante de France 2016, Julie Seigle-Vatte, est Nord-Iséroise, je n’ai pas pu m’empêcher de la contacter pour la rencontrer. En tant que reporter expérimenté, je prépare mon interview en me posant deux questions fondamentales : en tant que gérante d’un magasin Joué Club que je croyais être une franchise, comment peut-on devenir la meilleure commerçante de France ? Et surtout, qu’est-ce qui fait la différence dans sa méthode d’entreprendre pour qu’elle reçoive cette récompense ?

Dès mon arrivée dans le magasin de Domarin, Julie Seigle-Vatte éclaire ma lanterne sur ma première question : les magasins Joué Club ne sont pas des franchises mais un groupement de commerçants indépendants. Cette différence permet à chaque gérant de magasin de manager son JouéClub de manière autonome tout en agissant sous le nom de la marque. On le verra ensuite, c’est ce qui permet à Julie Seigle-Vatte de développer toute sa stratégie différenciante.

Après quelques minutes d’entretien avec cette entrepreneur, on pourrait penser que, dans le monde du jouet, le temps doit être ralenti, ou alors les journées font 48 heures… Il n’y a pas d’autres explications rationnelles pour s’expliquer les multiples vies que mène cette chef d’entreprise – elle n’aime d’ailleurs pas ce titre, et préfère celui de « moteur inépuisable qui vise à propulser les forces vives d’un enthousiasme uni ».

Lorsque l’on voit les photos du premier magasin en plein centre-ville des Abrets, on a du mal à croire qu’il s’agit du point de départ de Julie Seigle-Vatte. D’ailleurs, à l’époque, personne n’y croyait : elle a démarré avec un magasin, situé dans un immeuble des années 30, un local de 200 m2 avec un espace de stockage de l’autre côté de la route…

Mais ses convictions personnelles sont un réel moteur. Faisant fi de ses détracteurs pour un projet plus ambitieux, elle déménage en 2011 dans la zone d’activités pour agrandir la surface du magasin. C’est une réussite. Elle ouvre son deuxième magasin en 2013 à Domarin.

Ces deux magasins ont généré la création de 12 emplois – rien que ça ! -, et elle dispose désormais de 1150 m2 de surface de vente et 400 m2 d’espace de stockage. Dans le même espace-temps, elle a pris la présidence de l’association des Commerçants et Artisans Abrésiens, puis la vice-présidence de la Fédération des Groupements Commerciaux du Nord-Isère, a créé une fête du catalogue pour la période de Noël qui regroupe aujourd’hui 1200 personnes, est devenue déléguée régionale JouéClub, a pris une place de sélectionneuse nationale au sein du réseau JouéClub, et a créé le « Julie Club », destiné à rencontrer les enfants en milieu scolaire pour leur faire découvrir bénévolement leur passion des jouets.

Ca, c’est une première vie, plutôt bien remplie, au niveau professionnel. Elle a également une deuxième vie, sa vie de famille. Je me souviendrais encore un petit moment de notre premier contact téléphonique : « en ce moment c’est les vacances, on fixe un rendez-vous mais après je vous laisse, je veux profiter de mes trois enfants. »

Le monde du jouet, c’est un monde rempli de rêve, tout comme cette histoire. On a du mal à y croire, et ce n’est pas qu’en surface que cette histoire est belle. J’ai pu lire des lettres écrites par ses salariés, pleines d’émotions, d’amour. C’est une grande famille. Cela m’interpelle, je demande à Julie de m’expliquer plus en détails : elle veut que l’ensemble de ses salariés agissent comme des chefs d’entreprise. « Etre une équipe, ce n’est pas porter le même maillot, c’est transpirer ensemble. »

Il en est de même pour pouvoir comprendre que tout cela n’est pas un rêve éveillé : ne vous contentez pas de lire cet article, mais allez dans l’un de ses deux JouéClub le plus proche de chez vous pour ressentir ces bonnes ondes que nous transmettent chaque collaborateur lorsqu’on franchit le pas de la porte !

13Mar 2016
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Metashop Store : arrête de dire que Lyon c’est mieux

Parler de magasin ou de commerce, ça serait presque un gros mot lorsque l’on parle de Metashop. Avant même de rencontrer Christophe Lumpert, le fondateur de ce concept, projet, ou encore « micro-voyage intemporel » basé à Bourgoin-Jallieu, on n’a pas envie d’employer des termes lambda.

Et pourtant… Je suis loin, très loin d’être intéressé par la mode, les vêtements, les accessoires, tout cet univers en général. Pour moi, un jean est un jean, un t-shirt est un t-shirt. Et ça y est, je suis habillé pour les six prochains mois. Mais pour ce magasin situé sur la place de l’Eglise au centre de Bourgoin-Jallieu, j’avoue que c’est un peu différent. On entre, et c’est Camille, assise sur un tabouret surélevé, en train de bosser sur son Mac Book, qui nous accueille. Elle se fond dans le décor, entre une musique adaptée au lieu – où le lieu adapté à la musique, difficile à dire – et un environnement tout à fait singulier, à l’image du nom. Meta est un préfixe grec signifiant « voir plus loin, aller au-delà, se dépasser », et Shop (pour ceux qui parlent anglais comme des vaches espagnoles) signifie « magasin, boutique ». On a envie d’en savoir plus. En discutant avec Camille, en charge de la partie communication/marketing , notamment via les réseaux sociaux (plus de 4500 sur Facebook et près de 1500 sur Instagram, excusez du peu !), on comprend que l’univers de ce revendeur de marques pointues dépasse largement le seuil de la porte. En effet, plus de 50% du chiffre d’affaires de cette petite boutique est réalisé grâce à sa présence online … Sans le savoir, on tombe sur une boutique 2.0, une « vraie » boutique connectée.

Voici un type de campagne lancée par ces aliens : le Black Friday, qui a été l’un de leurs évents le plus retentissant en termes de dynamisme en shop et online. Et cette ambiance est également palpable sur le site de la marque.

Metashop communique souvent sur ses produits et soldes, et interagit avec ses followers de manière continue, et même pendant les périples qu’ils effectuent comme les showroom ou les fashion week. L’idée est de replacer l’atmosphère du lieu et l’histoire du produit au centre de la démarche commerciale.

Mais qui est derrière tout ça ? Cette question nous/vous brûle/brûlera les lèvres. Camille l’appelle : « Christophe, tu peux venir s’il te plaît ? » sans se lever. Ca peut paraître anodin, mais ça en dit long sur le style de management : elle l’appelle par son prénom et le tutoie. Pas de zèle, pas besoin de se lever pour aller le chercher. Christophe Lumpert, un homme à l’image de son magasin. Un grand sourire, une barbe qui date de nombreuses semaines, les cheveux coiffés en arrière, la tenue vestimentaire très soignée et assez singulière : en termes récents, Christophe s’apparente à un hipster dernière génération. Le dirigeant fondateur de Metashop Store s’apparente à cette véritable attitude, décalée et transgressive, contrairement à ce qu’on pourrait trouver chez Hollister. Ce n’est pas un personnage.

Ses valeurs se retrouvent après quelques minutes de discussion : le travail, l’ouverture d’esprit, le respect, le partage, l’altruisme. A cela, il ne faut bien évidemment ne pas négliger le travail d’équipe : Dimitri est développeur web et Lucas est conseiller en vente – ils ne parlent pas de « vendeurs de fringues » lambda, mais réellement des conseillers en mode, en image. Pour Christophe, « sans eux, Metashop n’en serait pas là ! »

En traduisant « shop » par boutique, c’est moi qui suis en fin de compte la vache espagnole dans l’histoire : on peut parler de « concept-store », où la vente de vêtements n’est qu’une partie d’un ensemble plus complexe : soirées, expositions de tableaux ou de photos, etc.

Avec ce genre de magasins, qui cherchent à faire la différence, qui marquent les esprits, des épicentres voient le jour. Jeune ou vieux, un peu à sec ou gagnant du loto, l’objectif est de sortir du magasin avec le sourire, en ayant le sentiment d’avoir été perçu comme un être humain et non pas comme un porte-monnaie.

20Fév 2016
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Usine de Sallanches : Groupe Rossignol, une réussite à la française

Il y a des marques qui durent… dans la douleur parfois, mais qui savent tenir leur ligne stratégique, qui se remettent en question, qui parient sur l’avenir. Avec son siège social à Saint-Jean-De-Moirans près de Grenoble, le Groupe Rossignol fait partie de ces entreprises qui gardent leur nom depuis plus d’un siècle.

Dans un article publié par l’Usine Nouvelle datant du 24 décembre 2015, on apprend que la marque va investir 5 millions d’euros pour améliorer la compétitivité de son usine de Sallanches. Fait notable : cette usine est la dernière en France à produire des skis 100% français !

Au niveau logistique, l’espace de travail est réhabilité dans un souci d’efficacité de la production et les employés sont formés aux nouveaux processus de production.

Dans un autre article du Figaro plus ancien publié le 27 janvier 2015, on apprenait que cette même usine allait subir un mois de chômage technique pour faire face à la chute du rouble et aux problèmes d’enneigement.

Se pose alors une question inévitable : mais que s’est-il passé en 11 mois chez Rossignol pour amorcer de tels investissements dans un site qui était en chômage partiel en début d’année dernière?

Si l’on reprend l’historique de la stratégie de Rossignol, nous pouvons résumer les dernières années post-crise en quelques décisions majeures et l’on s’aperçoit que l’usine de Sallanches demeure un point névralgique du développement du groupe.

L’équipe dirigeante du groupe a changé en 2009, pour être pilotée par Bruno Cercley. Un important plan de relance est créé pour redresser le groupe qui était en déficit structurel. Cette action porte ses fruits rapidement, puisque le groupe retourne à l’équilibre l’année suivante et est récompensée par le prix Ulysse, prix du meilleur retournement international. Cette même année, le groupe décide de relocaliser une de ses lignes de production de skis de Taïwan vers Sallanches.

Nous sommes en 2011, l’usine de Sallanches créée en 1963, parvient finalement à sortir vainqueur de la bataille de compétitivité de production interne au groupe et assure sa survie.

Victime des enneigements aléatoires, le site de Sallanches reste cependant fragile en terme de rentabilité.

Finalement, le 27 octobre 2015, Rossignol déclare avoir signé un partenariat avec CEA Tech – le pôle de recherche technologique du CEA – afin de développer sa stratégie d’innovation industrielle. A eux deux, ils vont développer les produits de sports d’hiver de demain. Le schéma est simple mais efficace : la partie Recherche et Développement sera mené par des ingénieurs du groupe en collaboration avec CEA Tech, tous deux basés près de Grenoble. Les prototypes seront créés au pied des montagnes à l’usine de Sallanches, qui seront ensuite testés dans les Alpes par les sportifs du groupe sponsorisés.

La relocalisation de Taïwan vers la France, l’investissement dans les moyens de production et désormais l’intégration en tant que centre de recherches et développement, l’usine de Sallanches du groupe représente un bel exemple de rentabilité à la française ou le coût de la main d’œuvre devient un atout d’innovation technique.

A suivre…

3Fév 2016
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Hollister et sa fausse histoire… On vous l’avait bien dit !

Ce n’est pas un cas d’école très récent, mais il reste néanmoins très explicite quand il s’agit de parler de « storytelling », terme qu’on entend à toutes les sauces en ce moment. Cette histoire nous avait déjà agacé à l’époque (l’article original date de 2011, remis au goût du jour), on a donc décidé d’en remettre une petite couche.

David Abercrombie et Ezra Fitch ont fondé en 1892, dans l’Ohio, une marque de vêtements siglée de leurs deux patronymes. Aujourd’hui, la société commercialise quatre marque de prêt à porter : Abercrombie & Fitch, Hollister, Ruehl No.925 et Gilly Hicks. Le groupe Abercrombie & Fitch en 2013, c’est 4,11 milliards de dollars de Chiffre d’Affaires pour 3,58 milliards en 2008 et près de 1000 magasins.

Ce qui nous intéresse ici est la marque Hollister appartenant au groupe qui reprend les thèmes sportswear du surf en Californie du Sud avancés par Abercrombie and Fitch mais pour une cible plus jeune. Dans une enquête de notoriété des marques de prêt à porter menée par la US Bancorp Piper Jaffray, les résultats ont révélé que les adolescents et jeunes adultes (de 13 à 27 ans) aux USA, ont classé Hollister comme marque la plus « cool » de 2007 à 2011 . Hollister Co. a ouvert sa première boutique en 2007, en Juillet à Columbus, Ohio. Comment un tel succès de notoriété est-il possible en un temps aussi record?

Pour Abercrombie & Fitch, toutes les marques sous son aile doivent avoir une histoire à raconter. En ce qui concerne Hollister, l’histoire (fausse) est celle d’un personnage nommée JM Hollister qui aurait fondé une boutique de marchand en Californie du Sud en 1922. En seulement 3 années, la marque Hollister a dépassé les recettes de sa marque mère de vente. Obligeant Abercrombie et Fitch à se repositionner sur des vêtements plus haut de gamme utilisant des matériaux de meilleure qualité (!) et de conception plus sophistiquée que les vêtements Hollister.

Au delà de la stratégie de marque très simple sur le produit (logo de grande taille sur les vêtements, sigle, et date fictive d’établissement) correspondant au positionnement vintage de la marque, Hollister a créé un environnement de communication et de distribution ahurissant sur le lieu de vente.

Tout d’abord, en insistant sur les valeurs de la marque via le décor : vintage, cool, surf, soleil, une féérie qui démarre dans la rue, une devanture représentant un surf-shop du début du siècle dernier, à l’intérieur des photos aux tons sépia et des vêtements disséminés ça et là, comme posé à la va-vite dans une chambre, lorsque l’on se change pour aller à la plage…

Ensuite, Hollister recrée son univers via les ventes additionnelles d’articles de toilette et de soins du corps : déodorants, gloss et baumes pour les lèvres et des lotions pour le corps et le visage, etc.

Enfin, les inscriptions sur les vêtements reprennent simplement, pour la plupart d’entre eux, le nom d’une plage mythique du Sud de la Californie. Simple mais efficace.

Les clients cibles de Hollister sont les adolescents et les jeunes adultes, c’est pourquoi le prix des produits reste abordable.

Comme nous l’écrivions en 2011 : « Le storytelling n’est pas l’apanage des communications web ou pub et est parfois synonyme de belle réussite commerciale sur le lieu de vente. Mais attention, dans ce cas comme dans tout storytelling, pas de fausses notes sans quoi l’investissement peut s’en trouver ruiné. »

Au regard de l’évolution de l’image de la marque, cette affirmation résonne particulièrement bien aujourd’hui en 2016 en ce qui concerne Hollister.

En effet, après les différents scandales apparus ces dernières années, nous nous sommes aperçu que la promesse d’un monde « cool » semblait tourner au vinaigre. L’affaire des vendeurs recrutés sur leur physique en est l’exemple le plus parlant. Mon collègue Yann, en a personnellement fait les frais en 2010, de façon amusante. Alors étudiant à Lyon 3, il avait été approché par une femme à la sortie de l’université qui lui proposait de participer à un « casting » pour Hollister. Ne connaissant pas la marque, il s’est rendu au rendez-vous « mascarade », dans les sous-sols d’un bar très connu à Lyon où se déroulaient les fameux « castings »… La suite de l’histoire est stupéfiante : des vendeurs recrutés uniquement sur leur physique à qui l’on pose trois questions niveau CM2. D’ailleurs on ne parle pas de vendeurs, mais de « modèles ». Modèles qui étaient d’ailleurs pendant une longue période, amenés à se balader torse nu pour exposer leurs tablettes de chocolat dans les magasins, pour le plus grand plaisir des adolescentes survoltés. Bides à bières proscrits. Finalement, devant la pression de l’opinion publique, cette aberration s’est arrêté au printemps dernier : «Nous ne tolérerons plus de discrimination fondée sur les mensurations ou la beauté, ni de discrimination à l’embauche», selon un extrait de la lettre envoyé aux chefs de magasins par Christos Angelides, le directeur d’A&F.

Il n’empêche. Des critères de recrutement discriminatoires, une pression de travail insoutenable, une musique à en faire percer les tympans, des coupes de cheveux et des tenues de travail imposés, des tailles de vêtements qui ne dépassent pas le L font partie des nombreuses dénonciations au long terme sur la période 2011-2014.

Pour autre exemple, à Lyon, la directrice était – et l’est peut-être toujours d’ailleurs – une américaine non francophone. Cela montre bien la volonté d’une telle marque, de ne chercher aucunement à s’adapter aux pays dans lesquels la marque s’implante : hormis le fait d’entendre de la bouche des « modèles » le fameux adage « Hey, what’s up ? Welcome to the pier ! », il peut s’avérer complexe de parler avec une supérieure hiérarchique quand on ne parle pas la même langue. Quel importance, puisque l’objectif de la marque est de faire – ou plutôt d’avoir cru faire – rêver tout le monde ?

Voici pourquoi le storytelling est à considérer aussi sérieusement dans sa sincérité. Il s’agit de se décrire comme on est, comme notre entreprise fonctionne, ce que sont nos valeurs. Dans un monde où notre image numérique compte tout autant que la réalité, il est délicat et dangereux de vendre du rêve, alors que les valeurs et le mode de management sont tout autre. On peut se contenter de la réalité.

14Déc 2015
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Open Data : Grenoble version 2.0

Toujours en quête de renseignements sur l’actualité de notre région, je vous partage l’article que je viens de découvrir, « Ouverture d’un portail Open Data du territoire grenoblois », publié par la ville de Grenoble.

Je connaissais le big data, qui se caractérise par un traitement et une gestion d’un nombre important de données. Mais qu’est-ce que l’open data ? C’est l’utilisation et la mise à disposition des données publiques afin que tout le monde y ait accès et puisse réutiliser ces informations.

L’open data voit le jour ville par ville, et constitue un indicateur de l’image qu’elle cherche à donner. Je dis bien « peut » car la loi NOtre du 7 août 2015 a imposé à l’ensemble des villes de plus de 3500 habitants de rendre accessible sur Internet l’intégralité des « informations publiques » en leur possession. Cela n’impose pas non plus de publier un site entièrement dédié à ça, et je pense qu’un bon nombre de bourgades se contenteront d’ajouter ça au fin fond de leur site Internet.

Grenoble, après sa volonté de placer le centre-ville à 30km/h et de ne plus afficher de publicité dans la rue, la ville continue dans sa dynamique en faisant la promotion de son portail open data. C’est une initiative portée par la Ville de Grenoble, Grenoble Alpes Métropole et le Syndicat Mixte des Transports en Commun.

Ce que je trouve particulièrement intéressant, c’est que ce portail en est encore à ses débuts. Il y a des groupes comme la citoyenneté, la culture, l’économie, l’éducation, l’environnement, le transport, l’aménagement du territoire. Au sein de ces groupes, il y a des jeux de données. Par exemple, prenons l’onglet « économie », un seul jeu de données est pour l’instant « taux d’imposition communes agglomération ». Si une agence immobilière basée à Grenoble a un doute sur un des taux qui constituent l’une des 49 communes de la métropole, elle pourra se rendre sur ce groupe et avoir sa réponse !

Demain, lorsque ce portail sera passé du stade embryonnaire à celui d’utile, nous pouvons imaginer que cette même agence immobilière aura accès en temps réel à toutes les informations qui la concernent et disposera d’arguments de poids ! Le taux d’imposition peut en être un, tout comme le découpage des secteurs pour de nouveaux parents soucieux de savoir dans quelle école primaire ira leur fils, est-ce qu’il pourra y aller seul ou est-ce qu’il devront l’emmener, etc.

Imaginons maintenant « après-demain », ce portail d’open data devenu une référence. Des entreprises développent des applications axées sur un type d’informations bien particulier. La Ville de Grenoble poursuit sa volonté écologique. Elle dispose de capteurs de pollution bien précis partout au sein de l’agglomération, une application mobile est développée afin de savoir quels sont les meilleurs jours pour sortir faire un tour au grand air sans avoir à prendre la voiture.

Vous habitez Grenoble Je vous invite à essayer d’appliquer ces exemples à un élément de votre vie quotidienne:  comment est-ce que cela pourrait s’améliorer ? Dans seulement quelques mois… Je vous donne rendez-vous sur ce portail Open Data, il vous donnera lui-même la réponse !

17Nov 2015
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Glorieuses de Bresse, plutôt poulet que chicken

Pour cet article, on a décidé de ne pas vous torturer l’estomac et de ne le publier qu’en fin d’après-midi, pour vous mettre l’eau à la bouche avant le dîner. Non, nous ne sommes pas une agence marketing spécialisée dans l’agro-alimentaire.

Les Glorieuses de Bresse, c’est l’événement annuel mis en avant par le Comité Interprofessionnel de la Volaille de Bresse. Ces concours se déroulent en quatre dates en Bresse, entre Montrevel-en-Bresse, Bourg-En-Bresse, Louhans et Pont-De-Vaux respectivement les 15, 18, 19 et 20 décembre. Le but est de mettre en avant la qualité de l’élevage et de préparation des volailles AOP de Bresse : les chapons, poulardes et dindes, élevés selon les règles d’un art très précis :

  • Le plumage doit être parfaitement blanc, avec des pattes bleutées propres, entièrement lisses ; une crête rouge, simple, à grandes dentelures (amis punks, abstenez-vous), des barbillons rouges, des oreillons blancs ou sablés de rouge;
  • Un corps dense avec un engraissement harmonieux, une peau fine très légèrement crémée, une forme oblongue;
  • Un minimum de 10m2 par poulet de parcours herbeux qui lui permet de trouver lui-même 1/3 de son alimentation;
  • Les 2/3 restants de sa nourriture sont constitués uniquement de maïs, de blé et de produits laitiers;
  • Une durée de vie qui dépasse de loin celles de ses concurrentes: 4 mois pour les poulets, 5 mois pour les poulardes et 9 mois pour les chapons.

En 1957, cet élevage décroche une Appellation d’Origine Contrôlée – votée par l’Assemblée Nationale – qui définit de façon très précise la zone, la race et les conditions d’élevage donnant droit au titre « Volaille de Bresse ». En 1996, cette appellation qui était limitée au territoire français devient une Appellation d’Origine Protégée et s’étend sur l’ensemble tu territoire européen. La zone d’élevage a été défini très précisément en 1936 avec l’aide d’experts et la saisie du Tribunal de Bourg, grâce à une analyse des sols bressans, des procédés d’élevage, une détermination de la « race pure et exempte de croisements ». Aujourd’hui c’est un territoire de 3 536km2 qui s’étend entre l’Ain au Sud, la Saône et Loire au Nord et le Jura en bordure Est. Donc prenez garde, car une volaille produite « en Bresse » n’est pas forcément une volaille de Bresse!

Cette renommée ne date pas d’hier, puisqu’en 1591, c’est la première fois qu’il est fait mention de « Volaille de Bresse » dans les registres de Bourg-En-Bresse. Pour la petite anecdote qu’on aurait du apprendre dès notre sixième durant le cours sur l’histoire de France: l’origine de l’expression « mettre la poule au pot » : une rumeur prétend que Henri IV fut tant séduit par le goût de la volaille qu’on lui servit, qu’il fit le vœu que toujours son peuple puisse « mettre la poule au pot ». Cette renommée s’établit officiellement lorsqu’en 1825, Brillat Savarin classa cette Volaille de Bresse au 1er rang en déclarant dans son ouvrage « La physiologie du goût » qu’elle était « Reine des Volailles et Volailles des Rois ». Cette histoire a poursuivi son sacre avec le temps, puisque la volaille de Bresse est aujourd’hui utilisée par nos plus grands chefs cuisiniers, comme Paul Bocuse, la Mère Brazier, Régis Marcon ou Patrick Bertron. Georges Blanc est même Président de l’Appellation de Volaille de Bresse, excusez du peu!

C’est à partir de 1862 que se sont ouvertes les Glorieuses de Bresse, pour mettre en avant ce savoir-faire qui demande une attention énorme. Sur la zone AOP « Volaille de Bresse », on compte seulement 200 éleveurs et une cinquantaine d’entre eux participent au concours.

Les Glorieuses de Bresse ne dérogent pas à la règle de notre icône de pays spécialiste du savoir-faire culinaire, puisqu’elles attirent chaque année des personnes venues du monde entier. Lors des éditions précédentes, ils ont reçu les chaînes de télévision nationales russes et sud-coréennes, et c’est l’école hôtelière japonaise qu’ils accueillent cette année pour l’événement.

4Nov 2015
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Marketing de l’innovation : une idée, une start-up, une révolution

L’idée, c’est la conception d’un stabilisateur de vidéo. La start-up, c’est Steadxp. La révolution, c’est le choix du consommateur – vous! Et nous aussi d’ailleurs. Ces trois ingrédients mènent à un marketing de l’innovation complètement repensé, grâce à un outil qui s’appelle Internet.

Steadxp est une start-up qui a été lancée à Grenoble il y a un peu plus d’un an, où Adrien Farrugia a eu cette bonne idée : « faire des vidéos en mouvement, c’est bien, mais faire des vidéos en mouvement qui ne donnent pas envie de vomir, ça ne serait pas mieux? » La plupart des Instagramers ont résolu ce problème en accélérant les vidéos qu’ils postent, alors certes cela donne un effet bien décalé et permet de faire le tour du monde en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, mais quand on est en train de bouger, le résultat de la vidéo est généralement médiocre. Le stabilisateur de vidéo, c’est ce petit boitier sur le dessus de l’appareil qui contient des capteurs gyroscopiques. Pendant la prise de vidéos, les capteurs enregistrent les mouvements du boitier, et un logiciel de derushage des images va ensuite appliquer des compensations pour remettre l’image droite en toute situation.

Le hic, comme pour beaucoup d’entreprises, c’est le financement de départ. Comme le disait Groucho Marx : « Il y a tellement de choses plus importantes dans la vie que l’argent, mais il faut tellement d’argent pour les acquérir. » Soit tu grossis et tu réinvestis tes bénéfices, mais cela peut prendre plusieurs années et entre-temps le voisin aura piqué ton idée. Soit tu fais appel à des actionnaires, en essayant de les convaincre que ton projet, c’est l’innovation du siècle, mais tu risques également de ne rapidement plus être propriétaire de ton idée s’ils sont trop peu nombreux.

Il y a une forme d’actionnariat qu’on appelle du « financement participatif » ou crowdfunding en anglais. Cette forme de financement a vu le jour il y a quelques années, et pour rallier bon nombre de potentiels investisseurs, il s’agit d’être convaincant ! L’investisseur n’attendra pas un retour sur investissement financier mais plutôt un retour en nature. Pour le cas de Steadxp, cette campagne de crowdfunding s’est effectuée sur la plateforme Kickstarter.

Steadxp proposait aux investisseurs de recevoir le stabilisateur de vidéo 6 semaines avant tout le monde, et de participer à la finalisation des derniers ajustements avec l’équipe technique. La start-up grenobloise a prévu la livraison de ses produits pour Mars 2016, et il y aura donc 2 287 contributeurs qui auront leur petit bijou à la mi-janvier. Le Père Noël sera un peu retard, mais ça permettra de bien commencer l’année ! Ces 2 287 contributeurs ont engagé 505 621€ pour financer ce stabilisateur de vidéo, soit une moyenne de 221,08€ par collaborateur. Et il faut croire que cette campagne a été convaincante, car l’objectif de base était de 150 000€!

 

Cette vidéo, comme l’ensemble de la campagne marketing effectué par Steadxp, s’effectue dans une pure logique d’inbound marketing : la start-up va expliquer son produit, son procédé, puis va le mettre dans des situations où son utilisation est optimale afin d’attirer et de séduire les clients. A voir quand même le pilotage de la Go Pro avec le dos écran caché…

Il y a quelques années, je me souviens de cette publicité Nikon que je trouvais jolie mais qui ne m’a jamais fait acheter un seul de leurs produits.

Dans les étapes de conversion client chez SteadXP, j’en ai déjà franchi une en m’inscrivant à leur newsletter pour être au courant de l’évolution de la mise sur le marché du produit. Et mon anniversaire est en février, alors bon…

21Août 2015
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Marketing, orgueil et préjugés

Le marketing ! Qu’ai-je pu entendre comme différentes définitions à ce propos. Tout le monde a son avis dessus, même ceux qui n’ont pas l’air de savoir vraiment de quoi ils parlent – à vrai dire, surtout ceux qui n’ont pas l’air de savoir vraiment de quoi ils parlent.
A l’image de la politique ou de l’économie, le marketing est l’arme ultime pour faire taire la personne avec qui l’on débat. Comme tout le monde en parle, vous ne voulez pas passer pour l’idiot qui ne comprend pas ce qu’est un mécanisme de désinflation compétitive – en économie – ou le virus qui touche l’ensemble de la population française à 6 mois des législatives de vouloir parler de politique. Alors personnellement, j’attends avec impatience le jour où ce sera à la mode de parler de physique quantique, où là nous serons à peu près tous à égalité : c’est comme les toilettes turques, c’est l’art de faire quelque chose en s’appuyant sur rien.

Référons-nous à la chaîne de valeur de Porter pour essayer de clarifier la situation – ou pas :

Chaîne valeur POorter Yann Jeandroz MARKET-ON

Le département Marketing et Ventes se trouve dans le même sac, alors que ce sont deux activités qui sont généralement bien distinctes dans le monde de l’entreprise (à tort d’ailleurs) ! Selon une étude menée par Forrester Research, seuls 8% des entreprises déclarent avoir un bon alignement marketing et vente… Le marketing opérationnel (opérations du quotidien) tend tout de même de plus en plus à se rapprocher de la vente, ce qui s’allie à un rapprochement de leurs objectifs communs.
La vente, comme son nom l’indique, consiste à vendre. Le marketing ? C’est ce terme bâtard, fourre-tout, l’espèce de roue de secours qui nous vient en aide quand on est à cours d’explication. Et évidemment, le marketing est devenu l’égal de la physique quantique. A tort ! Ce texte est donc un étendard pour aller à l’encontre de toute la désinformation que j’ai pu entendre à ce propos, du collègue passionné de sciences exactes ayant choisi l’audit comptable et vous regardant tel un chien battu « Ah, t’as choisi un master en marketing du coup… ? » à ceux qui veulent se conforter dans leur idée « tu vois, j’ai pas choisi le marketing parce que je me dis que ça, je pourrais l’apprendre sur le tas ».

Stop ! La définition du Mercator, bible du Mercator, est très claire : « Le marketing est l’ensemble des moyens dont disposent les entreprises en vue de créer, conserver et développer leurs marchés ou leur clientèle :
–        Utilisation de techniques (merchandising)
–        Finalité : la conquête des marchés (pas de vocation commerciale exclusivement) ».

Les objectifs de cette discipline sont clairement fixés :
–        Attirer le client, l’intermédiaire, celui qui n’est pas encore client (le prospect). Un client cherche parmi les produits et services offerts celui qui va lui procurer un maximum de valeur.
–        Fidéliser le nouveau client. Un client nouveau va couter cher, il génère un cout d’acquisition. Un nouveau client coute 11 fois plus cher que de fidéliser.
–        Rentabiliser les clients : satisfaction au service de la rentabilité.

Dans cet univers où la concurrence fait rage, où 49% des nouvelles entreprises mettent la clé sous la porte dans les cinq années suivant leur création, il est capital d’être meilleur que nos concurrents dans ce que nous faisons, et il est d’autant plus important de le montrer à ses clients pour pouvoir vendre.

Cet article me paraissait important, alors que je débute dans une agence marketing et communication dénommé Market-On, où nous ciblons les entreprises qui sont excellentes techniquement, mais qui ont des lacunes – de temps ou de connaissances – en la matière. Cela couvre l’industrie, l’artisanat, les services ou encore le commerce – oui, le commerce !  Des entreprises d’automobiles ou de fabricants de malaxeurs volumétriques aux radios et boulangerie en passant par des boutiques de vêtements à des cabinets de formation, notre clientèle est très large et nous avons un taux de satisfaction client qui nous donne envie de continuer. Tout simplement.

Yann.

30Juil 2015
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La CMA de l’Ain vous parle de notre travail!

MARKET-ON travaille depuis plusieurs années en partenariat avec le programme Atout Commercial de la chambre des métiers de l’Ain. Nous accompagnons des entreprises dans leur développement commercial et les conseillons sur les choix opportuns en fonction de leurs situations. Sylvain DUVAl a été interviewé par le magazine Entreprise & Métiers, que nous remercions pour ce coup de projecteur.

Cliquez ici pour lire l’article et comprendre notre travail.

11Juin 2015
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Quand le marketing fait le bonbon : Oasis première marque française sur les médias sociaux

Quel phénomène bizarre que celui de manger des icônes de la communication… Vous pensez que le rédacteur débloque? Et pourtant non : Il y a quelques mois vous avez eu apparaître au rayon bonbons de votre supermarché préféré, ainsi qu’au guichet de certaines stations essence qui offraient le sachet pour un plein de carburant, les nouveaux bonbons Haribo Oasis. Juste une histoire de cross-branding ou chacun trouve un intérêt? Bien plus que ça pour ceux qui n’ont pas suivi…

Petite rétrospective : Le groupe Orangina-Schweppes, a décidé fin 2011 de booster ses campagnes de publicité pour le produit Oasis, attaqué de toutes parts par des marques concurrentes aux stratégies qualitatives ou ciblées. L’agence de communication Marcel du groupe Publicis est chargée de ce délicat contrat.
Le résultat est stupéfiant : quelques années plus tard, personne ne semble surpris de se retrouver à sucer des bonbons en forme de fruits rendus débiles pour les causes de la publicité! Alors que s’est-il passé?
L’agence Marcel a tout simplement mis en place une stratégie de storytelling de toute beauté.
Au départ, début 2012, l’on voit apparaître des personnages-fruits délirants aux caractères empreints de crétinerie à mourir de rire. Rapidement, on s’habitue à leur retour et même on veut en savoir plus… Dès lors, l’agence de communication met en place une stratégie multicanale géniale : vidéos Youtube, compte Facebook, annonces sur Le Bon Coin, jeux vidéos, websérie!… et dernièrement bonbons Haribo à l’effigie des nouveaux héros.
Aujourd’hui, Oasis est tout simplement la marque française la plus présente sur les médias sociaux : 3 300 000 followers sur Facebook, 100 000 abonnés sur Youtube, plus de 50 000 gamers… des chiffres tout simplement ahurissants pour une marque de softdrink. Un coup de maître.

Article sur Stratégies.fr :
http://www.strategies.fr/actualites/marques/235656W/oasis-emmenage-sur-leboncoin-fr.html

Le teaser de la nouvelle campagne L’effet Papayon Oasis de l’agence Marcel :
https://vimeo.com/107457906

Campagne Cross-média Oasis agence Marcel MARKET-ON

26Avr 2015
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Trophée ANDROS ou lorsque le sponsoring fait naître une discipline

Le Trophée Andros a 25 ans déjà, et quelle réussite sportive et médiatique ! Pourtant à l’origine, il ne s’agissait que d’une simple histoire d’amitié liée à une action de sponsoring : Parce qu’ils se rencontrent souvent sur les stades de rugby en tant que passionnés, Frédéric GERVOSON, dirigeant d’Andros, fournit en 1985 un budget pour la saison de Max MAMERS, pilote professionnel de supertourisme. Aucun des deux hommes ne se doutent de ce qui découlera plus tard de cette action.

Lorsque l’hiver arrive et que les courses automobiles se raréfient, Max MAMERS a l’idée de lancer en 1990, un mini-championnat de course sur glace, ANDROS décide de suivre ce pari audacieux et finance le projet. Frédéric GERVOSON et Max MAMERS sont tous deux des fous de glisse et au-delà de l’opération Marketing, c’est un état d’esprit et finalement une discipline qui va naître.

A l’époque et toujours aujourd’hui, l’engouement des stars ou ex-stars du sport automobile est au rendez-vous et se succèdent au volant des bolides qui soulèvent la poussière de glace des Alain Prost, Jean-Pierre Beltoise et Olivier Panis pour la Formule 1, Ari Vatanen et Bernard Darniche pour le rallye, et tant d’autres qui se sont essayés à la discipline…

Au delà de la retombée médiatique de l’opération, la personnification des dirigeants et la passion associent depuis longtemps une image dynamique à la marque Andros. Mais il ne faut pas s’y tromper, le Trophée est aujourd’hui une véritable institution du sport automobile français affilié à la FFSA et dont les budgets de fonctionnement sont devenus importants. C’est une véritable plateforme de promotion pour des marques qui souhaitent adhérer à un état d’esprit fun et d’avant-garde, puisque cette année le trophée Andros sera la seule discipline à laquelle participeront simultanément des voitures à essence et électrique.

Lien vers le site : http://www.tropheeandros.com

Mots-clefs :Marketing du sport, marques, sponsoring

26Avr 2015
MARKET-On Agence marketing & Agence communication
Buzz Marketing, Marketing B to C, Packaging 1 comment

Quand le prospectus se change en sac !

Souvent simplicité rime avec efficacité. Il est complexe d’innover dans la communication tant les canaux d’informations entre les marques et le consommateur sont surchargés : télévision, journaux, publicités papier et désormais publicité internet s’ouvrant sans prévenir sur nos écrans… Est-ce réellement efficace? Faut-il s’abandonner à la surenchère de la visibilité agressive? Existe-t-il d’autres moyens de mettre en avant sa marque tout en valorisant son offre de façon claire?

Chaque responsable Marketing ou communication est tenté d’accepter les solutions que lui propose ses prestataires : évolution graphique et technique du site internet pour être en phase avec les dernières fonctionnalités, impression sur papier issu de forêts gérées écologiquement,… Tout est potentiellement source d’inspiration. Mais lorsque un service Marketing veut obtenir une efficacité opérationnelle, ses choix techniques doivent s’effectuer en fonction de la stratégie à moyen terme. En un mot, il s’agit d’être cohérent.

Si les valeurs de Grand Frais sont celles de la fraîcheur et de la convivialité, alors c’est un carton plein qu’avait réalisé le service communication du groupe : A travers un choix technique qui sert une opération de Marketing opérationnel qui ne pourra que réussir, Grand Frais pousse ses valeurs de proximité, simplicité et convivialité. Jugez plutôt :

Au milieu du tas de prospectus que vous recevez de façon bi-hebdomadaire, vous découvrez un sac kraft qui, au premier abord, semble avoir été glissé accidentellement dans la pile de publicités… La curiosité vous pousse donc à l’extraire de la pile et à lire ce qui est inscrit sur ce fameux sac. Premier objectif atteint : SE DEMARQUER.

En lisant machinalement les quelques écritures inscrites sur le sac, vous vous apercevez que Grand Frais vous invite à venir remplir ce sac d’un kilo de mandarine offert, en échange de quelques courses représentant au moins 25 euros. Deuxième objectif atteint : FAIRE PARVENIR L’INFORMATION CLAIREMENT.

Si les évolutions techniques sont une solution à la complexification des modes de communication entre les marques et le consommateur, il est heureux de s’apercevoir que certains esprits hardis savent toujours faire preuve d’une maligne ingéniosité pour transmettre un message simplement.

Consulter le site internet de Grand Frais : http://www.grandfrais.com/

26Avr 2015
MARKET-On Agence marketing & Agence communication
Marketing B to C, Social Media no comments

De la culture de l’oral à la culture de l’écrit…

A l’avènement du téléphone portable, dans les années 90, l’ensemble des acteurs de pointe de la télécommunication créèrent des services de veille technologique et veille Marketing, tant ils savaient que ce marché représentait l’eldorado économique des 20 prochaines années et que la bataille concurrentielle ferait rage. Fabricants de téléphones portables, fabricants d’antennes relais, fabricants de composants électroniques et autres cabinets d’études spécialisés se sont alors lancés dans une quête insensée d’hypothèses plausibles quand à la croissance du nombre d’utilisateurs et des services associés : SMS, MMS, 3G (licence UMTS), réception d’emails, visio-communication… Tout était planifié!

Il est assez amusant de s’imaginer que tout cela dépendait, et dépend encore, de la capacité des fabricants de composants à graver des circuits de plus en plus petits pour intensifier le nombre de connexions et de calculs supplémentaires que nécessitent les applications dont il est question ci-dessus…

Cependant, il est un phénomène socio-économique auquel personne ne pouvait s’attendre : l’envoi de SMS et MMS paraissait à l’époque être une simple transition technologique à la future 3G et la possibilité associée de visionner de la vidéo. Dès lors, il était dit qu’il en serait fini de l’écrit et que la vidéo serait désormais partout…

Mais la génération des personnes néées dans les années 90, les « digital natives », a quelque peu perturbé la donne : Le SMS et le MMS est devenu leur terrain de jeu favori. Raison économique certes mais devenu avec le temps, une raison sociologique : le texte pose cette distance qui permet finalement de rentrer en contact sans se découvrir, sans se montrer,… sans se faire entendre !

Cette nouvelle façon de communiquer a rapidement séduit bon nombre de générations pour devenir aujourd’hui un modèle culturel : Meetic, Facebook, Twitter et autres sites de réseaux sociaux sont lancés sur orbite et rien ne sera plus comme avant…

La problématique que rencontrait à l’époque les cabinets de veille Marketing dans la communication à répondre à la question « comment gérer autant d’applications à la fois? » à trouver sa réponse naturellement : le passage d’une communication orale à une communication écrite permet d’intensifier le flux de communication entre les personnes tout au long de la journée. Capable désormais de prioriser l’information entrante, l’utilisateur de télécommunication est devenu multitâches!… Le seul bémol à inscrire à cette mutation réside dans le célèbre adage : les écrits restent, les paroles s’envolent… Une page de l’histoire est tournée.

11Avr 2015
MARKET-On Agence marketing & Agence communication
Définition Marketing, Marketing B to C, Tendance Marketing 1 comment

Le « professionnel » comme gage de qualité

Quand on est professionnel, a-t-on besoin de le préciser? Il semblerait que oui, tant les dénominations « pro » sont utilisées par les marques pour convaincre le consommateur final de l’efficacité de leur produit…
C’est un procédé Marketing habituel mais qui prend parfois une tournure amusante quand le décalage entre le mot « pro » et l’utilité finale du produit devient flagrant.
Pour n’en citer qu’un (sans le citer), que penser d’une marque de colle pour appareil dentaire qui se targue du superlatif « pro » sur ses produits? Si l’on prend le recul de l’utilisateur objectif, on est sensé comprendre que le produit utilisé est un produit professionnel… Quel est le professionnel dont le métier est de coller des appareils dentaires? Même si cela doit arriver au dentiste, on peut raisonnablement douter de la véracité de l’origine « professionnelle » de la dite colle.
On s’aperçoit en réalité que deux procédés Marketing différents se distinguent derrière ce petit jeu du produit dit « professionnel » :
CAS N°1 : Le brouillage des pistes.
Sur certains marchés, on mélange effectivement bien les gammes professionnelles et les gammes pour particuliers. La faute à qui? A la demande certainement… C’est le cas sur le marché de l’outillage sur lequel les marques jouent du Marketing pour cibler professionnels et particuliers distinctement. Cependant, une certaine frange du marché des particuliers souhaitent investir dans du matériel plus robuste, et peut être aussi, soignant mieux l’égo de son utilisateur occasionnel… Toujours est-il qu’il est désormais un argument commercial certain sur ce marché que d’afficher le terme « professionnel » et que de proposer une entrée de cette gamme accessible à la bourse des particuliers.
CAS N°2 : Le stratagème Marketing.
En quoi l’utilisation du terme « professionnel » engage-t-il légalement une marque? Réponse : en rien… En clair, et le consommateur le sait, s’il on vous vend un produit dit « professionnel », rien n’empêche la marque de mentir allègrement et d’en faire un simple argument marchand. Dans certain cas, comme celui cité précédemment du dentiste, l’usage du mot peut presque faire sourire, dans certains autres, comme sur le marché de la cosmétique, il vous sera impossible de juger objectivement si le produit que vous avez en main à effectivement servi à coiffer ou maquiller les stars hollywoodiennes, mise à part votre perception inconsciente du prix. Mais là c’est une autre histoire!

11Avr 2015
Définition Marketing, Marketing B to C, Technologie du Marketing, Tendance Marketing 1 comment

Le Retail Intelligence : Mettez des chiffres sur la performance de votre point de vente


Voilà encore une bonne nouvelle : vous n’avez plus d’excuses pour ignorer la réalité de la fréquentation de votre point de vente et le retour sur investissement de vos campagnes Marketing ! Fini les « on a eu pas mal de monde », les « aujourd’hui personne n’achète! » ou encore les « la promo marche bien… ». Comme on le sait, et sans incriminer le personnel de vente dont ce n’est pas le métier, il s’agit de prendre des décisions autour de chiffres tangibles.

Alvaro Angulo, Directeur Général de T-Cuento, société spécialisée dans le Retail Intelligence, exprime, à travers une maxime percutante, cette réalité de management stratégique d’entreprise : « Ce qui ne se mesure pas, ne s’améliore pas ».

Certains penseront qu’il s’agit de démagogie, mais il est une certitude que la gestion stratégique d’entreprise nécessite désormais l’utilisation d’indicateurs précis et actualisés extrêmement fréquemment, d’autant plus dans le secteur de la distribution grand public.

En ce qui concerne la gestion de points de vente, il existe désormais des solutions techniques qui permettent, d’une part, de répondre de manière intéressante à ce besoin de précision des indicateurs mais également à la nécessité d’accès en temps réel à cette information à partir de n’importe quel endroit ou se prend une décision.

Euréka ! Le Retail Intelligence est né : Des capteurs intégrés dans les points de vente décomptent le trafic piéton dans la rue, la fréquentation du magasin, la durée de la visite,… Autant d’informations qui, lorsqu’elles sont consolidées sur la journée, la semaine ou le mois, permettent d’enrichir considérablement la connaissance de l’entreprise sur les besoins réels en personnel de vente, opérations Marketing ou encore organisation du point de vente.

La transmission des données vers les sites de prise de décision est un point important dans la mise en place de ce type de solution. La société T-Cuento, acteur majeur de fourniture de solution de Retail Intelligence, propose un système d’envoi des données intéressant car il répond à la notion de multiples points d’accès à l’information via internet. En effet, l’espace client hébergé par T-Cuento avec accès via une interface simple, rend l’information stratégique disponible depuis n’importe quel équipement capable d’afficher une page web.

Lorsqu’un système possède la capacité de fournir une information, au départ complexe, de façon synthétique et accessible, on est en droit de penser que l’on est effectivement en présence d’un outil d’aide à la décision. Les solutions techniques de Retail Intelligence devraient se démocratiser à moyen terme comme une solution pertinente de gestion opérationnelle et stratégique des réseaux de points de vente, même de moyenne taille.

La définition du Retail Intelligence : http://fr.wikipedia.org/wiki/Retail_intelligence

Le site internet de T-Cuento : http://www.t-cuento.com/

11Avr 2015
Ciblage comportemental, Définition Marketing, E-marketing, Marketing B to C, Technologie du Marketing, Tendance Marketing 2 comments

Après le e-commerce, voici le m-commerce…

On ne vous présente plus l’e-commerce qui progressivement s’est imposé comme un canal de vente majeur. Est-il possible de progresser encore dans la vente dématérialisée? En tout cas, ce n’est pas tout à fait dans cet axe que le développement technologique et marketing s’opère. Tout consiste à croire que les futures innovations vont plutôt tenter de réduire le seuil virtuel/réel des canaux de distribution… Explication :

L’interview de Marc-Henri Desportes, directeur de l’innovation chez Atos Origin est intéressante à plus d’un titre. Cette SSII française qui embauche plus de 4500 personnes est depuis longtemps spécialisée dans la gestion des structures informatiques, l’intégration de systèmes et le conseil, mais aussi, depuis peu, dans les services transactionnels. Vous pourrez découvrir le visage de cette société dynamique dans la vidéo ci-dessus, mais ce qui nous intéresse aujourd’hui est le dernier métier stratégique que vient d’intégrer Atos Origin et la raison de ce choix.

Services transactionnels? Kezako? Tout simplement les services informatiques, très souvent sécurisés, qui gèrent les achats et les ventes opérés par un canal virtuel et le transfert d’argent qui y est associé. Les consommateurs de ces services sont bien évidemment les boutiques en ligne, les banques mais également les institutions auprès desquels les contribuables payent leur dû… Pourquoi est-ce stratégique? Tout simplement parce que ce mode de consommation possède une marge de progression non négligeable si l’on considère le degré de connectivité des personnes…

M-commerce pour mobile commerce ! Nous y voilà. C’est la conséquence directe de l’internet portatif : la transparence des marchés n’est plus un rêve, c’est une réalité. Combien de commerçants ont été agacés par l’attitude de quelques consommateurs justifiant l’abandon de leur achat par un « c’est moins cher sur internet! ». Il s’agira à l’avenir pour les réseaux de vente physique de savoir quels sont les prix exacts opérés sur les canaux de vente physique et virtuel, car la tendance à la transparence des prix n’est pas prête de s’inverser. En effet, n’importe quel particulier équipé d’un smartphone peut désormais comparer les prix dans une boutique physique avec ceux pratiqués dans une boutique virtuelle en quelques minutes.

Mais il existe un revers de médaille. Le consommateur ainsi armé doit également comprendre qu’il possède un véritable cheval de Troie dans sa poche. Qui dit téléphone, dit position géographique localisée précisément mais également identification du porteur. Une fois couplé à votre fichier de transactions (voir l’article sur le ciblage comportemental), il est possible d’afficher dans les vitrines du magasin que vous longez, la publicité du produit qu’il vous faut…

Impressionnant? Terrifiant? A vous de juger… En tout cas, ce n’est plus un rêve du futur tel que Luc Besson l’imaginait dans « Le cinquième élément », mettant en scène un Bruce Willis, cigarette à la bouche, asséné de publicité pour arrêter de fumer, projetées sur écran vidéo en sortant de chez lui…

11Avr 2015
MARKET-On Agence marketing & Agence communication
Définition Marketing, Marketing B to C, Marketing viral 2 comments

La réalité augmentée par les clients, une idée dynamique

Le retour sur investissement d’une campagne de communication ressemble souvent à un jeu de hasard. C’est pourquoi le blog Market-on tente de recenser les techniques qui permettent de mesurer l’impact d’image et d’accroissement de l’attractivité d’une marque, car c’est bien de cette dernière notion dont il faut se soucier.

Si pour beaucoup de société, le but réside toujours dans le « se faire connaître », d’autres ont compris que cette notion ne suffit plus dans un environnement saturé par les messages… Une marque doit communiquer sur les valeurs de sa cible clients et surtout proposer des actions qui « prouvent » que ces valeurs ne sont pas un simple apparat de façade.

Facile à dire, mais pas si facile à mettre en oeuvre! Fini l’impact réel des belles promesses à la fin des publicités télévisées, même l’affiliation d’une star en temps qu’icône médiatique à votre marque n’est pas forcément une garantie de retour sur investissement.

Le secret réside dans l’interaction et l’acceptation de l’avis du consommateur sur votre marque. Le principe est simple : insérer dans votre campagne de publicité des opérations impliquant la créativité de clients et prospects de façon dynamique et compétitive.

L’exemple de FERM Power Tools est assez intéressant à ce titre. Cette société néerlandaise avait déjà choisit un vecteur de communication dynamique à travers le financement d’une écurie du championnat du monde des rallyes en tant que sponsor. Afin d’accroitre sa popularité, FERM vient de proposer un concours ouvert à tous pour imaginer une nouvelle décoration de la voiture du team. Le vainqueur verra ainsi courir la Ford Fiesta WRC FERM Power Tools selon son dessin pour la dernière course du championnat.

Intelligent, peu couteux, donnant une image dynamique et surtout prouvant que la marque sait écouter l’avis de ses clients et passer à l’action.

le site internet de la marque : www.ferm.com

11Avr 2015
MARKET-On Agence marketing & Agence communication
Ciblage comportemental, E-marketing, Marketing B to B, Marketing B to C, Marketing viral no comments

Notoriété Facebook : mirage ou réalité?

En créant la base de données personnelles et comportementales de plusieurs centaines de millions de personnes à travers le monde, Mark Zuckerberg a suscité l’intérêt de bien des entreprises et autres organismes d’état.

La frénésie Facebook semblant être derrière nous, on peut désormais faire le bilan sur ce qu’il semble avoir fonctionné en terme de Marketing pour les entreprises sur ce média.

Tout d’abord, information relayée par un grand nombre de blogs spécialisées dans le Social Marketing, beaucoup d’entreprises ne savent (toujours) pas que créer une page Facebook standard est interdit dans les conditions générales d’utilisation. Les deux alternatives étant la page Facebook entreprise ou la création d’un Groupe.

Aussi, d’une façon logique, les entreprises pouvant espérer un substantiel retour sur investissement sur leur communication sur ce média, sont celles ciblant des consommateurs entre 15 et 34 ans et bien évidemment sur le marché des particuliers, très certainement pas pour les entreprises opérant sur un marché B to B. Cela semble une évidence pour ce dernier point, mais on a vu de tout!

Enfin, règle de base du Social Média, animation régulière et communication innovante sont de mise! Rien de plus désespérant qu’une page Facebook dans un style « message à caractère informatif » laissée à l’abandon.

Ce qui nous renvoie directement au titre de l’article : le Social Marketing n’est pas un outil autonome pour se faire connaître et toucher un nombre important de prospects sans rien faire. Cela demandera du temps ou à défaut, de l’argent, si vous confiez cette tâche à une société qui se chargera d’animer votre actualité Facebook.

11Avr 2015
MARKET-On Agence marketing & Agence communication
Marketing B to C, Technologie du Marketing no comments

Des écrans vidéo nouvelle génération

La vitrine demeure le premier lieu d’interaction entre le client et le commerçant. Cependant, peu de solutions technologiques adaptées existent à ce jour. Même si un bon étalagiste saura mettre en valeur les produits de la saison, ce savoir-faire séculaire pourrait être agrémenté d’un peu de nouvelles technologies…

Beaucoup de commerces se sont aventurés dans l’utilisation d’écran vidéo en vitrine pour faire passer un message aux passants, mais un problème majeur demeure : le contraste !

L’investissement est souvent non négligeable au regard du résultat. Ainsi le constat est simple : Même un très bon écran du grand commerce est inopérant en plein soleil et la vitre qui sépare le commerce de la rue accentue encore le phénomène de réverbération.

De nombreux fabricants proposent ainsi des écrans LED professionnels avec des niveaux de contraste qui éradique ce problème mais pas seulement… La technologie proposée consiste en un ensemble de panneaux modulaires que l’on assemble en fonction de la taille et de la définition souhaitées de l’écran : jusqu’à 200 mètres carré!

Utilisable en intérieur ou en extérieur, ces écrans sont installés avec un logiciel qui vous permettra de charger le contenu que vous souhaitez et ceci sans abonnement mensuel.

Pour plus de renseignements, consultez par exemple le site de CHARVET Digital Media : www.charvet-industries.com

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