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3Août 2018
Néscafé, nous vend du café soluble comme le lien d'une amitié indissoluble.
Définition Marketing, Marketing B to C, Tendance Marketing no comments

Le marketing émotionnel selon Nescafé

Nescafé nous vend du café soluble comme le liant d’une amitié indissoluble (rires).
Je ne sais pas si c’est pareil pour vous, mais le café soluble, j’essaie plutôt de le partager avec les personnes que j’aime le moins.

Préambule

Live marketing, Content marketing… Difficile de suivre toutes ces terminologies, tant elles recoupent des réalités différentes d’une agence à l’autre, d’une entreprise à l’autre.

Mais quand il s’agit du marketing émotionnel, tout le monde, du vieux de la vieille jusqu’au novice en marketing a une idée de ce dont il est question. 

L’utilisation de l’émotion au service du marketing est entendable, pour la simple et bonne raison que, tout est émotion.

Toute interaction, tout acte interpersonnel ou commercial est guidé, de près ou de loin, par l’émotionnel. Prenons l’exemple de l’achat d’une plieuse industrielle, objet impersonnel mais néanmoins fonctionnel. Au delà des capacités de la machine et des conditions financières d’un tel achat auprès de tel et tel fournisseur, cet acte sera aussi guidé par la synthèse de variables subjectives, pêle-mêle :

  • L’obtention des meilleures conditions, auprès du fournisseur, au-delà du rapport qualité prix acceptable, par souci de montrer sa performance à son supérieur.
  • La qualité de la relation avec le commercial vendant la plieuse.
  • Une recherche de fierté personnelle à mener à bien le projet.

Être pointilleux c’est aussi porter une attention toute particulière aux terminologies. En matière de marketing émotionnel, il faut savoir raison garder, car nous sommes face à une des confusions classiques : celle qui restreint le marketing à la seule communication.

Certes, c’est une question de point de vue, certains diront que le packaging, le design thinking,  sont orientés sur l’émotion. D’accord. Mais deux questions nous viennent à l’esprit : Qu’est-ce qu’un prix orienté sur l’émotion ? Qu’est-ce qu’une distribution orientée sur l’émotion ?

Difficile d’agir de manière fine sur le caractère émotionnel d’un prix, ou un mode de distribution, s’il en est.

Mais alors, pourquoi ce sujet, pourquoi maintenant ?

Cette recherche d’émotion est intrinsèque à toute activité humaine, et donc au marketing.

La communication publicitaire est l’émanation la plus remarquable du marketing pour tout un chacun, elle a historiquement toujours cherché à stimuler émotionnellement ses cibles, mais toujours en utilisant l’émotion implicitement, au bénéfice du produit ou du service ( « Quand je fais de la purée Mousline » , fameuse publicité de 1976, dure 30 secondes au cour desquelles le nom du produit apparait 5 fois, soit au moins une fois toute les 6 secondes).

Aujourd’hui, nous sommes témoins d’une inversion du phénomène, le produit est au service de l’émotion. Banalisation de la publicité, recentrage sociétal sur des valeurs d’« humanisme »… L’apparition de ce phénomène est multiple. 

Récemment, une ont retenu notre attention en ce sens, « Ceux qui comptent » de Néscafé.

NESCAFÉ, l’émotion  >  le produit

Cette publicité est apparue sur nos téléviseurs en fin d’année 2017. Elle met en scène un homme, face à toutes les personnes qu’il connait ou a connu, dans un amphithéâtre. Il demande au fur et à mesure, selon des questions choisies et graduelles à différents groupes de personnes de s’assoir ( Ceux qui ne se souviennent pas de mon nom – Ceux qui ne connaissent pas mon surnom du lycée – Ceux qui ne connaissent pas celle qui m’a brisé le coeur).

La représentation est volontairement irréaliste. Mais là où elle est percutante, c’est dans sa capacité à nous ramener de manière imagée à notre propre humanité, à nos propres démons, dans notre incapacité (pour le meilleur et pour le pire) à nous lier éternellement avec des personnes ayant joué un rôle dans notre existence.
 Et nous plongeons dedans, la science des publicitaires aidant : nous ne sommes que très tardivement sollicités par la marque Nescafé et même le produit (à la 17ème seconde sur 30 de publicité). 

Bien évidemment, ce spot se clôt sur des retrouvailles chaleureuses, avec les « quelques personnes qui comptent », autour d’une tasse de café. Selon la formule consacrée : tout est bien qui finit bien. Dans le monde de la publicité, nulle gravité.

Le produit est certes amené par les notions de partage et de convivialité induites par la consommation de café, cependant, tout est fait pour faire penser que le produit n’est pas le sujet de la communication, mais bien le préposé au service de cette convivialité. Lors de la scène finale, le lien entre les personnes est matérialisé par la transmission d’une tasse de café se transformant par un fondu en produit Nescafé, réhabilitant habilement le produit comme objet de la communication. 

L’odeur du café nous monte au nez, sa chaleur, un dimanche midi, repas de famille. Nous sommes déjà partis à la recherche du temps perdu.

Le marketing émotionnel, pourquoi ?

Les produits de grande consommation, c’est un fait, ont intrinsèquement des difficultés à se différencier. Il s’agit pour une multinationale comme Néstlé, avec sa marque Néscafé, de rentrer dans la vie des gens, en se constituant agent émotionnel. L’objectif est de faire la démonstration de leur compréhension du client, qui doit pouvoir, si l’on va jusqu’au bout du raisonnement, associer naturellement le produit / la marque à telle ou telle valeur.  Plus pragmatiquement, il est simplement question d’associer un stimulus positif à un produit/marque. 

De manière tout à fait empirique, nous pouvons mettre en équation les mécanismes de génération d’émotion utile à la vente :

Emotion utile à la vente = [Ecart (stimulus négatif initial & Stimulus positif final)] x Réalisme x Possibilité d’identification du spectateur , réassurance du spectateur en tant qu’individu appartenant à un ensemble social.

   

Finalement Nescafé nous dit ce que l’on sait déjà, et ça nous rassure. Et il l’assimile à son produit. Vu le mécanisme mental employé, on serait presque en mesure de parler d’abus de faiblesse sur l’humanité (en extrapolant beaucoup beaucoup).

Peut être qu’il est déjà question de marketing émotionnel, finalement.
Mais aujourd’hui, il est encore entendable de considérer que ce concept ne se matérialise que dans la variable communication. 

C’est en cela que le marqueur d’une publicité réussie, c’est peut être plus simplement sa capacité à générer la phrase suivante  « Tu as vu la pub de XXX ? ». 

 La personne émettant cette phrase cherchant alors à se rassurer dans son « intelligence émotive », en sollicitant une réaction similaire de la part de son interlocuteur. 

L’émotion passe beaucoup par la communication, qu’il s’agisse de marketing ou de relations humaines, et quoiqu’on en dise, le marketing, c’est aussi de la sociologie.

Bourdieu nous parlait de capitaux propres à des groupes sociaux, on pourrait imaginer un capital commun à tous les groupes : le capital émotionnel.

Bon, allez, je vous laisse, il faut que je rejoigne mes amis pour leur parler de quelque chose.

20Juil 2017
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Il fait beau sortez vos chips !

C’est l’été, fait chaud et on en profite pour sortir se balader et faire des pique-niques. À Lyon le parc de la Tête d’Or est un bel endroit pour faire cela. En y faisant un tour le weekend dernier j’ai remarqué que beaucoup de gens pique-niquaient. Et j’ai constaté que la chips représente un élément incontournable pour un pique-nique, ces dernières années on a vu apparaitre de plus en plus de saveurs, il existe même des chips de carotte ou de betterave !

Aux premiers abords la chips semble être un produit simple à fabriquer et à distribuer, mais c’est loin d’être le cas. En effet, il s’agit là d’un marché complexe régi par certains facteurs étonnants comme la météo.

Avant la mise en place dans les rayons des paquets de chips il faut savoir que ces derniers sont la résultante d’une longue élaboration. En premier les professionnels du secteur comme Vico, Lays ou encore Brets réfléchissent à des recettes et les élaborent. Une recette de chips peut prendre 6 mois d’élaboration, ce qui représente un coût important pour les industriels, environ 20 000 €. Les recettes sont élaborées pour apporter de la nouveauté au consommateur, c’est ainsi que l’on a vu arriver dans les rayons des chips au poulet, au kebab, etc. Il faut savoir que ces gouts sont uniquement créés à partir de produits chimiques. La recette doit également conserver une couleur attractive pour le consommateur, les fabricants évitent les chips de couleur foncée.

Une fois la recette élaborée les industriels font appels à des sociétés marketing pour réaliser une étude consommateur (focus group) auprès de mères de famille car ce sont elles qui sont décisionnaire dans l’achat des chips. Cette étude permet de connaître le ressenti, les impressions esthétiques et gustatives que le packaging ou la chip en elle même peuvent avoir sur le consommateur. Cela représente un coût d’environ 10 000 €, mais s’avère essentiel pour éviter des accidents commerciaux.

Les usines spécialisées sont capables de produire des quantités de chips importantes en très peu de temps, mais cette production doit-être maitrisée afin de s’adapter à la demande des distributeurs et de ne pas être amené à avoir trop de stock. Il faudrait dans l’idéal prévoir la demande et donc prévoir les ventes. Et cela les industriels en sont capables grâce à la météo. En effet, la météo est un facteur étroitement lié aux ventes de chips. Les professionnels font appel à des sociétés spécialisées dans les prévisions météorologiques. Ce sont ces dernières qui les informent au pourcentage près les ventes de chaque variété de chips grâce à une base de données complexe. Il faut savoir qu’une mauvaise météo peut amener une entreprise à stopper sa production pendant plusieurs semaines !

24Août 2016
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LE STREET MARKETING

Vous avez certainement déjà vue, en pleine rue ou dans un lieu public, une pub utilisant des effets d’optique ou se servant de l’environnement pour créer un jeu visuel qui fait sourire. Ce moyen de communication s’appelle le « street marketing », et il se trouve qu’il est de plus en plus utilisé.

 

Le street marketing c’est quoi ?

Il s’agit d’une technique marketing utilisée par les entreprises afin de promouvoir leur marque, un de leur produit ou un de leur service. Le street marketing se sert des rues et lieux publics pour créer une atmosphère attirant le regard, on parle donc ici d’un moyen de communication percutant. Le street marketing utilise très souvent l’évènementiel ou différentes formes assez originales d’affichages afin d’impacter au mieux sa cible.

 

La force du street marketing

Il pioche sa force dans le fait qu’il soit facile à mémoriser, entrainant sa forte influence sur le comportement des consommateurs. Il est donc très adapté au lancement d’un produit. Lorsqu’il est d’une grande originalité et qu’il est utilisé dans un événement important, il peut aller jusqu’à faire le buzz. Il est donc important pour les sociétés de comprendre son enjeu car il peut devenir une réelle force de frappe pour elles,.

 

La faiblesse du street marketing

Sa grande faiblesse est le fait qu’on ne peut pas mesurer ses résultats. C’est à dire qu’il est très difficile de savoir en détail les répercussions d’une campagne de street marketing. Bien qu’on puisse inciter les passants à laisser leur coordonnées, souvent cela reste insuffisant.

 

Quelques exemples de street marketing :

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17Août 2016
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START UP WEEK END LYON MEDTECH

Du 3 au 5 juin dernier s’est déroulé le start up week end à Lyon, vous ne connaissez pas ? Le start-up week end est un événement pendant lequel toute personne peut venir faire partie d’une équipe afin de se lancer dans l’entrepreneuriat. À chaque édition du start up week end un nouveau thème est choisi pour réunir les entrepreneurs. La dernière édition portait sur « medtech » qui représente l’ensemble des solutions utilisant les technologies logicielles ou matérielles qui interviennent dans la prévention, la prise en charge ou le suivi des patients.Que vous soyez juriste, manager, médecin, étudiant ou bien un as du marketing cela n’a aucune importance vous pouvez vous retrouver avec des personnes au profil complémentaire au votre. En effet, les équipes sont pluridisciplinaires ce qui permet d’avoir des compétences diverses et variées.

COMMENT ÇA FONCTIONNE ?

L’événement d’une durée de 54h sur 3 jours, est composé de 100 participants, 10 organisateurs, 10 coachs, 7 jurys et 1 communauté. Des apporteurs de projet présentent leur idée (pitch) pendant 1 minute tandis que d’autres participants viennent les écouter et choisir le projet qui les intéresse le plus. Une fois les équipes constituées les idées peuvent fuser. Pour ce qui est de la nourriture, des start up en food viennent approvisionner les participants tout au long du week end : encore un moment d’échange à apprécier.

Nous avons interrogé Marion Mohan, ancienne étudiante en master de marketing vente à l’IAE de Bourg-en-Bresse/Lyon 3 qui a participé au Start Up Week End Lyon medtech :

 

Peux tu nous expliquer comment a débuté l’événement ?

« Il a débuté le vendredi soir, à l’ECAM, sur les hauteurs de Fourvière, offrant une vue magnifique. Chacun avait  l’occasion de « pitcher » une idée relative à la medtech. Cette fois ci, 20 pitchs sont ressortis. »

 

Une fois les pitchs ressortis, comment cela fonctionnait pour ceux n’ayant pas proposé d’idée ?

« Certains pitch n’ont pas eu franc succès comme le mien par exemple. Je me suis donc greffé, comme d’autres participants, à l’idée qui m’a le plus marqué. »

À savoir que si vous n’aviez aucune idée de ce qui vous attendait, le 1er juin était organisée une réunion durant laquelle des professionnels de santé traitaient de problématiques en lien avec le domaine du médical, ce qui permettait de se mettre dans le contexte.

« L’objectif était donc le même pour tout le monde : travailler une idée de start up dans le domaine du médical et mettre son énergie et sa créativité au service de la santé. »

 

Y avait-il un certain suivi ou étiez vous livrés à vous même ??

« Oui il y avait un suivi. Toujours le vendredi soir, chaque groupe s’est retrouvé accompagné d’un professionnel et devait trouver une problématique. Pour ma part, le professionnel était un psy et son rôle était chef de projet. Il devait cadrer le travail normalement car c’est lui qui connait le secteur. Il nous a exposé le marché, la situation, le problème, les choses existantes, les freins… À partir de là, gros brainstorming pour sortir une problématique. »

 

Et samedi, c’est reparti ?

« Oui, samedi matin à 7h30 on a pris le petit déjeuner avec notre équipe avant de reprendre, d’avancer ET RECULER aussi… Le but étant de pitcher le dimanche en fin de journée, devant un jury de professionnels, ton idée. »

 

Une fois le week end terminé, qu’advient-il du projet ? 

« Si le projet fait partie des 3 premiers tu as des aides financières et d’accompagnements pour le développer. »

 

Quel retour peux-tu nous faire sur cet événement ? Des points positifs/négatifs à faire remonter ?

« En positif : TOUT. L’ambiance, le stress, l’inconnu, le challenge, aimer se surpasser, se marrer, rencontrer des gens EXTRAS de tout horizon, faire fonctionner ton hémisphère droit du cerveau !! Bref, c’est une expérience magique. En négatif : RIEN. Si ce n’est que c’est un peu juste pour sortir la problématique le vendredi sachant que tu ne connais ni l’équipe, ni le secteur. Nous, on a changé tout notre projet et la problématique le samedi à 15 h !! Mais c’est le jeu aussi. »

 

Le start up week end est donc un événement offrant des opportunités à qui que ce soit, tant qu’il veut se lancer dans l’entrepreneuriat, dans une bonne ambiance autant euphorique que productive. Un week end chargé mais agréable.

Pour participer à la prochaine édition vous pouvez vous inscrire directement sur le site internet : https://startupweekend.org

Sources :

https://wuha.io/startup-weekend-lyon-medtech/

https://www.maddyness.com/evenement/startup-weekend-lyon-medtech/

http://www.pulsalys.fr/startup-weekend-medtech-une-premiere-en-france/

http://www.up.co/communities/france/lyon/startup-weekend/8424

MARKET-On Agence marketing & Agence communication

10Août 2016
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MOBIBAM, VOTRE MEUBLE SUR-MESURE

Mobibam est une start-up française fondée en 2015 par un certain Paul Normier, accompagné d’une agence de design et d’un industriel. Il s’agit d’une entreprise vous permettant de concevoir votre meuble de rangement sur-mesure directement en ligne depuis votre ordinateur ou votre tablette. Surprenant, n’est ce pas ?

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, revenons en à ce fameux fondateur. Paul Normier a poursuivit ses études à l’ESSEC business school (Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales), grande école de commerce basée en France et à Singapour. Il a alors travaillé pendant quelques années au sein d’une PMI française produisant des meubles. C’est alors qu’il eut l’idée de Mobibam, émergent de son souhait de rendre le meuble sur-mesure plus accessible. Il s’est associé avec un menuisier venant tout juste d’investir dans une chaine de production de ce type. L’incubateur ESSEC Ventures l’a par la suite accompagné dans son projet. Pour le mener à bien, il a appliqué le digital manufacturing, qui répondait à l’ensemble de ses besoins.

Le projet de Paul Normier est représenté en 5 points :

1) La prise de pouvoir du consommateur

Mobibam offre la possibilité de concevoir son propre meuble via un configurateur 3D intégré au site internet. On parle ici d’avoir la possibilité de choisir les dimensions de son meuble, ses aménagements intérieurs ainsi que ses couleurs.

2) Un rangement fonctionnel et toujours design

Les contraintes liées à la qualité, la production et la livraison de meuble sont intégrées dans le configurateur. De plus, Mobibam accompagne l’utilisateur dans la réalisation de son meuble.

3) Rapidité de livraison

Les meubles proposés par la jeune entreprise sont fabriqués chez un partenaire en Bourgogne, les délais moyens sont de 2 semaines contre 12 pour la concurrence.

4) La démocratisation du sur-mesure à des prix abordables

Chez Mobibam tout est automatisé et digitalisé : la conception, les échanges de données, la production et la livraison. De plus, il n’y a plus d’intermédiaires entre la production et le client final. Pour faire simple, il n’y a aucune intervention humaine dans le processus.

La start-up comporte une chaine « made in France » qui permet de baisser les coûts structurels, ce qui a une répercussion sur les prix de vente : 70% inférieur à la concurrence sur le marché du meuble sur-mesure.

105) Made in France et restructuration de la filière bois

Aujourd’hui, la filière du bois français est issue de nos forêts avant d’être envoyée en Asie pour enfin être transformée et revenir en France en tant que produit fini. Mobibam, au contraire, mise sur la production en France et utilise uniquement des panneaux de particules mélaminés fabriqués à partir d’essences de bois européens.

 

Mobibam vous permet donc de concevoir le meuble de rangement de vos rêves, livré en seulement quelques semaines, tout cela en quelques clics. Pratique non ?

 

Paul Normier souhaite accélérer les ventes, autant en BtoB qu’en BtoC, c’est selon lui l’étape la plus importante à surmonter à l’heure actuelle. Pour cela Mobibam a récemment accueillit son premier commercial. De plus, dans un souci de facilité et d’accessibilité la start-up souhaiterait développer une solution qui permettrait de monter les meubles sans outils, comme un jeu de construction.

Bref, une fois de plus une start-up française se montre être innovante autant dans sa stratégie marketing que dans son concept prometteur. Après tout, une plateforme e-commerce pour meubles… On regrette presque de ne pas y avoir pensé plus tôt.

Le site internet : http://mobibam.com

 

Sources :

http://www.ddays.net/exposants/2016-mobibam

https://www.mobibam.com/supports/dp.pdf

http://www.jaimelesstartups.fr/mobibam-meuble-sur-mesure/

http://www.consommerstartup.com/#!Mobibam-et-bam-tu-ranges-tout-/ilx8q/578f7b090cf27c010359f436

 

 

3Août 2016
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DIGITALISATION DES POINTS DE VENTE

Depuis l’apparition d’internet, une nouvelle manière de consommer a émergé : l’achat en ligne. Rapide, efficace, pas besoin de se déplacer, le paiement en ligne se trouve être une opération que l’on réalise désormais au quotidien, ou presque. Toutefois, ceci a donné naissance à une guerre entre points de vente physiques et paiement online via le digital. Pour remédier à ce phénomène, on entend de plus en plus parler de « digitalisation des points de vente ».

 

La digitalisation du point de vente représente la mise en place, au sein même d’un point de vente physique, de matériel digital qui soit attractif pour le client. Le but étant ainsi d’accroître l’efficacité commerciale et l’expérience client. L’utilisation des bornes tactiles dans un centre commercial ou bien dans un magasin est une représentation (parmi bien d’autres) de la digitalisation du point de vente. Par exemple, Go Sport a installé des bornes « e-shop » dans 40 de ses points de vente. Ils souhaitent apporter l’offre on-line vers le off-line.
Mazda France (constructeur automobile japonais) avait mis en place il y a deux ans des tables tactiles à disposition des clients, leur permettant d’accéder à internet ou encore de configurer les véhicules.

 

La mesure du comportement du consommateur dans l’espace de vente est un élément essentiel dans la mise en place de la digitalisation du point de vente. En effet, pour obtenir le maximum d’informations il est important de bien observer le consommateur. Pour se faire, l’installation de capteurs et de caméras est nécessaire pour pouvoir compter les entrées et sorties au sein du point de vente, le temps passé en moyenne par les consommateurs dans le magasin, etc…

 

Le but de la digitalisation des points de vente est en fait d’accroître l’expérience client et l’efficacité commerciale mais aussi d’améliorer la connaissance client. Cette digitalisation permet de créer une base de données exploitables des informations que l’on obtient au sujet du client. Permettant ainsi d’approfondir son approche marketing, voir de la revisiter. L’objectif, ici, est de proposer quelque chose d’attractif pour le client afin qu’une relation de confiance s’instaure entre lui et le vendeur, ce qui permet alors de lui soutirer des informations qu’il n’aurait pas forcément donné au premier abord. Au delà de la collecte de données, cela permet de créer une relation sur le long terme avec ce dernier et non pas uniquement pour un instant. On créer une relation durable, qui permettra par la suite de proposer quelque chose qui intéresse le client, au bon moment : ce qui l’incitera à revenir encore et encore.

 

Pour réaliser ces objectifs, il faut avoir une approche contrôlée afin de ne pas agacer le client. Les méthodes les plus couramment utilisées sont la proposition d’une carte de fidélité, le remplissage d’un court formulaire, la réponse à une enquête ou bien entendu l’utilisation des réseaux sociaux. Après la mise en place de moyens très simple pour animer le point de vente, il est important d’obtenir une certaine affinité avec le potentiel acheteur. On peut par exemple l’inciter à jouer via les appareils digitaux afin de l’attirer. Par la suite, on le remercie de sa participation, on instaure un climat agréable qui rendra le client plus enclin à donner des informations. Une fois celles-ci récoltées, on peut avoir une approche marketing totalement renouvelée. En effet, la connaissance du profil du client va permettre de le cibler/cerner avec bien plus de précisions, de détails. La prochaine étape consiste alors à l’inciter à revenir au point de vente. Pour se faire on personnalise une offre adaptée au profil du client. Par exemple, on peut envoyer un mail comportant des réductions sur un ou des produit(s), qui sera rédigé différemment s’il s’agit d’un homme, d’une femme ou encore d’un étudiant et suivant bien d’autres critères encore.

 

Les difficultés rencontrées avec la digitalisation du point de vente sont premièrement le fait qu’il soit particulièrement compliqué de mesurer les investissements (qui partent parfois en fumer) nécessaires à sa mise en place.

 

La deuxième difficulté est de ne pas agacer le client. En effet, celui-ci est certainement déjà beaucoup sollicité que ce soit dans sa vie professionnelle ou au quotidien. Il n’a pas forcément envie de l’être une fois de plus. Il est donc important comme dit précédemment, de contrôler son approche et de ne pas s’imposer.

Enfin, il est difficile de savoir quels outils seraient réellement attractifs pour le client.

La guerre entre le digital et le matériel dans la façon de consommer est donc peut être bientôt révolue. Nous nous orientons de plus en plus vers la digitalisation des points de vente physiques, ce qui permettra certainement de trouver un équilibre entre le digital et le matériel, offrant alors la possibilité d’approfondir sa stratégie marketing.

Sources :

https://siecledigital.fr/2016/07/19/digitalisation-point-de-vente-france/

http://www.tourhebdo.com/actualites/detail/92780/parcours-client-comment-reussir-la-digitalisation-du-point-de-vente.html

http://www.definitions-marketing.com/definition/digitalisation-du-point-de-vente/

http://www.usine-digitale.fr/article/10-recettes-pour-digitaliser-son-point-de-vente-par-des-pros-de-la-distribution.N379394

https://www.wavestone-advisors.com/fr/terrains-dexcellence/#strategie-digitale-si

http://catherinebarba.com/fr/actu/la-digitalisation-des-points-de-vente-commence

http://www.lsa-conso.fr/10-conseils-de-pros-du-retail-pour-digitaliser-son-point-de-vente,231765

http://www.olivierdauvers.fr/2015/12/02/digitalisation-des-points-de-vente-2-nouveaux-exemples/

https://www.youtube.com/watch?v=0mz9IVJ86m8

Sans titre

28Juin 2016
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MaPetiteEtagere : Innovation dans la mode pour enfants

Plus besoin de se casser la tête à aller acheter des vêtements en magasin pour vos enfants tous les deux mois, MaPetiteEtagere débarque bientôt pour vous proposer un abonnement sans engagement vous permettant à vous et à votre enfant de trouver votre bonheur en seulement quelques clics.

Mais avant de plonger dans le vif du sujet, n’oublions pas de préciser d’où vient ce concept :

Sophie Benichou, fondatrice de MaPetiteEtagere, est une jeune femme pleine d’ambition. Fille de chef d’entreprise elle n’a pas eu peur de se lancer, à seulement 25 ans, dans l’entrepreneuriat. C’est à la Toulouse Business School qu’elle a mené des études en marketing et communication BtoC, et elle n’a pas tardé à mettre à l’œuvre l’expérience qu’elle y a acquise. L’idée de son projet est née en 2015 du fait de sa passion pour le monde de l’enfance. Pour elle « un vêtement pour enfant n’est utile que quelques mois, un « beau » vêtement pour enfant l’est tout autant ». Ainsi est née MaPetite Etagere, start-up Lyonnaise aux objectifs bien précis : nous faire profiter de beaux vêtements pour enfants, le temps qu’il faut, au bon moment.

Afin de mener à bien ce projet, Sophie a intégré en 2015 Rhône-Alpes Pionnières, l’incubateur au féminin sur Lyon et sa région. Elle a alors été accompagnée par des experts et été formée à la création d’entreprise. Sophie n’a pas tardé à faire parler d’elle puisqu’elle a été Lauréate des Women Start-Up Days, organisé par Orange. De plus, elle est accompagnée depuis Mars par la MEDEF Lyon-Rhône qui lui a remis le prix « porteur de projet de l’année » : son projet à la stratégie marketing innovante est donc plus que prometteur.

 

MapetiteEtagere c’est quoi ?

Il s’agit d’une plateforme E-commerce sur laquelle vous aurez la possibilité de vous créer une box de vêtements pour enfants, dans laquelle vous pourrez placer jusqu’à 5 articles. Vous recevrez la box en point relais, la livraison est gratuite de même que les retours d’articles. Vos enfants auront alors la possibilité de profiter de ces vêtements pendant deux mois, avant de les échanger contre une nouvelle box. Ainsi vous pourrez faire face à la croissance de votre enfant en échangeant tous les deux mois vos anciens articles contre de nouveaux. La rubrique « concept » du site internet l’explique d’ailleurs très bien en seulement 3 mots : CHOISISSEZ, PROFITEZ, ECHANGEZ.

Ces box échangeables seront en accord avec les saisons, afin de satisfaire les clients à n’importe quel moment de l’année.

 

Comment ça marche ?

Très simplement. Vous aurez la possibilité de vous abonner à une formule de 4,6 ou 12 mois vous permettant d’avoir accès aux articles du site internet pendant la période choisie. Nous n’avons toutefois, pour le moment, aucune information au sujet des prix de ces formules.

 

D’où viennent ces vêtements ?

Pour le moment, Sophie veut privilégier les créateurs Lyonnais mais son objectif à moyen/long terme est de faire appel à d’autres créateurs sur le territoire national. En effet Sophie veut faire de MaPetiteEtagere un « véritable tremplin pour eux ».

A l’heure actuelle MaPetiteEtagere a l’intention de proposer des vêtements pour enfants âgés de 3 mois à 4 ans, mais le projet pourrait éventuellement s’étendre à de l’habillement pour femmes enceintes. Toutefois il ne s’agit, pour l’instant, que d’une idée et la start-up n’en a pas la vocation à court terme.

En tout cas il faudra attendre Janvier 2017 (voir plus) pour assister au lancement de la « commercialisation test » des vêtements qui se fera à Lyon. On a hâte de voir ce que cela va donner !

 

MaPetiteEtagere nous rappelle que la créativité à la Française est loin d’être épuisée et qu’on a encore plus d’un tour dans notre sac.

 

Le site internet : http://www.mapetiteetagere.fr

Sources :

http://lejournaldeleco.fr/ma-petite-etagere-a-lyon-la-start-up-dediee-a-la-mode-pour-enfants/

http://www.soetli.fr/interview-dentrepreneurs-sophie-benichou-de-petite-etagere/

22Juin 2016
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Formes et couleurs : éléments clés du marketing

Saviez vous que les formes, les couleurs et leurs associations ont un impact significatif sur la représentation consciente et inconsciente de l’humain ?

Au delà de la critique dont est capable le commun des mortels, nous représentons en réalité une cible ou pas pour chacun des centaines de logos que notre œil visualise tous les jours. Cette pseudoscience est maîtrisée par finalement peu de sociétés de communication : en effet, le savoir-faire nécessaire combine sociologie, culture et surtout connaissances et savoir-faire du domaine artistique et des tendances.

Gare au cabinet de communication qui vend ses outils techniques ou sa qualité de service en terme de réactivité face à vos volontés de changement. La communication graphique doit vous être conseillée par des experts et n’est pas une histoire de goût et de couleurs. Bien entendu il est difficile de ne pas donner son avis sur les couleurs de sa propre communication, mais ne vous y méprenez pas : un grand nombre de marques cherchant le prestige communiquent en noir et argent sur leur logo et publicité. Est-ce un hasard? Certainement pas : L’inconscient y perçoit l’image du luxe.

logo marques de luxelogo-marques

Comme souvent, plus la connaissance de la société de communication est étendue d’un point de vue technique mais aussi et surtout culturelle et artistique, plus l’impact de votre logo et de votre communication sera important sur la cible que vous aurez définit.

Avant toute esquisse, tout cabinet de conseil en communication est donc sensé analyser votre cible et votre politique Marketing. A bon entendeur…

 

17Juin 2016
MARKET-On Agence marketing & Agence communication
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VANS et NINTENDO un partenariat en faveur des « geeks »

Oui oui, vous avez bien compris. VANS s’allie à Nintendo afin de vous proposer une nouvelle collection de chaussures/vêtements sur lesquelles sont soigneusement imprimés vos personnages de jeux vidéo préférés.

Vous trouvez ça surprenant ? Pas si surprenant que ça en réalité… Le marché des jeux vidéo se trouve être en pleine croissance depuis 2014 grâce à la vente des nouvelles consoles 8ème génération principalement (CA de plus de 2,7 milliard d’euros). De plus, les années à venir vont être riches en innovations technologiques, surtout dans l’industrie du jeux vidéo avec l’arrivée du fameux Playstation VR ou encore l’arrivée de la mystérieuse console Nintendo : la NX. Sans compter le fait que de nos jours toutes les tranches d’âges sont touchées par le secteur des jeux vidéo.

En tout cas, VANS est certainement très bien informé sur le sujet car ceci ressemble tout bonnement à une stratégie marketing qui viserait à attirer vers la marque un nouveau type de clientèle : ceux qu’on nomme communément sous le nom de « geeks ».

Ainsi les modèles de chaussures Sk8-Hi et Old Skool sont désormais disponibles avec des imprimés de Mario, ou Donkey kong. Mais ce n’est pas tout, on a aussi le droit à des casquettes ou des t-shirts aux imprimés « game over ! ».

Pour ce qui est de Nintendo, comme dit précédemment ils préparent l’arrivée de leur nouvelle console, la NX. On voit difficilement quel meilleur coup de marketing ils auraient pu faire plutôt que d’imprimer sur une marque aussi populaire que VANS, les motifs et personnages de leurs jeux vidéo les plus célèbres. Il s’agit sans nul doute d’une promotion qui aura un impact plus que positif sur leurs futures ventes.

Un crossbranding entre deux marques de renommé, de secteurs totalement différents, qui sera certainement autant bénéfique à l’une qu’à l’autre.

Pour ceux qui se trouvent dans le coin de Lyon, vous pouvez retrouver la collection en quantité limitée dans le magasin VANS qui s’y trouve.
L’adresse exacte : 2 Rue d’Oran, 69001 Lyon

Quelques photos de cette nouvelle collection :

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Sources :

http://www.afjv.com/news/5638_l-essentiel-du-jeu-video-3e-trimestre-2015.htm

http://www.afjv.com/news/5277_l-essentiel-du-jeu-video-2015-marche-consommation-usages.htm

http://www.konbini.com/fr/tendances-2/vans-geeks-nostalgiques-nintendo-collection/

 

3Fév 2016
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Hollister et sa fausse histoire… On vous l’avait bien dit !

Ce n’est pas un cas d’école très récent, mais il reste néanmoins très explicite quand il s’agit de parler de « storytelling », terme qu’on entend à toutes les sauces en ce moment. Cette histoire nous avait déjà agacé à l’époque (l’article original date de 2011, remis au goût du jour), on a donc décidé d’en remettre une petite couche.

David Abercrombie et Ezra Fitch ont fondé en 1892, dans l’Ohio, une marque de vêtements siglée de leurs deux patronymes. Aujourd’hui, la société commercialise quatre marque de prêt à porter : Abercrombie & Fitch, Hollister, Ruehl No.925 et Gilly Hicks. Le groupe Abercrombie & Fitch en 2013, c’est 4,11 milliards de dollars de Chiffre d’Affaires pour 3,58 milliards en 2008 et près de 1000 magasins.

Ce qui nous intéresse ici est la marque Hollister appartenant au groupe qui reprend les thèmes sportswear du surf en Californie du Sud avancés par Abercrombie and Fitch mais pour une cible plus jeune. Dans une enquête de notoriété des marques de prêt à porter menée par la US Bancorp Piper Jaffray, les résultats ont révélé que les adolescents et jeunes adultes (de 13 à 27 ans) aux USA, ont classé Hollister comme marque la plus « cool » de 2007 à 2011 . Hollister Co. a ouvert sa première boutique en 2007, en Juillet à Columbus, Ohio. Comment un tel succès de notoriété est-il possible en un temps aussi record?

Pour Abercrombie & Fitch, toutes les marques sous son aile doivent avoir une histoire à raconter. En ce qui concerne Hollister, l’histoire (fausse) est celle d’un personnage nommée JM Hollister qui aurait fondé une boutique de marchand en Californie du Sud en 1922. En seulement 3 années, la marque Hollister a dépassé les recettes de sa marque mère de vente. Obligeant Abercrombie et Fitch à se repositionner sur des vêtements plus haut de gamme utilisant des matériaux de meilleure qualité (!) et de conception plus sophistiquée que les vêtements Hollister.

Au delà de la stratégie de marque très simple sur le produit (logo de grande taille sur les vêtements, sigle, et date fictive d’établissement) correspondant au positionnement vintage de la marque, Hollister a créé un environnement de communication et de distribution ahurissant sur le lieu de vente.

Tout d’abord, en insistant sur les valeurs de la marque via le décor : vintage, cool, surf, soleil, une féérie qui démarre dans la rue, une devanture représentant un surf-shop du début du siècle dernier, à l’intérieur des photos aux tons sépia et des vêtements disséminés ça et là, comme posé à la va-vite dans une chambre, lorsque l’on se change pour aller à la plage…

Ensuite, Hollister recrée son univers via les ventes additionnelles d’articles de toilette et de soins du corps : déodorants, gloss et baumes pour les lèvres et des lotions pour le corps et le visage, etc.

Enfin, les inscriptions sur les vêtements reprennent simplement, pour la plupart d’entre eux, le nom d’une plage mythique du Sud de la Californie. Simple mais efficace.

Les clients cibles de Hollister sont les adolescents et les jeunes adultes, c’est pourquoi le prix des produits reste abordable.

Comme nous l’écrivions en 2011 : « Le storytelling n’est pas l’apanage des communications web ou pub et est parfois synonyme de belle réussite commerciale sur le lieu de vente. Mais attention, dans ce cas comme dans tout storytelling, pas de fausses notes sans quoi l’investissement peut s’en trouver ruiné. »

Au regard de l’évolution de l’image de la marque, cette affirmation résonne particulièrement bien aujourd’hui en 2016 en ce qui concerne Hollister.

En effet, après les différents scandales apparus ces dernières années, nous nous sommes aperçu que la promesse d’un monde « cool » semblait tourner au vinaigre. L’affaire des vendeurs recrutés sur leur physique en est l’exemple le plus parlant. Mon collègue Yann, en a personnellement fait les frais en 2010, de façon amusante. Alors étudiant à Lyon 3, il avait été approché par une femme à la sortie de l’université qui lui proposait de participer à un « casting » pour Hollister. Ne connaissant pas la marque, il s’est rendu au rendez-vous « mascarade », dans les sous-sols d’un bar très connu à Lyon où se déroulaient les fameux « castings »… La suite de l’histoire est stupéfiante : des vendeurs recrutés uniquement sur leur physique à qui l’on pose trois questions niveau CM2. D’ailleurs on ne parle pas de vendeurs, mais de « modèles ». Modèles qui étaient d’ailleurs pendant une longue période, amenés à se balader torse nu pour exposer leurs tablettes de chocolat dans les magasins, pour le plus grand plaisir des adolescentes survoltés. Bides à bières proscrits. Finalement, devant la pression de l’opinion publique, cette aberration s’est arrêté au printemps dernier : «Nous ne tolérerons plus de discrimination fondée sur les mensurations ou la beauté, ni de discrimination à l’embauche», selon un extrait de la lettre envoyé aux chefs de magasins par Christos Angelides, le directeur d’A&F.

Il n’empêche. Des critères de recrutement discriminatoires, une pression de travail insoutenable, une musique à en faire percer les tympans, des coupes de cheveux et des tenues de travail imposés, des tailles de vêtements qui ne dépassent pas le L font partie des nombreuses dénonciations au long terme sur la période 2011-2014.

Pour autre exemple, à Lyon, la directrice était – et l’est peut-être toujours d’ailleurs – une américaine non francophone. Cela montre bien la volonté d’une telle marque, de ne chercher aucunement à s’adapter aux pays dans lesquels la marque s’implante : hormis le fait d’entendre de la bouche des « modèles » le fameux adage « Hey, what’s up ? Welcome to the pier ! », il peut s’avérer complexe de parler avec une supérieure hiérarchique quand on ne parle pas la même langue. Quel importance, puisque l’objectif de la marque est de faire – ou plutôt d’avoir cru faire – rêver tout le monde ?

Voici pourquoi le storytelling est à considérer aussi sérieusement dans sa sincérité. Il s’agit de se décrire comme on est, comme notre entreprise fonctionne, ce que sont nos valeurs. Dans un monde où notre image numérique compte tout autant que la réalité, il est délicat et dangereux de vendre du rêve, alors que les valeurs et le mode de management sont tout autre. On peut se contenter de la réalité.

18Jan 2016
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Auvergne Rhône-Alpes, une région qui pèse

Depuis quelques jours, la région Rhône-Alpes n’est plus. Tristesse. Je pense à tous ces arbres qu’il va falloir découper pour refaire 3 pages de livres de géographie ! Nous sommes désormais la région « Auvergne Rhône Alpes », ce qui ne constitue pas un changement existentiel. La seule remarque que j’aurai à faire, vu le séisme que ça a créé en France, c’est que les responsables de ce changement auraient au moins pu raccourcir les noms ! Nous aurions pu habiter dans la région Rhôvergne par exemple. Pensez à nos voisins frontaliers, qui vont vivre dans la région « Poitou Charentes Aquitaine Limousin ».

Au-delà de ce débat existentiel, je trouve ce changement plutôt intéressant car nous pourrons maintenant nous targuer d’être la première région industrielle de France, avec ses 490 000 emplois industriels. Notre région représente, en effet, 1,2% de l’emploi industriel en Europe et 1,4% de cette valeur ajoutée.

Mais quels sont ces secteurs d’activités qui nous portent, des landes du plateau de l’Aubrac jusqu’à la Plastics Vallée (je vous donne un premier indice) ? On en compte 8 principaux :

  • Fabrication de produits métalliques ;
  • Industrie du caoutchouc et des plastiques ;
  • Fabrication de produits électriques et électroniques ;
  • Fabrication de machines et équipements ;
  • Industrie chimique ;
  • Industrie textile reconvertie dans les tissus techniques et de luxe ;
  • Industrie pharmaceutique ;
  • Industrie aéronautique.

Pour les chiffres et la localisation de ces points névralgiques de la région Auvergne Rhône Alpes, c’est par ici.

Pour la vision commerciale et marketing, c’est la bonne page. Parce qu’après, que faire de ces chiffres ? On se pavane, on se cramponne à ce titre de région industrielle tant qu’on peut et un beau jour on (re)subit une désindustrialisation massive ? La leçon a été retenue il y a quelques années et que l’on ne refera pas les mêmes erreurs.

J’ai même l’impression que la tendance s’inverse, car mes collègues et moi-même avons rencontré des gens qui avaient même du mal à recruter du personnel qualifiées dans leurs branches ! Quel reproche principal nous ont témoigné ces boîtes en recherche d’embauche ? Des formations qui ne collent pas au terrain, axées sur un point principal alors qu’ils ont besoin de personnes qui ont de multiples compétences. Par exemple : un apprenti va être formé à l’électronique, à la mécanique, à l’automatisme, mais un fabricant de machines spéciales va rechercher quelqu’un qui est certes spécialisé, mais qui peut tout de même répondre à l’ensemble de ces tâches.

Je ne veux pas rentrer dans un débat de comptoir politico-plaintif, mais c’est peut-être l’axe majeur sur lequel notre région pourrait s’orienter afin de montrer notre plus-value face à des concurrents industriels qui excellent, comme l’Allemagne. Je suis convaincu que nous sommes dans une région dotée d’un potentiel énorme. La preuve en est des récents investissements qui ont été effectués par diverses entreprises. Il y a par exemple Patheon France, fabricant et conditionneur de produits pharmaceutiques, a investi 5 millions d’euros et projettent de créer 40 emplois à Bourgoin-Jallieu. Baud Industries, spécialisé dans le décolletage et l’usinage de précision qui va investir 15 millions d’euros sur deux ans pour développer une technologie innovante qui réunit machine de production et machine de contrôle.

Certes, tout n’est pas rose en France. Mais je suis allé voir chez le voisin, et j’ai fait une découverte hallucinante : l’herbe n’y est pas plus verte. Il y a des avantages qu’on n’a pas, mais il y en a aussi que l’on a et que lui n’a pas !

24Nov 2015
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Dis moi ton taf, je te dirai comment t’es glamour

Je voulais évoquer le décalage flagrant qu’on peut constater entre le marketing BtoB et BtoC : le marketing BtoB, ou marketing interentreprises, c’est au mieux le marketing perçu comme lourd, et au pire, c’est du marketing inexistant puisque de toute façon, c’est une discipline qui ne sert à rien car un bon produit industriel se vend – soi-disant – tout seul… Et le marketing BtoC, c’est le marketing glamour, celui où l’équipe s’enfile des rails de cocaïne en guise de bol de céréales et joue à Clash of Clans toute la journée.

Je voulais arriver à trouver un contre-exemple type de cette différenciation pour en finir avec cette idée que le marketing BtoB est une discipline ingrate.

J’ai donc décidé de trouver un site internet à jour, avec de belles photos, avec du contenu de qualité. Pour ne pas me faciliter la tâche, j’ai pris plusieurs paramètres en compte pour contrer plusieurs objections :

  • L’entreprise ne devait pas être l’un de nos clients pour éviter d’entendre « d’accord, les mecs s’auto congratulent en prenant l’un de leurs clients comme exemple »
  • L’entreprise devait se trouver à Lyon pour stopper les « moi aussi je peux trouver pleins de contre-exemples comme ça ! »
  • L’entreprise devait être en français dès l’arrivée sur le site, pour qu’il ait avant tout une vocation nationale
  • J’ai poussé les spécificités au maximum : secteurs d’activité > industrie, sous-traitance industrielle, matériel et équipements industriels > équipements industriels > équipement électronique > robotique, automatisme, automatisation
  • L’entreprise devait être indépendante, c’est-à-dire ne pas être une filiale d’un groupe pour ne pas entendre « Certes, mais ça c’est une filiale de tel grosse multinationale, le marketing n’est pas gérée en interne »

Voilà ma source.

J’ai donc choisi l’entreprise Technalp, une entreprise qui réalise le câblage de cartes électroniques et leur intégration dans des sous-ensembles ou des produits électroniques finis. Là, ça donne moins envie que de vendre un pot de Nutella, n’est-ce pas ? Ou du moins, de prime abord.

Car si on se rend sur le site internet de l’entreprise, on peut voir un site internet vraiment attractif. Aujourd’hui, le site internet, c’est la carte de visite de l’entreprise. Dès lors qu’un client entend parler de vous, s’il est un tant soit peu intéressé, il ira visiter votre site. Et pour cela, la loi des 7 secondes s’applique : en 7 secondes, votre prospect aura un avis sur vous.

Dans le cas de Technalp, Les photos sont bien retravaillées, elles permettent de mettre en valeur la valeur ajoutée industrielle de l’entreprise. Le contenu est clair, il a la capacité à vulgariser un langage technique pour toute personne qui ne s’y connaîtrait pas dans le câblage et l’intégration de cartes électroniques.

Un beau contre-exemple de marketing industriel !

21Août 2015
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Marketing, orgueil et préjugés

Le marketing ! Qu’ai-je pu entendre comme différentes définitions à ce propos. Tout le monde a son avis dessus, même ceux qui n’ont pas l’air de savoir vraiment de quoi ils parlent – à vrai dire, surtout ceux qui n’ont pas l’air de savoir vraiment de quoi ils parlent.
A l’image de la politique ou de l’économie, le marketing est l’arme ultime pour faire taire la personne avec qui l’on débat. Comme tout le monde en parle, vous ne voulez pas passer pour l’idiot qui ne comprend pas ce qu’est un mécanisme de désinflation compétitive – en économie – ou le virus qui touche l’ensemble de la population française à 6 mois des législatives de vouloir parler de politique. Alors personnellement, j’attends avec impatience le jour où ce sera à la mode de parler de physique quantique, où là nous serons à peu près tous à égalité : c’est comme les toilettes turques, c’est l’art de faire quelque chose en s’appuyant sur rien.

Référons-nous à la chaîne de valeur de Porter pour essayer de clarifier la situation – ou pas :

Chaîne valeur POorter Yann Jeandroz MARKET-ON

Le département Marketing et Ventes se trouve dans le même sac, alors que ce sont deux activités qui sont généralement bien distinctes dans le monde de l’entreprise (à tort d’ailleurs) ! Selon une étude menée par Forrester Research, seuls 8% des entreprises déclarent avoir un bon alignement marketing et vente… Le marketing opérationnel (opérations du quotidien) tend tout de même de plus en plus à se rapprocher de la vente, ce qui s’allie à un rapprochement de leurs objectifs communs.
La vente, comme son nom l’indique, consiste à vendre. Le marketing ? C’est ce terme bâtard, fourre-tout, l’espèce de roue de secours qui nous vient en aide quand on est à cours d’explication. Et évidemment, le marketing est devenu l’égal de la physique quantique. A tort ! Ce texte est donc un étendard pour aller à l’encontre de toute la désinformation que j’ai pu entendre à ce propos, du collègue passionné de sciences exactes ayant choisi l’audit comptable et vous regardant tel un chien battu « Ah, t’as choisi un master en marketing du coup… ? » à ceux qui veulent se conforter dans leur idée « tu vois, j’ai pas choisi le marketing parce que je me dis que ça, je pourrais l’apprendre sur le tas ».

Stop ! La définition du Mercator, bible du Mercator, est très claire : « Le marketing est l’ensemble des moyens dont disposent les entreprises en vue de créer, conserver et développer leurs marchés ou leur clientèle :
–        Utilisation de techniques (merchandising)
–        Finalité : la conquête des marchés (pas de vocation commerciale exclusivement) ».

Les objectifs de cette discipline sont clairement fixés :
–        Attirer le client, l’intermédiaire, celui qui n’est pas encore client (le prospect). Un client cherche parmi les produits et services offerts celui qui va lui procurer un maximum de valeur.
–        Fidéliser le nouveau client. Un client nouveau va couter cher, il génère un cout d’acquisition. Un nouveau client coute 11 fois plus cher que de fidéliser.
–        Rentabiliser les clients : satisfaction au service de la rentabilité.

Dans cet univers où la concurrence fait rage, où 49% des nouvelles entreprises mettent la clé sous la porte dans les cinq années suivant leur création, il est capital d’être meilleur que nos concurrents dans ce que nous faisons, et il est d’autant plus important de le montrer à ses clients pour pouvoir vendre.

Cet article me paraissait important, alors que je débute dans une agence marketing et communication dénommé Market-On, où nous ciblons les entreprises qui sont excellentes techniquement, mais qui ont des lacunes – de temps ou de connaissances – en la matière. Cela couvre l’industrie, l’artisanat, les services ou encore le commerce – oui, le commerce !  Des entreprises d’automobiles ou de fabricants de malaxeurs volumétriques aux radios et boulangerie en passant par des boutiques de vêtements à des cabinets de formation, notre clientèle est très large et nous avons un taux de satisfaction client qui nous donne envie de continuer. Tout simplement.

Yann.

30Juil 2015
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La CMA de l’Ain vous parle de notre travail!

MARKET-ON travaille depuis plusieurs années en partenariat avec le programme Atout Commercial de la chambre des métiers de l’Ain. Nous accompagnons des entreprises dans leur développement commercial et les conseillons sur les choix opportuns en fonction de leurs situations. Sylvain DUVAl a été interviewé par le magazine Entreprise & Métiers, que nous remercions pour ce coup de projecteur.

Cliquez ici pour lire l’article et comprendre notre travail.

11Juin 2015
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MARKET-ON Coup de Coeur de l’Economie 2015 CGPME 01, merci!

C’est avec émotion et une certaine fierté que MARKET-ON reçoit le trophée « Coup de Coeur de l’Economie 2015 » dans la catégorie entreprise de services. Cet événement organisé par VOX Rhône-Alpes et la CGPME Rhône-Alpes consacre chaque année les entreprises qui se démarquent par leurs valeurs, systèmes de management ou capacité à innover.

Lors de la soirée organisée à Bourg-en-Bresse Jeudi 4 Juin, nous avons pris le temps d’exprimer avec recul ce qui nous semblait être la formule entrepreneuriale de MARKET-ON, basée sur l’analyse systémique de nos clients, l’investissement dans des moyens techniques pertinents et un modèle social voulu sur l’échange et le respect des compétences.

Nous tenons à remercier tout particulièrement nos clients, partenaires et fournisseurs pour ce prix qui marque une étape dans le développement économique et humain de notre société.

Retrouvez les photos de la soirée sur la page Facebook de MARKET-ON : http://www.facebook.com/marketonsylvainduval

 

 

Présentation des coups de coeur Rhône-Alpes sur TLM : http://www.dailymotion.com/video/x2586t9_les-coups-de-coeur-de-l-economie-01-09-14

11Juin 2015
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Quand le marketing fait le bonbon : Oasis première marque française sur les médias sociaux

Quel phénomène bizarre que celui de manger des icônes de la communication… Vous pensez que le rédacteur débloque? Et pourtant non : Il y a quelques mois vous avez eu apparaître au rayon bonbons de votre supermarché préféré, ainsi qu’au guichet de certaines stations essence qui offraient le sachet pour un plein de carburant, les nouveaux bonbons Haribo Oasis. Juste une histoire de cross-branding ou chacun trouve un intérêt? Bien plus que ça pour ceux qui n’ont pas suivi…

Petite rétrospective : Le groupe Orangina-Schweppes, a décidé fin 2011 de booster ses campagnes de publicité pour le produit Oasis, attaqué de toutes parts par des marques concurrentes aux stratégies qualitatives ou ciblées. L’agence de communication Marcel du groupe Publicis est chargée de ce délicat contrat.
Le résultat est stupéfiant : quelques années plus tard, personne ne semble surpris de se retrouver à sucer des bonbons en forme de fruits rendus débiles pour les causes de la publicité! Alors que s’est-il passé?
L’agence Marcel a tout simplement mis en place une stratégie de storytelling de toute beauté.
Au départ, début 2012, l’on voit apparaître des personnages-fruits délirants aux caractères empreints de crétinerie à mourir de rire. Rapidement, on s’habitue à leur retour et même on veut en savoir plus… Dès lors, l’agence de communication met en place une stratégie multicanale géniale : vidéos Youtube, compte Facebook, annonces sur Le Bon Coin, jeux vidéos, websérie!… et dernièrement bonbons Haribo à l’effigie des nouveaux héros.
Aujourd’hui, Oasis est tout simplement la marque française la plus présente sur les médias sociaux : 3 300 000 followers sur Facebook, 100 000 abonnés sur Youtube, plus de 50 000 gamers… des chiffres tout simplement ahurissants pour une marque de softdrink. Un coup de maître.

Article sur Stratégies.fr :
http://www.strategies.fr/actualites/marques/235656W/oasis-emmenage-sur-leboncoin-fr.html

Le teaser de la nouvelle campagne L’effet Papayon Oasis de l’agence Marcel :
https://vimeo.com/107457906

Campagne Cross-média Oasis agence Marcel MARKET-ON

11Avr 2015
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Le « professionnel » comme gage de qualité

Quand on est professionnel, a-t-on besoin de le préciser? Il semblerait que oui, tant les dénominations « pro » sont utilisées par les marques pour convaincre le consommateur final de l’efficacité de leur produit…
C’est un procédé Marketing habituel mais qui prend parfois une tournure amusante quand le décalage entre le mot « pro » et l’utilité finale du produit devient flagrant.
Pour n’en citer qu’un (sans le citer), que penser d’une marque de colle pour appareil dentaire qui se targue du superlatif « pro » sur ses produits? Si l’on prend le recul de l’utilisateur objectif, on est sensé comprendre que le produit utilisé est un produit professionnel… Quel est le professionnel dont le métier est de coller des appareils dentaires? Même si cela doit arriver au dentiste, on peut raisonnablement douter de la véracité de l’origine « professionnelle » de la dite colle.
On s’aperçoit en réalité que deux procédés Marketing différents se distinguent derrière ce petit jeu du produit dit « professionnel » :
CAS N°1 : Le brouillage des pistes.
Sur certains marchés, on mélange effectivement bien les gammes professionnelles et les gammes pour particuliers. La faute à qui? A la demande certainement… C’est le cas sur le marché de l’outillage sur lequel les marques jouent du Marketing pour cibler professionnels et particuliers distinctement. Cependant, une certaine frange du marché des particuliers souhaitent investir dans du matériel plus robuste, et peut être aussi, soignant mieux l’égo de son utilisateur occasionnel… Toujours est-il qu’il est désormais un argument commercial certain sur ce marché que d’afficher le terme « professionnel » et que de proposer une entrée de cette gamme accessible à la bourse des particuliers.
CAS N°2 : Le stratagème Marketing.
En quoi l’utilisation du terme « professionnel » engage-t-il légalement une marque? Réponse : en rien… En clair, et le consommateur le sait, s’il on vous vend un produit dit « professionnel », rien n’empêche la marque de mentir allègrement et d’en faire un simple argument marchand. Dans certain cas, comme celui cité précédemment du dentiste, l’usage du mot peut presque faire sourire, dans certains autres, comme sur le marché de la cosmétique, il vous sera impossible de juger objectivement si le produit que vous avez en main à effectivement servi à coiffer ou maquiller les stars hollywoodiennes, mise à part votre perception inconsciente du prix. Mais là c’est une autre histoire!

11Avr 2015
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Le Retail Intelligence : Mettez des chiffres sur la performance de votre point de vente


Voilà encore une bonne nouvelle : vous n’avez plus d’excuses pour ignorer la réalité de la fréquentation de votre point de vente et le retour sur investissement de vos campagnes Marketing ! Fini les « on a eu pas mal de monde », les « aujourd’hui personne n’achète! » ou encore les « la promo marche bien… ». Comme on le sait, et sans incriminer le personnel de vente dont ce n’est pas le métier, il s’agit de prendre des décisions autour de chiffres tangibles.

Alvaro Angulo, Directeur Général de T-Cuento, société spécialisée dans le Retail Intelligence, exprime, à travers une maxime percutante, cette réalité de management stratégique d’entreprise : « Ce qui ne se mesure pas, ne s’améliore pas ».

Certains penseront qu’il s’agit de démagogie, mais il est une certitude que la gestion stratégique d’entreprise nécessite désormais l’utilisation d’indicateurs précis et actualisés extrêmement fréquemment, d’autant plus dans le secteur de la distribution grand public.

En ce qui concerne la gestion de points de vente, il existe désormais des solutions techniques qui permettent, d’une part, de répondre de manière intéressante à ce besoin de précision des indicateurs mais également à la nécessité d’accès en temps réel à cette information à partir de n’importe quel endroit ou se prend une décision.

Euréka ! Le Retail Intelligence est né : Des capteurs intégrés dans les points de vente décomptent le trafic piéton dans la rue, la fréquentation du magasin, la durée de la visite,… Autant d’informations qui, lorsqu’elles sont consolidées sur la journée, la semaine ou le mois, permettent d’enrichir considérablement la connaissance de l’entreprise sur les besoins réels en personnel de vente, opérations Marketing ou encore organisation du point de vente.

La transmission des données vers les sites de prise de décision est un point important dans la mise en place de ce type de solution. La société T-Cuento, acteur majeur de fourniture de solution de Retail Intelligence, propose un système d’envoi des données intéressant car il répond à la notion de multiples points d’accès à l’information via internet. En effet, l’espace client hébergé par T-Cuento avec accès via une interface simple, rend l’information stratégique disponible depuis n’importe quel équipement capable d’afficher une page web.

Lorsqu’un système possède la capacité de fournir une information, au départ complexe, de façon synthétique et accessible, on est en droit de penser que l’on est effectivement en présence d’un outil d’aide à la décision. Les solutions techniques de Retail Intelligence devraient se démocratiser à moyen terme comme une solution pertinente de gestion opérationnelle et stratégique des réseaux de points de vente, même de moyenne taille.

La définition du Retail Intelligence : http://fr.wikipedia.org/wiki/Retail_intelligence

Le site internet de T-Cuento : http://www.t-cuento.com/

11Avr 2015
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Productivité des managers : la question en suspens

Confronté à un certain nombre de questions posées sur le sujet, notamment par des étudiants, il m’est apparu comme opportun et nécessaire de méditer sur la question suivante : « qu’est-ce qu’un bon manager…? ». Comme l’aurait précisé, à juste titre, mon bon professeur de sciences physiques lorsque j’étais en seconde, « Tout est question de référentiel d’observation!… » en la matière.

Il est évident que lorsque l’on s’adresse à des étudiants en devenir ou lorsque l’on pose la question à un chef d’entreprise en mal de stabiliser son équipe, la réponse sur le sujet diverge. Alors quel serait le critère sur lequel l’on pourrait mettre tout le monde d’accord? Existe-t-il un moyen de définir des échelles de mesure de la performance du manager et des thèmes récurrents?

Bien mal m’a pris de lancer le débat…, En effet, les critères d’évaluation des managers reposent aujourd’hui essentiellement sur le type d’entreprise, sa structure hiérarchique et sa culture définissant les priorités opérationnelles, organisationnelles et managériales (au sens gestion de l’humain) selon la sensibilité de la direction de l’entreprise.

S’il est aisé de qualifier la productivité pour un employé en lien avec une tâche dénombrable en temps ou en quantité, il l’est de toute façon beaucoup moins, lorsqu’il s’agit d’optimisation des méthodes ou de capacité à gérer l’humain. Il n’empêche que les entreprises prennent de plus en plus conscience que c’est à ce niveau hiérarchique que l’augmentation de la valeur ajoutée réside encore : les salaires sont souvent plus conséquents que ceux du personnel non encadrant et les erreurs de jugement ou de conduite coutent cher !

Peter Drucker, théoricien du management et premier consultant d’entreprise dans l’histoire industrielle, faisait le constat dès 1950 que les « employés en col blanc » sont en moyenne productifs qu’à 50% du temps et que le reste non-productif du temps pourrait être attribué à 35% à une mauvaise gestion et à 15% à des lacunes personnelles. Il détaille dans son analyse, le lien indissociable qui existe entre la productivité et l’optimisation du système d’information : Communication inter-services, Non surcharge d’informations, Productivité des réunions et des autres moments de communication, Mesure de l’activité du service,… Drucker développe également la notion de données d’entrée (input) et de sortie (output) et explique l’importance des indicateurs justifiant que tout ce qui n’est pas mesurable n’est objectivement pas améliorable.

60 ans se sont écoulés et cette analyse n’aurait prise aucune ride : Rien n’est plus actuel que ces critères d’évaluations et pourtant le problème semble persister… Peut-être que finalement, comme toute tache opérationnelle, le management nécessite optimisation par la connaissance et n’est pas une simple capacité innée. C’est ce que démontre l’histoire. A bon entendeur !

L’histoire de Peter Drucker et son oeuvre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Drucker

11Avr 2015
Ciblage comportemental, Définition Marketing, Technologie du Marketing no comments

Votre mémoire vous ferait-elle défaut?


Parfois, les rencontres via les réseaux sociaux ont quelque chose d’étrange où, en tout cas, d’amusant : Avec Gaël Allain, nous sommes presque voisins géographiquement et pourtant c’est grâce au hub « Théorie & pratique du Marketing innovant » que j’anime sur Viadeo que j’ai remarqué l’approche Marketing particulièrement innovante qu’il développe, à travers sa société Mémoire et Marketing.
Ayant souhaité l’interviewer pour découvrir ce personnage au profil professionnel singulier, nous nous sommes retrouvés un jour particulièrement pluvieux pour discuter Marketing mais pas seulement…
Ce que Gaël nous explique avec sa collègue, à travers la vidéo Youtube ci-dessus et qu’il est venu me décrire, nécessite en effet toute l’attention d’un néophyte en systèmes cognitifs que je suis!…
Gaël Allain possède, en effet, un diplôme doctoral sur le sujet et c’est sur ce savoir que repose aujourd’hui le savoir-faire Marketing unique qu’il développe.
A travers des exemples simplistes, il m’explique que la plupart des taches que nous effectuons quotidiennement repose en réalité sur des mécanismes cognitifs impliquant la mémoire : « monter les escaliers, reconnaître une forme dans l’espace, conduire un véhicule,… » Autant d’actions impossibles à réaliser sans fautes, si notre cerveau ne gardait pas en mémoire l’ensemble des sensations et expériences qui sont les nôtres lors de la première fois puis des suivantes. A tel point que l’on s’aperçoit qu’un grand nombre de nos comportements reposent sur des mécanismes inconscients que Gaël Allain explore pour décrypter les réelles perceptions des produits, logos, et autres designs qui nous entourent…
Etonnant c’est le mot, mais force est de constater que le résultat est efficace car de nombreuses enseignes internationales ne s’y sont pas trompées, notamment dans le secteur de la cosmétique et de l’automobile qui sont, pour certains, des clients récurrents de Mémoire et Marketing.
Visionnez la vidéo de Gaël Allain et de Caroline Cuny détaillant la méthodologie de Mémoire et Marketing.

11Avr 2015
Ciblage comportemental, Définition Marketing, E-marketing, Marketing B to C, Technologie du Marketing, Tendance Marketing 2 comments

Après le e-commerce, voici le m-commerce…

On ne vous présente plus l’e-commerce qui progressivement s’est imposé comme un canal de vente majeur. Est-il possible de progresser encore dans la vente dématérialisée? En tout cas, ce n’est pas tout à fait dans cet axe que le développement technologique et marketing s’opère. Tout consiste à croire que les futures innovations vont plutôt tenter de réduire le seuil virtuel/réel des canaux de distribution… Explication :

L’interview de Marc-Henri Desportes, directeur de l’innovation chez Atos Origin est intéressante à plus d’un titre. Cette SSII française qui embauche plus de 4500 personnes est depuis longtemps spécialisée dans la gestion des structures informatiques, l’intégration de systèmes et le conseil, mais aussi, depuis peu, dans les services transactionnels. Vous pourrez découvrir le visage de cette société dynamique dans la vidéo ci-dessus, mais ce qui nous intéresse aujourd’hui est le dernier métier stratégique que vient d’intégrer Atos Origin et la raison de ce choix.

Services transactionnels? Kezako? Tout simplement les services informatiques, très souvent sécurisés, qui gèrent les achats et les ventes opérés par un canal virtuel et le transfert d’argent qui y est associé. Les consommateurs de ces services sont bien évidemment les boutiques en ligne, les banques mais également les institutions auprès desquels les contribuables payent leur dû… Pourquoi est-ce stratégique? Tout simplement parce que ce mode de consommation possède une marge de progression non négligeable si l’on considère le degré de connectivité des personnes…

M-commerce pour mobile commerce ! Nous y voilà. C’est la conséquence directe de l’internet portatif : la transparence des marchés n’est plus un rêve, c’est une réalité. Combien de commerçants ont été agacés par l’attitude de quelques consommateurs justifiant l’abandon de leur achat par un « c’est moins cher sur internet! ». Il s’agira à l’avenir pour les réseaux de vente physique de savoir quels sont les prix exacts opérés sur les canaux de vente physique et virtuel, car la tendance à la transparence des prix n’est pas prête de s’inverser. En effet, n’importe quel particulier équipé d’un smartphone peut désormais comparer les prix dans une boutique physique avec ceux pratiqués dans une boutique virtuelle en quelques minutes.

Mais il existe un revers de médaille. Le consommateur ainsi armé doit également comprendre qu’il possède un véritable cheval de Troie dans sa poche. Qui dit téléphone, dit position géographique localisée précisément mais également identification du porteur. Une fois couplé à votre fichier de transactions (voir l’article sur le ciblage comportemental), il est possible d’afficher dans les vitrines du magasin que vous longez, la publicité du produit qu’il vous faut…

Impressionnant? Terrifiant? A vous de juger… En tout cas, ce n’est plus un rêve du futur tel que Luc Besson l’imaginait dans « Le cinquième élément », mettant en scène un Bruce Willis, cigarette à la bouche, asséné de publicité pour arrêter de fumer, projetées sur écran vidéo en sortant de chez lui…

11Avr 2015
MARKET-On Agence marketing & Agence communication
Définition Marketing, Marketing B to C, Marketing viral 2 comments

La réalité augmentée par les clients, une idée dynamique

Le retour sur investissement d’une campagne de communication ressemble souvent à un jeu de hasard. C’est pourquoi le blog Market-on tente de recenser les techniques qui permettent de mesurer l’impact d’image et d’accroissement de l’attractivité d’une marque, car c’est bien de cette dernière notion dont il faut se soucier.

Si pour beaucoup de société, le but réside toujours dans le « se faire connaître », d’autres ont compris que cette notion ne suffit plus dans un environnement saturé par les messages… Une marque doit communiquer sur les valeurs de sa cible clients et surtout proposer des actions qui « prouvent » que ces valeurs ne sont pas un simple apparat de façade.

Facile à dire, mais pas si facile à mettre en oeuvre! Fini l’impact réel des belles promesses à la fin des publicités télévisées, même l’affiliation d’une star en temps qu’icône médiatique à votre marque n’est pas forcément une garantie de retour sur investissement.

Le secret réside dans l’interaction et l’acceptation de l’avis du consommateur sur votre marque. Le principe est simple : insérer dans votre campagne de publicité des opérations impliquant la créativité de clients et prospects de façon dynamique et compétitive.

L’exemple de FERM Power Tools est assez intéressant à ce titre. Cette société néerlandaise avait déjà choisit un vecteur de communication dynamique à travers le financement d’une écurie du championnat du monde des rallyes en tant que sponsor. Afin d’accroitre sa popularité, FERM vient de proposer un concours ouvert à tous pour imaginer une nouvelle décoration de la voiture du team. Le vainqueur verra ainsi courir la Ford Fiesta WRC FERM Power Tools selon son dessin pour la dernière course du championnat.

Intelligent, peu couteux, donnant une image dynamique et surtout prouvant que la marque sait écouter l’avis de ses clients et passer à l’action.

le site internet de la marque : www.ferm.com